Société.

Publié le 23 Août 2009

 

 


Notre Société repose sur quelques grands principes, semences d'anarchie, tels que :

 

· Le consumérisme : Il faut en profiter maintenant et le plus

possible ! Je choisis, je me sers et je laisse tomber ! il y a du Hadopi là-dessous.. 

 

· L’individualisme : Chacun pour soi ! ça je connais...

 

· Le relativisme : Il n’y a plus de vérité ! C’est moi qui décide ! (on connait pareillement le relativisme tradi, ou moderno, on prend ce qu'il nous convient du magistère, on fait le tri, après décision de la base. Si la base dit oui, c'est bon,on reçoit l'enseignement de l'Eglise suivant ce que disent les petits papes, chefs de file.   )

 

· Le pluralisme : Il y a des vérités, je choisis ce qui me plait ! cela rejoint le relativisme..

 

· L’utilitarisme : J’ai besoin de toi je te trouve ; je n’ai plus besoin de toi je t’oublie !

(tous tombés dans le panneau à plus ou moins grande échelle..! mais il y a des pros en la matière. alors on aurait tendance à rendre pareil. Expérience de ces trois dernières années,

du vécu. On sait ce que c'est...(pas vrai Eric ! .) et le reste. Un grand mal du siècle, certains ne vivent que comme ça. Pas besoin de faire saint Cyr. En religion on sait se servir aussi des évêques quand il le faut pour la bonne cause! En Vendée, il y a du préfabriqué sur mesure !


· Le matérialisme : Avoir c’est être, le bonheur est dans la possession matérielle ; je ne crois qu’à ce que je vois !

 

· La performance : Réussir à tout prix ! ... choix sélectif des performants. !  rejet des anciens, des vieux, des aînés... le rôle du pole emploi! 


Privé de toute référence à un au-delà de la matérialité de sa vie, à quelque chose qui le dépasse, à une référence objective, il ne sait plus (et parfois il ne veut plus) faire des efforts sur lui-même qui lui permettraient d'accomplir ce qu'il est, ce pourquoi il est fait et d'atteindre ainsi sa propre perfection humaine, en s’imposant, par exemple, des renoncements qui lui permettraient d’atteindre un bien, plus grand que la seule satisfaction de son égo.

 

Se croyant être la source et la fin de sa propre existence, se pensant tout-puissant, son propre dieu, étant soi-même l’objet de ses préoccupations, il se renferme sur lui-même, évacuant de sa vie tout ce qui pourrait le remettre en question et lui ouvrir l'esprit sur le véritable sens de sa vie, sur ce qu'il est, sa nature et son identité, et ce pour quoi il est. Privé d'une référence objective à laquelle il peut se fier et grâce à laquelle il peut se corriger, il devient comme prisonnier de lui-même, de ses pulsions, de ses passions.

 

Il s’est posé comme étant le principe et la fin de sa propre existence : l’homme se veut être dieu et renie le fait qu'il reçoit sa vie d'un autre, qu'il ne se la donne pas à lui-même. Il renie son état de créature. C'est le Péché Originel, qui, comme une maladie héréditaire de l'âme, s'est transmis à toute l'humanité ! Tout part de l’homme et tout y retourne. L’éthique devient relative à ce que l’homme définit en fonction de lui-même : L’homme est la mesure de toute chose ! disait Protagoras.

 

Toutes les valeurs humaines qu’il avait reçues de ses pères sont remises en question, souvent rejetées pour être remplacées par des « valeurs » qui ne sont en fait rien d’autres que des règles de conduites pour satisfaire son égo, au mépris du bien commun, évidemment, et de la Vérité ! La notion même de vérité est rejetée au profit d’une notion plus subjective, égoïste et pragmatique... tout est remis en question !

 

L'amour même est fragilisé et, bien souvent, il est synonyme d'accaparement, de possession : j'aime l'autre pour moi, pour ce qu'il m'apporte, mais il n'y a plus de don de soi : j'aime l'autre pour lui-même. Nous trouvons là une des raisons principales pour laquelle tant de couples se séparent, tant d'enfants se retrouvent malgré eux ballotés chez l'un puis chez l'autre, sans plus d'environnement stable, de repères, de valeurs, d'éducation, engendrant ainsi beaucoup de solitude, de rancunes, de violences, de suicides, de dépressions,...

 

Chaque fois que la liberté, voulant s'émanciper de toute tradition et de toute autorité, se ferme elle-même aux évidences premières d'une vérité objective et commune, fondement de la vie personnelle et sociale, la personne finit par prendre pour unique et indiscutable critère de ses propres choix, non plus la vérité sur le bien et le mal, mais seulement son opinion subjective et changeante ou même ses intérêts égoïstes et ses caprices...

Avec cette conception de la liberté, la vie en société est profondément altérée. Si l'accomplissement du "Moi" est compris en termes d'autonomie absolue, on arrive inévitablement à la négation de l'autre, ressenti comme un ennemi dont il faut se défendre. La société devient  un ensemble d'individus placés les uns à coté des autres, mais sans liens réciproques : chacun veut s'affirmer indépendamment de l'autre, ou plutôt veut faire prévaloir ses propres intérêts... Ainsi disparaît toute référence à des valeurs communes et à une vérité absolue pour tous.

(Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n° 20)


L'homme n'est alors considéré qu'en fonction de son utilité, de ce qu'il peut rapporter, produire,... Et s'il ne m'intéresse plus, alors je peux m'en débarrasser !!

 

Noyé dans ce relativisme, moral, philosophique et spirituel, sans plus aucun autre repère que soi-même, l’homme d’Occident assume une existence sans but bien défini, ne sachant pas d’où il vient, qui il est, ce qu’il est et ce pourquoi il est. Il vit dans une sorte de brouillard existentiel qui ne lui permet plus d’avoir une claire vision de lui-même, des autres et de son environnement.

 

Enfermé dans ces ténèbres, l’homme d’aujourd’hui se contente de plaisirs éphémères qui ne comblent pas son profond désir de béatitude et noie sa mélancolie dans des compensations destructrices comme, l’alcool, la drogue, l’imagination (la mythomanie, les rêves,... encouragés par la télévision), la débauche, le tabac... Plus que jamais, il se ment à lui-même et aux autres. On accumule les plaisirs mais on n'atteint pas le bonheur !

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 


 

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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