alleluia! alleluia, alleluia. 1984, 2009.

Publié le 16 Avril 2009




Chacun sera accueilli comme le Christ, puisque lui-même doit dire un jour : J'ai demandé l'hospitalité et vous m'avez reçu.








La prise de possession du lieu, le premier contact disent ainsi secrètement à celui qui se présente : Tu vaux infiniment mieux que ce qui hante trop communément ton cœur, tes soucis ne doivent pas te voiler la noblesse de ta vocation divine.








L'abbaye de TRIORS a été fondée en 1984 par l'abbaye Notre Dame de FONTGOMBAULT , et par cette filiation, elle fait partie de la Congrégation de Solesmes. Cette année voit la vingt cinquième année de la fondation.

C'est dire ainsi qu'elle participe à la vie bénédictine (Saint Benoît, +547 ) dans la version restaurée qu'en donna Dom Prosper GUÉRANGER au XIX°s après la Révolution.



Charles de Lionne décida de la construction du chateau de Triors durant le XVII° siècle.

Au XVIII° siècle, la famille de Lionne dut céder le domaine qui, par la suite, fut acquis par les Bourchenu, devenus par le mariage de la fille : Gratet du Bouchage.

Au lendemain de la première guerre mondiale, la branche habitant le château n'avait plus d'espoir de succession directe. L'idée germa doucement de maintenir le domaine agricole en vue d'y attirer la vie monastique. Solesmes fut sollicité en ce sens au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais c'était alors l'époque de la fondation de FONTGOMBAULT . En 1984, c'est cette fondation de Solesmes qui, mûrie rapidement, réalisa le grand projet.

C'est Mademoiselle Josepha du BOUCHAGE qui fit entrer le projet dans sa phase décisive. Avec elle, entrait en scène une personnalité hors du commun : danoise venue au château à seize ans, au cours des années 1920, afin d'apprendre le danois à la jeune fille de la maison, elle en devînt la fille adoptive, dans son ombre, et eut à diriger la suite de l'histoire du château à la mort de l'héritière en 1976. Mademoiselle Josepha est décédée en Avril 2000, témoin des premiers beaux développements du monastère.


Naissance du monastère

La première pierre de l'église fut bénite avant les travaux, le 8 Décembre 1990. Elle porte en résumé la vocation de ce lieu. Domus aurea, Maison d'or : c'était, à Rome, le nom du palais impérial du Latran, qui passa ensuite comme une devise offerte à Notre Dame quand l'empereur le légua à l'Eglise. Elle est incorporée désormais aux Litanies mariales dites de Lorette et devînt la devise de la nouvelle abbaye en raison de l'anecdote suivante : Mlle du Bouchage décida définitivement de la fondation après avoir prié près d'un ex-voto du sanctuaire dauphinois de Notre Dame de l'Osier dont l'inscription l'intriguait : Domus mea tibi (Ma maison est à Toi). Locus irreprehensibilis, ce lieu désormais participe au caractère inviolable de l'Immaculée Conception . La liturgie emploie ce mot rare dans la consécration des églises, tirées dès lors de tout usage profane. Notre Dame échappe radicalement à toute emprise du mal et du Mauvais. L'âme des fidèles doit tendre à prendre part à ce glorieux privilège.





Merci  au Très Révérend  Père Abbé, au père hôtelier & à tous les moines.
link abbaye de Triors.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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L
Merci cher Philippe pour ce beau reportage : notre famille est très attachée à Triors ; quatre de nos enfants y ont fait régulièrement des retraites ... A très bientôt,
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P

j'aime beaucoup le père Pujol,   j'aime beaucoup Triors, au moins je suis sur la même note qu'eux. no
problème....




A
c'est beau ! un peu froid peut-être... mais réchauffé par la Foi !
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