1er dimanche de carême: le Christ mortifié, le Christ combattant .

Publié le 7 Mars 2014

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L'Evangile nous montre le Christ sous un double aspect: le Christ mortifié et le Christ combattant.

 

Nous suivons maintenant le Christ mortifié, dans le désert du renoncement, pour y jeûner quarante jours avec lui. Son jeûne sanctifie le nôtre, parce que nous jeûnons en union avec lui et participons à son propre jeûne. Cette pensée doit nous rendre le Carême plus vénérable; les membres sont unis à leur Chef.

 

Le jeûne du Christ appartient à son oeuvre rédemptrice; de même, notre jeûne de quarante jours contribue à édifier le royaume de Dieu sur la terre. C'est peut-être le temps le plus important de toute l'année. Ainsi donc, le Chef et les membres entrent dans la grande période de la pénitence.

 

Le Seigneur nous précède aussi comme combattant. Nous voyons le divin héros remporter la victoire dans trois passes d'armes. Les deux princes sont en face l'un de l'autre, le prince du monde et le prince du royaume de Dieu. Ils se mesurent dans le combat.

 

Le prince de ce monde fait avancer toute son armée: le monde avec toutes ses pompes, l'enfer, le moi avec ses désirs insatiables. Le Christ est vainqueur.

 

Le champ de bataille où nous entrons n'est pas loin de nous, il est dans notre âme; l'homme inférieur y lutte contre l'homme supérieur. Mais le Christ, qui est en nous, doit vaincre. C'est là pour nous, une force et une consolation. Nous ne sommes pas seuls au combat: le Chef et les membres combattent, le Chef et les membres doivent remporter la victoire. Ainsi l'Evangile nous mène à l'école du combat du Christ; aujourd'hui, nous ne sommes encore que des recrues; à Pâques, nous devons être des vainqueurs.

 

Notre chant de combat pendant tout le Carême:

 

    Celui qui se tient sous la protection du Très-haut,

qui habite sous la garde du Roi du ciel,

Il peut dire au Seigneur;" Tu es mon refuge

et ma forteresse, mon Dieu, en toi, je me confie.

Car c'est lui qui te délivre des filets de l'oiseleur

et de la peste funeste.

Il te couvrira de ses ailes

et, sous ses plumes tu trouveras un refuge;

Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse,

Tu n'auras à craindre ni les terreurs de la nuit,

ni la flèche qui vole pendant le jour,

ni la peste qui se glisse dans les ténèbres,

ni l'attaque du démon en plein midi.

Que mille tombent à ton côté

et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint.

Mais de tes yeux tu regarderas

et tu verras la rétribution des méchants.

Tu es mon refuge, ô Dieu;

Oui, tu as fait du Très-Haut ton refuge.

Aucun malheur ne t'atteindra,

aucun fléau n'approchera de ta tente,

Car il ordonnera pour toi à ses anges

de te garder dans toutes tes voies.

Ils te porteront dans leurs mains,

pour que tu ne heurtes pas ton pied à la pierre.

Tu marcheras sur l'aspic et le basilic

et tu fouleras aux pieds les lions et les dragons.

Puisqu'il a espéré en moi, je le délivrerai,

je le protègerai, car il honore mon nom;

Il m'invoquera et je l'exaucerai,

je serai avec lui dans la détresse.

Je le délivrerai et le glorifierai,

Je le rassasierai de longs jours

et je lui ferai voir mon salut.

 

La troupe des héros ne craint rien: elle est enveloppée des ailes de Dieu et les anges la gardent sur son chemin. Son épée est la confiance en Dieu.

Rédigé par dom pIus Parsch

Publié dans #spiritualité

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