la Femme et le dragon.

Publié le 6 Octobre 2009





N.D du Très saint Rosaire, priez pour nous.



"Un grand signe apparut dans le ciel."


... un autre signe parut dans le ciel: c'était un Dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes: sur ses têtes sept diadèmes, et sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel. Et elle les jeta à terre. Puis le Dragon se posta en face de la Femme qui allait enfanter, pour dévorer son enfant sitôt mis au monde. Et elle enfenta un fils, un fils mâle, qui doit régir toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut emporté auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a ménagé une retraite pour qu'on l'y nourrisse durant cent soixante jours..."  (Apoc. 12.2.6)

Spectacle grandiose, spectacle mystérieux! Quel en est le sens général, et de quelle Femme s'agit-il?

La Femme c'est l'Eglise, l'Eglise en un sens large, celle de l'Ancien Testament et celle du Nouveau, celle de la terre et celle du Ciel, la Cité de Dieu qui, sous des modalités diverses, existe depuis les origines et qui n'aura pas plus de fin que le règne du Christ.

L'Eglise est revêtue de gloire, et par sa grâce, elle est invincible. Et pourtant ce n'est pas sans souffrances qu'elle enfante les saints, et elle est en butte aux persécutions du Dragon, chef des esprits mauvais qui a fait crucifier le Christ personnel Jésus, et qui pousse à l'apostasie le Christ mystique, c'est-à-dire les fidèles.

L'Eglise est à la fois en péril et en sécurité, et ce mélange de sécurité et de péril durera pour elle jusqu'à ce que le Christ, élevé au jour de l'Ascension jusqu'au trône de Dieu, revienne pour juger les vivants et les morts. D'ici là, l'Eglise est nourrie, dans son séjour terrestrer, de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Spectacle terrible en même temps que glorieux que celui du développement historique de l'Eglise, vision de paix cependant que celle de cette Epouse invincible du Christ vainqueur, dont elle partage la béatitude et la splendeur. Le démon hurle et frappe horriblement à moins que, pour mieux travailler, il ne se transforme en ange de lumière ou tout simplement se fasse oublier.

Il fait parmi les hommes des ravages, mais sa haine et sa rage laissent intacte la Sainte Eglise notre Mère dans sa beauté, dans sa sainteté, dans sa fécondité, et nul ne peut ravir à cette Mère les élus que Dieu a constitués ses enfants.

.. En face du démon se dresse Marie dans toute la glorieuse puissance de son Assomption, Marie, Mère de l'Eglise, Marie victorieuse des hérésies et gardienne de la foi, Marie rempart de la chrétienté, la Vierge de Lépante, la Vierge du Rosaire, Marie pleine de tendresse pour ses fils,


TRP dom Roy
Notre Dame de Fontgombault.



Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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