St Yves. patron de la Bretagne et des avocats.

Publié le 18 Mai 2009

 

 

    bonne fête aux bretons !

 

 

 



Bagad de Lann Bihoue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Yves, en cette année ...,
nous venons vers toi.

Ecoute les prières de tous ceux qui viennent
t'invoquer au pied de ton tombeau
ou dans ton église du Minihy.

Toi, le Père des pauvres,
prends pitié de tous les pauvres de notre temps :
les chômeurs, les sans-abri, les laissés-pour-compte, les malades,
tous ceux et celles qui, d'une manière ou d'une autre,
ont été blessés dans leur dignité
d'hommes et de femmes.

Toi, le Patron des avocats et hommes de loi,
nous te prions pour ceux qui ont
la lourde mission de rendre justice,
et nous te prions aussi pour toutes les victimes
de l'injustice sous toutes ses formes.

Toi, le Saint Prêtre de Dieu,
obtiens à notre Bretagne, autrefois si chrétienne,
les prêtres dont elle a grand besoin.

Toi, le modèle de la jeunesse étudiante,
aide nos jeunes, en particulier ceux qui sont sans repère,
à trouver un sens à leur vie, une raison d'exister.

Saint-Yves, secours de tous ceux qui t'invoquent,
entends notre prière,
et, nous t'en conjurons, sois à l'heure dernière l'avocat des Bretons.

Amen !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On dit communément que saint Yves est le patron des avocats, c'est vrai mais il n'est pas que cela : il est en fait le patron des hommes de loi et cela englobe, en plus des avocats, aussi bien les notaires, les huissiers, les avoués, que les magistrats et même tous les policiers titulaires d'un diplôme en droit.


Saint Yves appartenait à une famille noble du diocèse de Tréguier, il naquit au manoir de Kermartin en 1253. Il se distingue très vite par son intelligence et sa piété. Il part pour Paris, puis Orléans, faire ses études de droit aussi bien ecclésiastique que civil. Il n'a que vingt-sept ans quand l'évêque de Rennes le choisit comme official de son diocèse. Aujourd'hui, les officialités diocésaines et même métropolitaines n'ont plus guère de pouvoir, leur principale fonction se limitant aux cas de nullité de mariage ; elles demeurent toujours compétentes pour juger les clercs coupables de fautes graves, malheureusement certains évêques négligent ce rôle. A l'époque de saint Yves il n'en allait pas de même, le civil et le religieux s'imbriquant étroitement, les compétences d'un official étaient très étendues. Sous le prétexte de ratione peccati l'Eglise s'efforçait d'étendre ses compétences bien au-delà des seules affaires religieuses, ce qui fait qu'un official avait à juger de causes civiles aussi souvent que de causes religieuses.


Saint Yves exerça ses fonctions au moment où les pouvoirs des officialités atteignaient leur apogée. A la fin de sa vie, sous le règne de Philippe le Bel, les légistes de la cour du roi de France commençaient à étendre leur pouvoir et à restreindre les attributions des juges ecclésiastiques. L'official de Rennes devint vite célèbre par l'austérité de sa vie et son intégrité absolue, il jugeait en toute équité sans faire acception de personne. Il y avait des juges ecclésiastiques qui ne demeuraient pas insensibles aux présents qui pouvaient leur être faits, tel n'était pas le cas d'Yves de Kermartin, qu'on nommait parfois Yves Hélory en raison du nom de son père. Le bruit de ses vertus se répandit rapidement dans toute la Bretagne et l'évêque de Tréguier, Alain de Bruc, se souvint qu'il était originaire de son diocèse. Il lui confia la charge d'official de Tréguier en 1284. Ce fut seulement à ce moment qu'il fut ordonné prêtre et reçut le bénéfice de la cure de Trédrez. En 1292, il devint recteur de Louannec et entra par voie d'héritage en possession du manoir de Kermartin. Il reçut très vite le surnom d'"Avocat des pauvres", car non seulement il mettait toute sa science à les défendre, mais il leur distribuait l'intégralité de ses revenus.


Epuisé par ses austérités, il mourut en 1303 et l'Eglise ne tarda pas à en faire un modèle pour tous les gens de justice qui n'avaient pas toujours bonne presse : Advocatus et non latro, res miranda populo (avocat et point voleur, chose admirable pour le peuple).


Alors que certains pèlerinages sombrent dans l'oubli, le culte de saint Yves demeure très vivace et dépasse infiniment les limites de l'ancien diocèse de Tréguier, car il demeure un exemple irremplaçable de vertus pour tous ceux qui sont engagés au service de la justice.

 

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Yves Hélory, fêté le 19 mai, est né à Minihy-Tréguier, en Bretagne, au temps de Saint Louis (XIIIe siècle). Fils de gentilhomme, il fait de brillantes études de droit et devient juge ecclésiastique à Rennes.

Sa réputation d'intégrité lui vaut d'être nommé curé de Trédez mais il continue de plaider pour les pauvres. Il met ses biens et son manoir de Kermartin à leur disposition. Vénéré dès avant sa mort (1303), Yves de Tréguier est bien évidemment devenu le patron des avocats.

Sanctus Yvo erat Brito,
Advocatus et non latro,
Res miranda populo.

Saint Yves était Breton,
Avocat et non voleur,
Chose étonnante pour le peuple.

 

 

 


l'église de Locronan 

 

 

 

 

Quelque 7.000 pélerins ont pris part au pardon de Saint-Yves, ce matin à Tréguier. Après la messe célébrée en la cathédrale par Mgr Pierre D'Ornellas, archevêque de Rennes, la procession emmenant le "chef " de Saint-Yves a quitté la cathédrale de Tréguier, en direction de la commune voisine de Minhy-Tréguier, paroisse natale du saint. Depuis plus de sept siècles, ce pardon honore la mémoire d'Yves Héloury de Kermartin, prêtre et défenseur des pauvres, qui vécut au XIIIe siècle. Les avocats, dont Saint-Yves est le patron, participent aussi à ces célébrations.

 

 

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  QUI ETAIT SAINT YVES ? (en breton : Erwan)

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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S
merci pour cet article ! :) J'apprecie en tant que Bretonne,née dans le finistère ! :)
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