le repos et le st silence.

Publié le 18 Juillet 2009




Le Repos et le Saint Silence

A l'heure où le repos du Sabbah est violé, à l'heure où les Parlementaires Français, après avoir mis Dieu à la porte en 1905, se livrent à l'ultime bataille contre Dieu et son repos dominical qu'il a inventé, Jésus, lui, vient nous enseigner derechef le vrai sens du repos. Ou plutôt le sens du vrai repos.

Il est inhumain de faire travailler les gens le dimanche, comme il est inhumain de les priver de Dieu. De toute façon, c'est la même chose : lorsqu'on les prive de repos le dimanche, on les prive de Dieu.

Jésus tient compte, lui, de ses ouvriers. C'est un bon patron, qui respecte les acquis sociaux et donc le repos dominical.
Jésus fait se reposer ses disciples, car il les sait fatigués, usés par la route comme leurs souliers (sandales, chaussures, tatanes, godasses, grôles !).
Jésus tient compte de la faiblesse humaine, bien plus, il la connaît et en sait les limites.

Voilà pourquoi il « invite » au repos.

Le saint repos, naturel, équilibré, calme. Le repos « à l'écart ». Le saint repos aussi. Car le repos peut et doit être sanctifié. Jésus dit « venez un peu à l'écart, dans un lieu désert, et reposez vous un peu ». Quelle humanité ! Quelle bonté ! Jésus ne demande pas de fournir des efforts surhumains, il sait les limites de ses disciples, et pour mener à bien sa mission, il les ménage, il prend soin d'eux: en clair, il leur donne des vacances, mais de "bonnes" vacances.

Il l'avait déjà dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos »

Jésus donne le repos. C'est lui qui donne. Ce n'est pas nous qui « prenons » le repos. Dieu donne tout, et tout vient de lui : même le repos ! Et oui !
« Je vous donnerai le repos » dit Jésus Christ dans l'Evangile selon Saint Matthieu au chapitre onzième et au verset vingt-huitième.
Tout commence par « venez » : il faut aller à Jésus. Ite ad Jesum. Et comment va-t-on à Jésus. On y « go » par Marie : Ad Jesum Per Mariam... ! Il faut donc aller à Jésus par Marie. Et Marie, la Très Sainte Vierge Marie, la Bienheureuse Mère de Dieu, elle aussi nous invite au repos. Elle aussi nous repose. Dieu repose ; c'est sa vertu. Dieu calme, il apaise, il repose. Dieu vit dans un éternel repos.

Donc allons à Jésus pour nous reposer.
« Venez à moi », cela suppose un déplacement. Aller à Jésus. Allez-y. Vas-y mon gars !

Au reste, le verbe Δεῦτε est le même utilisé chez S. Matthieu comme chez Saint Marc. Il faut aller : « venez à moi », allons à Jésus. C'est une démarche, une extase, une sortie de soi. Voilà pourquoi lorsqu'on est fatigué, la tentation est forte de ne « plus rien faire » ou de stagner, de faire du surplace, de « farnienter », or, c'est là tout le problème, on ne se repose pas en étant « sans rien faire », on se repose au contraire en « allant ». Et aller où ? à Jésus. C'est clair ?
Être en repos, c'est donc aller à Jésus. Et lui, une fois qu'on y est, nous donne le repos. Car c'est lui qui donne, et pas nous qui prenons. Nous recevons le repos.

κἀγὼ ἀναπαύσω ὑμᾶς. fait dire l'évangéliste Saint Matthieu à Jésus avec une certaine bonhomie : je vous donnerai du repos, ce que saint Marc dit en d'autres termes : καὶ ἀναπαύσασθε ὀλίγον ; chez Marc c'est plutôt une invitation au repos, presqu'un ordre. Jésus voyait bien que les disciples peinaient, qu'ils avaient faim, qu'ils transpiraient. Ils n'en pouvaient plus... ! Ils marchaient tous les jours sur les routes de Palestine, sans s'arrêter de prêcher, de convertir et de faire des miracles. C'est épuisant de faire des miracles.

Donc, Jésus nous invite au repos. Au sain repos : dans le silence, loin de l'agitation du monde « à l'écart ». Dans un endroit « désert » dit Saint Marc. Et dans le désert, il y a le silence. Et dans le silence Dieu parle. Dieu se tait dans le bruit parce qu'il ne parle QUE dans le silence. Dieu efface quand il écrit, et il fait des cordes raides avec des bouts de ficelles, Dieu trace des lignes droites avec des courbes. Pendant que le « monde » et son cortège d'inepties épuisantes nous assènent une diarrhée de paroles inutiles, Dieu, lui dans sa sainte fraîcheur nous comble de son silence merveilleux, doux, souple, léger. Le silence est léger.

Jésus nous invite au silence reposant, et au repos silencieux. A son silence Divin, dans lequel il parle à l'âme silencieuse. Notre âme a été conçue dans le silence, elle naît dans le silence, et elle mourra dans le silence. Le silence de la mort, le silence du repos éternel. Le silence d'éternité. De ce repos de béatitude dont nous jouirons éternellement, là-haut, dans la « véritable Patrie ». Alleluia. Ainsi soit-il.


Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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très belle méditation, merci Monseigneur. bon et saint repos.
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