au 12ème dimanche après la Pentecôte. courir .

Publié le 10 Août 2013

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"Courez pendant que vous avez la lumière de la vie. Alors la nuit de la mort ne vous surprendra pas »

 

(Jean 12, 35).

 

 

 

règle de st Benoît.

 

la grâce de la Béatitude. la persévérance finale.

 

 

"Ne savez-vous pas que dans les courses du stade, tous courent, mais un seul remporte le prix. Courez donc de manière à le remporter."

 

 

Regarder devant nous, jamais en arrière:" je cours vers le but". Phil. 3, 14

 

Quel but? "Le bonheur que vous promettez " dit la liturgie, c'est-à-dire la grâce de Dieu sur terre et, après la mort, la béatitude et la gloire.

 

"Dieu tout-puissant et miséricordieux, c'est votre grâce qui permet à vos fidèles de vous honorer dignement et de vous servir; accordez-nous de courir, sans trébucher, vers le bonheur que vous promettez."

 

Le désir de voir Dieu est au fond de tout coeur humain. Nous aspirons de toutes nos forces à la béatitude, même si nos modernistes n'en font plus aucun cas, même si les fins dernières ne sont plus au programme de prédication. La vie éternelle ne consistant qu'à être bien avec 'son frère en humanité " ! grand mot à la mode qu'on entend chaque dimanche! 

 mais...
 

 

"Nous contemplerons dans la vision la réalité de sa splendeur."

 

oraison de l'Epiphanie.

 

"O Déité, Ineffable Déité! Tu es la souveraine et éternelle Bonté. Tu es l'infini et moi le fini. O Déité, Nature divine, Trinité éternelle, tu es un océan sans fond." 

 

sainte Catherine de Sienne.

 

le mot courir a parfois le sens de se précipiter, s'élancer. Courir, pour avoir une place honorable dans la société, courir pour fuir un danger, des ennemis,... pour se fuir, se cacher, .. on court rarement pour avoir la dernière place.  


" Dans la voie de Dieu qui n'avance pas recule",

 

Seigneur "qu'elle est douce à mon palais, ta promesse.

plus que le miel à ma bouche!

 

Je cours sur la voie de tes ordres,

car tu as mis mon coeur au large. 

 

ps. 118

 

"Donnez-nous le mérite de la vertu,

donnez-nous la mort des saints,

donnez-nous la joie sans fin."

 

 

ONLR

 

"Celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé." Mt.10, 22

Jésus est leur garant: il est capable de sauver de façon définitive ceux qui par lui s'avancent vers Dieu,

Commencer n'est rien, il faut persévérer pour remporter le prix du combat, même si de nos jours "tout le monde va à la maison du Père .

 

La mort pour le moderniste ne peut avoir de sens sacré, catholique,  ayant rompu tout lien avec le surnaturel. Mort comme il a vécu, dans la médiocrité, dans sa pauvreté, dans sa misère, dans sa solitude, car le moderniste est profondément seuL Il n'a ni le passé, ni le présent, ni le futur avec lui. 


L'image de mon oncle prêtre sur son lit de mort revêtu de ses habits sacerdotaux m'a toujours profondément marqué. J'avais 14 ans, avant concile. 


Là le moderniste dépose le corps de leurs sacerdoces ou de leurs religieux, dans un cercueil, civil,  cravaté, nul habit ecclésiastique, monastique, de signes religieux,  sacerdotal. Et seul un chapelet qu'on daigne encore leur glisser entre les doigts..

Oh froideur de la mort où même là ils sont déshabillés de toute  identité.


Rentrant un jour par hasard dans une communauté religieuse, j'avais vu ce spectacle qui m'avait glacé,  .."pauvres gens!"  mépris de la nature humaine; comme on méprise l'adolescence on méprise aussi la vieillesse. le moderniste a du mépris pour les choses d'ordre surnaturelles..même la mort, ayant regardé d'un sourire dédaigneux,  petit,  ceux qui en sont encore à des pratiques ancestrales , des dévotions d'un autre âge. -

 

Ils s'interpellent par leurs prénoms, plus de distinction, comment pourrait-il y en avoir pour des choses plus élevées, plus hautes qu'eux?...quand on a tout ramené au ras des pâquerettes, tout nivelé à la base. Ils se croient populaires, ils n'ont fait que régresser, pataugeant dans leur auto-suffisance.


  voilà les "frères en humanité" ! appliquant toute leur idéologie jusque même dans  cet instant ultiime qu'est la mort. Et à ces gens il faudrait leur remettre notre vie spirituelle ! !!! 


