25 janvier. conversion de st Paul

Publié le 23 Janvier 2014

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Ce grand évènement  n'a-t-il pas dans notre vie son pendant? Oui. Le premier jour de notre conversion fut notre baptême, ce fut l'intervention du Christ dans notre vie. Ce fut un jour de pure grâce, sans le moindre mérite de notre part. Il est vrai que nous n'en eûmes pas conscience et, dans un certains sens, c'est dommage. Quelle action puissante exerçait le baptême, dans la primitive Eglise, sur les baptisés adultes! C'était, dans le plein sens du mot, une conversion, un redressement de toute la vie. Pensons, par exemple, à Saint Augustin. Pour nous, qui sommes baptisés les premiers jours de notre enfance, nous avons souvent besoin d'une seconde conversion, qui nous fait passer d'une vie tiède ou peut-être pécheresse, en tout cas d'un christianisme inconscient à une vie chrétienne zélée et consciente, qui comporte un renouvellement de la grâce et des promesses baptismales. Ce jour devrait être consacré à la pensée reconnaissante de ces deux conversions: la conversion inconsciente et la conversion consciente.

 

Il y a encore une autre heure de Damas, dans notre vie, c'est la messe. Là le Christ vient à notre rencontre, sa grâce se rattache à la première grâce qu'il nous donna et veut achever ce qu'elle commença alors. Elle veut maintenir en nous le sentiment de la conversion, ce sentiment que nous admirons dans la vie de Saint Paul. Vingt ans, trente ans après sa conversion, il est encore ému aux larmes, quand il pense au chemin de Damas.

 

C'est là la marque d'un homme vraiment grand, quand une impression décisive ne s'affaiblit pas en lui. Car la conversion seule ne suffit pas, il faut qu'elle soit durable et l'heure de Damas de la messe nous aide à la rendre telle.

 

A chaque messe (forme extraordinaire) se produit une conversion, une transsubstantiation. J'apporte à l'autel ma misère humaine et je reçois en échange la vie divine: j'apporte du pain terrestre (à l'Offrande) et je reçois en retour le pain divin (à la communion) .

 

C'est un Saul qui vient à la messe, c'est un Paul qui s'en retourne.

 

dom pius parsch

 

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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