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Publié le 17 Février 2009








merci ....




                       
       étrange que la vie. Ils sont bizarres les chemins du Seigneur.
Il aura fallu avoir brisé son coeur, avoir été comme détruit. Puis à un moment donné on recherche son identité. Pour être aimé de quelqu'un , pour aimer quelqu'un, il faut bien savoir qui on est , ce qu'on est, par rapport à ce quelqu'un. On fouine dans le passé. Il faut dépasser l'image que projette chaque jour son miroir.. aller plus loin.
 Enfin une photo apparait. ... des rencontres inattendues, des retrouvailles inespérées. Un puzzle qui prend forme..Des visages dans l'ombre qui sommeillaient, revenaient dans les rêves, s'y installaient et nous rappelaient  de leur présence.
Ils étaient là à un moment donné, précis de notre histoire; histoire que seul Dieu connait  et dont Il en a un secret jaloux. On ne s'habille pas sur du mensonge , mais avec cette histoire pensée de toute éternité. L'histoire on ne la réinvente pas pour faire bien. Elle a été et elle est. Elle est notre propre marque de fabrique. Elle nous emportera avec elle sans le surplus qu'on lui aura rajouté, sans déguisement, sans apparât, sans tromperie; cette histoire que l'on traîne toute sa vie.

 Etrange, ... tout cela une réalité vraie. Oui étrange l'existence. Merci Yann et David. Intégrer même un petit groupe, se sentir bien chez soi, où il n'y a aucune suspition, aucune haine, rien que de la gentillesse, quand tout ne tourne pas rien qu'autour du religieux, on respire un bon coup. On ne fait que partager une passion commune, sans doute, avec des opinions différentes, un milieu différent, des convictions peut-être pas identiques aux origines variées.

 L'aspect religieux est tellement une affaire personnelle! La foi ne s'impose pas. Elle est don gratuit. Respecter l'acte libre de l'intelligence.. mon Dieu. On est loin de l'endoctrinement massif et impitoyable, loin de l'intégrisme et de ses suretés absolues, de ses opuscules, de ses satellites fanatisés et endoctrinés,

..Le respect de la liberté, de l'identité des autres. Les papes n'ont fait que dire cela à travers les différents conciles.
 Je ne m'identifie à aucun groupe, à aucune ethnie, mais à un corps, qu'est l'Eglise dont je suis membre à part entière et qui Elle est universelle. J'en avais perdu tout le sens de ce mot unique. Unique et magique, qui dépasse tant de frontières et de préjugés, et qui me dit enfin  ce que je suis. Universel . On comprend que l'on atteigne alors même le cosmos. Du même coup on réfléchit aux conséquences et à la portée de nos actes.

 Dans certains groupes marginalisés on ne peut que le perdre ce sens universel.
 La musique est un marche-pied sans doute pour le retrouver avec toutes les valeurs qui vont avec , valeurs humaines et religieuses.
En regardant Ingmar, je sentais que le mot aimer pouvait avoir une dimension universelle. je me suis demandé ce que pouvait dire ce mot. Sans cette dimension il ne pouvait avoir aucun sens. Impossible de s'imaginer que notre point commun "aimer "pouvait être arrêté par sa seule identité, sa seule personnalité. C'est bien ce mot qui me relie à lui, ce même mot qui me relie au Christ et à l'Eglise, ce même mot qui est la communion des saints.

 " la largeur, la hauteur et la profondeur .. et connaître l'amour du Christ qui défie toute connaissance."
alors oui le cri de ste Thérèse veut dire quelque.. au ciel, dans l'Eglise, je serai l'amour;

 Merci à Hermas d'avoir fait connaître le petit Placide. On est un peu dans l'émerveillement. Tout cela enfin prend tournure. Le retour sur soi n'a de valeur que s'il est positif, constructif .. alors on avance comme les petits mousses, la voile bien au vent, vers le grand port. "Tu terrasseras le lion et le dragon"... ! Au soir de la vie, seul l'amour demeure. (El. de la Trinité), l'amour est plus fort que la mort.





Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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P
Merci à vous !

avec vos propres mots et votre propre expérience, vous savez exprimer ce que connaissent d'autres au travers de la leur, sans toujours l'exprimer eux-mêmes.

L'unité, l'universalisme... Oui, il faut avoir senti se briser entre ses doigts les conceptions que l'on en avait pour en saisir enfin le sens. Bien souvent, cette unité que l'on invoque à grands cris est celle de l'uniformité, de l'univocité, celle qui est une projection de l'image de soi que l'on voudrait imposer à tous. L'unité des fanatiques, qu'on retrouve spécialement dans l'idéalisme religieux, à "droite" comme à "gauche", chez les traditionalistes comme chez les progressistes. Une unité où il n'y a pas de place pour ceux qui ne nous ressemblent pas et qui provoque des dialogues de sourds.

L'unité vraie, c'est celle qui assimile des différences comme une richesse respectable, où ces dernières s'articulent sur un principe, qui prend le pas sur tout, et en lequel on s'accorde à communier. Dans l'Eglise, c'est l'amour du Christ, qui rend généreux et bienveillant à l'égard de tous.

L'unité vraie, l'universalité vraie, c'est celle si classique qu'exprime l'analogie du Corps mystique, où chacun tient sa place et respecte celle de l'autre, où chacun occupe sa fonction en complément de celle de l'autre, pour le bien et la beauté du tout. Le Corps des doctrinaires, c'est un corps où il ne devrait y avoir que des pieds, ou que des mains, ou que des têtes identiques. C'est un monstre, que l'on nous présente comme un idéal!

En effet, la musique peut être une vraie voie pour se garder de ces illusions, ou pour en guérir.

Bonne route au Petit Placide !
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A
Quel bon texte, empli de la largeur, la hauteur et la profondeur du discernement, et baigné des grâces de compréhensions de l'amour !
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