Quel contraste avec la mort d'un moine. Oh mort d'un moine, mort d'un soldat, d'un légionnaire, je vous salue avec un profond respect. 


Alors nous ne professons pas la même religion.. La mort désacralisée, la mort démocratisée, la mort banalisée, :  dégoût profond.

 même celui qui n'a aucune religion, qui n'aura jamais mis les pieds dans une église, qu'il soit même païen,  anti chrétien, "il entre dans la maison du Père."

Mais de Dieu on ne se moque pas.


 


" Il faut persévérer malgré les chutes, les fautes et les imperfections.  Tant que nous sommes ici-bas, nous ne pouvons les éviter. Seule la Vierge a été préservée du péché par le privilège de soa conception immaculée. 

 

Si nous tombons, regrettons notre faute, demandons pardon à Dieu, et reprenons la route avec plus d'amour.

 

"Dans un acte d'amour, même non senti, tout est réparé, et au-delà."

ste Thérèse de l'Enfant Jésus.

 

Que notre fragilité et notre inconstance ne nous découragent jamais.

 

"Tant qu'il fait jour,

il nous faut travailler;

Car la nuit vient,

où nul ne peut travailler. " Jean 9,4

 

« L’heure est venue,  de sortir de notre sommeil. » (Romains 13:11).  Ouvrons les yeux à la lumière divine. Ayons les oreilles attentives à la voix de Dieu qui nous crie chaque jour cet avertissement : 

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs »

 

règle de saint Benoît.

 

Quand la mort "aura rompu la toile" (Saint jean de la Croix) nous serons confondus devant la bonté, la miséricorde et l'amour infini de notre Dieu; nous le remercierons de tant de grâces, surtout celle de la persévérance finale, simplement d'avoir gardé la foi catholique.

. La grande leçon du mystère de l'Assomption.

  

 

 

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"Venez à moi,  vous qui me désirez et rassasiez-vous de mes fruits."


 

Courons à l'odeur de ses parfums et respirons la senteur de ses grâces. Si le bonheur de la voir nous est différé et retardé, reposons-nous parmi les fleurs dont elle réclame le soutien quand elle dit dans le Cantique : « Soutenez-moi de fleurs, fortifiez-moi de fruits, car l'amour me fait défaillir ».

 

Quelles sont ces fleurs, sinon les mystères divins accomplis en sa faveur et les secrets autrefois cachés depuis les siècles et qui, montrés maintenant dans la chair et manifestés dans l'esprit, ont éclos des oracles des Pères comme d'autant de bourgeons ?

 

Quant aux fruits, l'Apôtre nous les explique ainsi : « Les fruits de l'Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence, la chasteté » (...)

 

Considérons donc ces deux ‘corbeilles' d'or, pleines de fruits et ornées de fleurs : le Nouveau et l'Ancien Testaments, disposés de part et d'autre, à gauche et à droite de la Vierge. Des deux, l'Ancien est sur la gauche ; la grâce du Nouveau resplendit sur la droite. Il convient que la loi de mort soit sur la gauche et la loi de vie sur la droite, car la première fait le transgresseur et la seconde ôte la transgression. La Vierge des vierges, elle, apparaît au milieu, dans l'éclat printanier des fleurs et l'exquise douceur des fruits.

 

Comme l'arbre planté au centre du paradis, elle dresse sa tête jusque dans les hauteurs du ciel et, de la rosée d'en haut, elle conçoit et produit un fruit de salut, un fruit de gloire, un fruit de vie : qui en mangera, vivra éternellement.

 

 

 

 

 

Saint Amédée de Lausanne, Homélie I,

 

 

 


 

 

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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