9ème dimanche après la Pentecôte

Publié le 9 Août 2014

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Jésus pleure sur Jérusalem

 

 

 

Leçon effrayante donnée aux âmes que Dieu prévient de ses faveurs de choix, et qu’il convie à une intimité plus grande !

Malheur à elles si, dans leur nonchalance et leur lâcheté, elles négligent de correspondre à la grâce, ou, comme les villes des bords du lac de Galilée, se contentent de l’honneur, sans chercher à produire des fruits de sainteté en rapport avec la grandeur et la fréquence des dons célestes !

 

dom Guéranger.

 

Leçon VIII

 

On indique pour quelle faute elle a subi la peine de sa ruine: c’est «parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu étais visitée». Le Créateur de toutes choses avait, en effet, daigné la visiter par le mystère de son Incarnation. Mais elle ne s’est guère souciée ni de sa crainte ni de son amour. La prophétie y fait aussi allusion quand elle interpelle les oiseaux du ciel pour réprimander le cœur humain: «Même la cigogne, dans le ciel, connaît sa saison. La tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps de leur migration. Et mon peuple ne connaît pas le droit du Seigneur» (Jr 8, 7).

 

Leçon IX


Mais oui! Le Rédempteur pleure la ruine de cette cité infidèle alors que cette cité même ne se doute en rien de ce qui va se passer. C’est bien à elle que le Seigneur dit en pleurant: «Si tu avais pu reconnaître, toi aussi» – sous-entendu: tu pleurerais. Mais parce que tu ignores ce qui t’attend tu jouis. Et c’est pourquoi il ajoute: «En ce jour qui était le tien, ce qui t’apportait la paix». Car en son jour où elle se livrait aux désirs charnels et ne se souciait guère des malheurs à venir, elle avait ce qui pouvait lui apporter la paix.

 

 

 

"Ma maison sera appelée la maison de la prière." ( S. Luc XIX, 46)

 

 

La prière n'est pas un devoir particulier qui regarde seulement ceux qui veulent être plus parfaits, ou qui ont la science, ou qui disposent de plus de temps, ou qui se trouvent dans certaines circonstances plus pénibles de la vie: la prière est le devoir de tous; le pauvre n'en est pas plus dispensé que le riche, le simple chrétien que le prêtre et le religieux, l'homme dans l'abondance que celui qui est dans la nécessité. Chacun doit prier, quoique tous ne prient pas de la même manière. Un chrétien ne fait les oeuvres de la foi que par la prière; c'est ce qui a fait dire d'elle, avec raison, qu'elle est semblable à une mère par sa fécondité, car c'est elle qui enfante toutes les bonnes oeuvres.

 

La prière est une élévation de notre esprit et de notre coeur vers Dieu, de quelque manière qu'elle soit faite. C'est une demande que nous faisons à Dieu des choses que nous désirons obtenir de lui, et qui sont convenables à sa grandeur et à notre condition. C'est un langage par lequel nous lui faisons connaître nos besoins et nos nécessités. C'est comme dit saint Jean Chrysostome, un colloque avec Dieu.

 

La prière est non seulement une demande que nous adressons au ciel, mais encore un acte de religion, parce qu'elle contient en soi un témoignage de l'excellence de Dieu, et qu'elle suppose en nous la connaissance de la puissance et de la libéralité du Créateur.Le saint roi David l'appelle le sacifice des lèvres propre à honorer Dieu.

 

La prière, cet acte si important de la religion, a pour fondement dans notre coeur la foi, l'espérance et la charité. On prie parce que l'on croit, on prie parce que l'on espère, on prie parce que l'on aime ou que l'on désire vivement d'aimer.

 

La foi est comme la racine de la prière, c'est-à-dire que l'on ne peut prier sans la foi, comme on ne peut avoir la foi sans sentir le besoin de prier. Il n'est pas de racine vivace qui ne pousse sa tige; il n'est pas, non plus, de foi vivante et agissante dans le coeur qui ne produise la prière.

 

En effet, qu'opère la foi en nous?


Elle nous fait sortir des illusions du monde, elle nous dégage des erreurs dans lesquelles nos sens ne nous entraînent que trop souvent; elle soulève ce voile obscur qui cache à nos yeux la vraie lumière; elle nous place en face de la seule et unique vérité; et, pour cela, il faut bien qu'elle nous élève un peu au-dessus du monde. C'est d'ailleurs, le propre de la foi de nous élever dans une région supérieure; et là que voyons-nous?  que nous découvre-t-elle? tout ce qu'il y a de plus émouvant pour l'âme: le ciel ouvert sur nos têtes, des richesses et des trésors immenses à gagner, une couronne et un trône qui nous sont préparés, la multitude des saints de tout âge, de tout sexe et de toute condition qui ont vécu avant nous sur la terre, qui ont été exposés aux mêmes dangers que nous, et que le Seigneur a admis à la participation de sa gloire.

 

Mais, en même temps que la foi excite en nous une noble avidité pour les biens du ciel, notre expérience du passé nous révèle, hélas! notre impuissance et le fond de notre misère; nous abaissons tristement nos regards sur nous-mêmes, et il ne nous est pas difficile alors, à moins que nous ne soyons plongés dans l'aveuglement, de nous dissimuler nos malheureux penchants, les plaies que le péché nous a faites, les chutes et les imperfe ctions qui signalent tous les jours de notre pèlerinage sur la terre, et nous n'avons pas de peine à nous humilier. Notre pensée et notre coeur se portent instinctivement vers le ciel où est notre secours, où est notre appui, où est notre force. Nous gémissons, nous soupirons, nous élevons notre voix du fond de notre abîme, et nous disons comme le Prophète: De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi orationem meam.


Notre supplique monte vers le ciel avec nos cris, et est déposée au pieds du trône de Dieu. Voilà la prière, voilà l'oeuvre de la foi !

 

abbé de Hédouville.


 

 

 messe 10 h Fribourg

 

ad sum !

on était bien à la messe, on a plus que ça tiens !

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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