22 ème dimanche après la Pentecôte.

Publié le 20 Octobre 2013

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"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Mt 22,21 – Mc 12,17 – Lc 20,25).

 

Jésus a dit cette phrase en réponse à une question-piège. Monté à Jérusalem, peu avant la Pâque, Jésus pressent les épreuves qui l'attendent. Ce jour-là, les pharisiens complotent avec les Hérodiens pour lui tendre un piège. Ils lui demandent : "Est-il permis, oui ou non, de payer le tribut à César ?" La question est habile :

 

 

- si Jésus prend parti pour César, il scandalise les juifs qui souhaitent le départ des Romains et la libération d'Israël. Payer l'impôt, c'est déjà collaborer…

- si Jésus prend parti pour les résistants à l'occupant romain, ce sera facile de le dénoncer aux autorités romaines.

 

Ne pas payer l'impôt à César, c'est se mettre en danger de mort. Mais Jésus déjoue leur piège :

 

- avoir sur soi un pièce d'argent qui porte une effigie romaine, ce n'est pas neutre, cela révèle des relations, cela dit la reconnaissance de César. "Rendez à César ce qui est à César…"

- et il ajoute "rendez aussi à Dieu ce qui est à Dieu".

 

Au centre du tableau de Rubens comme au centre du récit évangélique, il y a cette pièce de monnaie, ce denier de César. Jésus le touche d'un main sans mépris mais sans adoration. De l'autre main élevée vers le ciel, il rappelle la présence de Dieu et le service qu'Il attend des hommes. Sur le tableau, Jésus est le plus jeune et la lumière part de son visage. En face de lui, des têtes sombres d'hommes âgés, au crâne chauve et au visage inquiet, tendeurs de piège, se regardant l'un l'autre, commençant à percevoir qu'ils sont en train de perdre la partie. Celui qui tient le denier et le présente à Jésus a l'œil aussi noir que sa barbe et son manteau est sombre comme le mal. RUBENS peint ce tableau en 1614 à Anvers (Belgique). L'original se trouve au musée de San Francisco (USA).

 

 

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L’empereur impose des impôts au peuple de son empire. Il a des normes édictées pour garantir le devoir pour tout citoyen de s’acquitter de ses impôts. Pour la bonne marche de l’empire, il faut payer ses impôts. Certes, le respect de la loi, c’est important pour qu’un groupe social puisse vivre. Là où il n’y a pas d’état de droit, il n’y a pas de vie sociale apaisée. Pourtant, l'espérance chrétienne va au-delà de l'attente légitime d'une libération sociale et politique, car par le Christ est née une nouvelle humanité qui vient de Dieu. Raison pour laquelle, Jésus élève le débat. A la question des pharisiens, Jésus ne se justifie pas comme un responsable politique, Lui, il est l’envoyé du Père. Il est celui qui est venu nous révéler que le seul bonheur du Père, c’est que nous devenions ses fils. Jésus, le Fils de Dieu, est celui qui nous rappelle inlassablement que l’homme n’est pleinement homme que quand il est en relation avec Dieu. Jésus lui-même qui manifeste sans cesse sa relation privilégiée avec son père se veut le frère de tous sans exception.

 

 Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il est clair tout d’abord que la phrase conjoint deux parts bien distinctes : ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu.

 

Ce qui est à César, c’est la monnaie qui porte son effigie.

 

Ce qui est à Dieu est depuis l’origine, depuis la création. La création, en effet, est le lieu où se développe parfaitement toute l’histoire de l’amour entre Dieu et l’homme. La position singulière et unique qu’occupe l’homme dans la création nous fait découvrir cette vérité essentielle : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa. Donc l’homme appartient à Dieu et non à César.

 

Et comme en chaque homme se trouve l’image de Dieu, par conséquent, même César, appartient à Dieu.

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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