le dentifrice des moines.

Publié le 7 Juin 2009


 

 

 

À la fin du XIXe siècle les silhouettes rassurantes de moines rebondis firent vendre des apéritifs, alcools baptisés Bénédictine ou Chartreuse mais aussi, plus éphémères, des élixirs et dentifrices



En cette fin de siècle les temps sont hygiénistes. La propreté du corps et le bien-être deviennent une obsession. À côté des publicités promettant longue vie, soulagements digestifs, virilité, ou poitrines généreuses se mêlent parfois des images sereines de religieux sortis d'un autre âge.


La réclame en habit blanc d'un moine (plutôt joli garçon) supposé être Dom Maguelone, versant dans un verre un élixir rouge sang, dont la tradition serait vieille de cinq siècles, fut assez fréquente autour de 1900 dans les journaux et panneaux publicitaires. Cet élixir dentifrice aux précieuses propriétés se mua en dentifrice promettant aux élégantes bordelaises une rangée de perles blanches dans leur sourire...

 


Un sceau fantaisiste

L'abrasif à base de poudre d'os de seiche était récolté sur les plages médocaines. Certains Bordelais se souviennent peut-être, de l'immense placard publicitaire situé au-dessus de la boutique Badie au bout des allées de Tourny qui préconisait l'utilisation de ce produit fort loué par le corps médical... et des nombreuses vignettes, timbres ou buvards affichant le slogan : « Dentifrice des Bénédictins de Soulac donne des dents divines »...

 

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Rédigé par philippe

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