les moines, enfin préservés..?

Publié le 28 Février 2009



Youtube commence ou continue à faire un grand tri. il est étonnant de voir qu'aussi chez les catholiques, les notions de justice et de propriété n'existent plus. L'on entend des réflexions comme la musique est à tout le monde, le grégorien est à tout le monde.
 
De fait le catholique, tradi ou non soi-disant de droite  est devenu enfin de compte communiste, la notion de propriété ayant disparu.  Chez les extrémistes, pas étonnant tous les extrêmes se rejoignent.

Il faut publier, publier, même si le père Abbé est contre et que la société Art et musique est en droit de regarder tout cela d'un mauvais oeil. A force d'abuser comme pour les arrêts maladie dans les années 1980 l'Etat réagit et met un frein aux excès. Ce n'est pas parce que les autres font le mal qu'il faut les imiter m'avait dit un moine...  Pour ou contre, un débat qui va faire du bruit. Peut-être des résolutions pendant le carême pour certains. D'autres préfèreront détourner les lois en s'installant dans d'autres pays, je trouve cela sacrément immoral.
On aime les moines en les préservant, en préservant ce qui est à eux, en préservant leur intimité.
Peux-t-on craindre une politisation de youtube? Je ne pense pas que ce soit le but dans le sens où pour le moment il s'agit de rétablir des droits de propriété jusque là bafoués. Je ne nie pas que l'on puisse s'en servir à des fins politiciennes par la suite. La chasse se poursuit partout voir Deezer; à des mp3 compressés n'est-il pas quand même plus agréables d'écouter des cds, de les avoir sous la main.
Pour le moment comme pour libera, on laisse faire parce qu'ils sont à un stade de découverte mais je pense aussi que le jour où ils auront leur notoriété, mr Prizeman fera comme tout le monde, il dira aussi son ras le bol. En achetant un CD à EMI, par exemple, on participe à tous leurs frais de concerts et de déplacements ... c'est quand même plus sympathique.

"Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu."




Philippe.
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Pour l'Isoc (Internet society France), les pouvoirs publics choisissent la mauvaise méthode pour lutter contre le piratage. L'organisation, qui œuvre en faveur du développement de la Toile et des réseaux informatiques dans le monde, estime que la loi Création et Internet est une erreur.

"Les internautes pirates vont continuer à télécharger par des méthodes techniquement différentes à l'abri des poursuites" estime l'Isoc dans son dernier communiqué. Les réseaux de partage de fichiers largement désignés par le gouvernement comme les vecteurs du piratage seront remplacés par des "méthodes techniquement différentes". Autrement dit, la mise à mort des réseaux de peer-to-peer ne sonnera pas le glas du téléchargement illégal.

L'association désigne également le manque de réflexion autour d'une offre légale de téléchargement. L'Isoc estime ainsi que le grand gagnant de la loi sera le kiosque numérique d'Apple. "Le monopole d'iTunes se renforcera", assure l'Isoc. Les producteurs indépendants imagineront quant à eux de nouveaux moyens de monétiser leur création. Ce scénario ne laisse que peu de place aux majors qui, faute d'avoir su s'adapter, disparaîtront.

Le texte qui entérine une confrontation directe entre ayants droit d'un côté et grand public et associations de l'autre, ne fera qu'attiser la colère entre deux "camps" dotés d'avis totalement opposés. Pour l'Isoc, la loi Création et Internet n'est rien d'autre qu'une "bombe à retardement".

Ce énième signal d'alarme ne devrait toutefois pas suffire à convaincre un gouvernement assuré de détenir la seule solution capable de mettre un terme au piratage illégal.

La loi Creation et Internet alimente depuis de longs mois la polémique. Le texte, qui doit être discuté le 4 mars prochain, instaure la coupure de la connexion Internet des usagers convaincus de piratages répétés.  Le texte prévoit la création d'une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), chargée d'appliquer les sanctions en dehors de toute décision juridique.

David Chorale libera.

Commentaire: (merci.)

Ces questions déroutent parce qu'elles sont nouvelles. Mais c'est vrai qu'elles suscitent d'importantes questions, à la fois sur le rôle de l'Etat, sur le champ des libertés individuelles et sur les droits de chacun. Quand on avance que l'Etat n'a rien à voir là-dedans, que le principe même de l'internet est celui de la liberté d'accès et que celle-ci ne doit pas rencontrer de bornes, il est évident que l'on fait primer des choix qui répondent à des principes libéraux. Que ces principes rencontrent spontanément la sympathie notamment de certains milieux tradis, comment s'en étonner ? Sous leurs aspects intransigeants, ils cultivent en réalité depuis de nombreuses années le culte de l'anarchie et du primat de leur autonomie sur l'autorité. Ils sont ici logiques avec eux-mêmes. Le climat de la jungle leur convient bien : c'est leur milieu naturel. Pour un catholique, en revanche, se pose en effet, nécessairement, la question du droit de propriété, qui doit être respecté, selon les lois fixées. On peut toujours trouver que ce n'est pas bien de ne pas pouvoir faire usage des choses d'autrui comme on le veut, mais dans une société civilisée, cela va assez de soi. Enfin, c'est ce qu'il me semble.

Rédigé par philippe

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G
Ces questions déroutent parce qu'elles sont nouvelles. Mais c'est vrai qu'elles suscitent d'importantes questions, à la fois sur le rôle de l'Etat, sur le champ des libertés individuelles et sur les droits de chacun.

Quand on avance que l'Etat n'a rien à voir là-dedans, que le principe même de l'internet est celui de la liberté d'accès et que celle-ci ne doit pas rencontrer de bornes, il est évident que l'on fait primer des choix qui répondent à des principes libéraux.

Que ces principes rencontrent spontanément la sympathie notamment de certains milieux tradis, comment s'en étonner ? Sous leurs aspects intransigeants, ils cultivent en réalité depuis de nombreuses années le culte de l'anarchie et du primat de leur autonomie sur l'autorité. Ils sont ici logiques avec eux-mêmes. Le climat de la jungle leur convient bien : c'est leur milieu naturel.

Pour un catholique, en revanche, se pose en effet, nécessairement, la question du droit de propriété, qui doit être respecté, selon les lois fixées. On peut toujours trouver que ce n'est pas bien de ne pas pouvoir faire usage des choses d'autrui comme on le veut, mais dans une société civilisée, cela va assez de soi.

Enfin, c'est ce qu'il me semble.
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