au fil de l'actualité.

Publié le 17 Janvier 2015

 

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Les récents attentats terroristes ont suscité de nombreuses réactions, en France et dans le monde. Indépendamment de la condamnation de ces violences, ces événements ont réveillé le vieux débat de la laïcité et de la liberté d'expression.

 

La laïcité est présentée comme la garantie du respect de toutes les convictions mais, en réalité, elle ne parvient jamais à s'arracher, à droite comme à gauche, à ses racines sectaires. Comment le pourrait-elle ? En effet, édifiée contre le christianisme, elle cherche, en droit comme en fait, à remplir de ses propres “valeurs”, au sommet desquels se trouve la Tolérance, c'est-à-dire le relativisme absolu et le rejet de tous les héritages chrétiens, tout l'espace moral jadis occupé par le christianisme. Il n'y a pas lieu de s'étonner, dès lors, qu'elle manifeste habituellement, et comme naturellement, une tendre indulgence à l'égard des critiques de la religion, et spécialement du christianisme, sous couvert de liberté. Une liberté à sens unique qui trahit ses origines révolutionnaires : il n'y a « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », que les puissants du jour se chargent de définir. Ainsi, cette liberté ne connaît pas de limites lorsqu'il s'agit de représenter, par exemple, le pape Benoît XVI en train de sodomiser des enfants ; c'est, paraît-il, de l'humour. En revanche, la presse et les politiciens s'appliquent à donner cette leçon que la liberté de critiquerCharlie-Hebdo et la frénésie collective du « je suis Charlie » a des limites.


 

La justification apportée est qu'il n'y a pas de lois contre le blasphème en France [autrement dit : nous, nous ne sommes pas des fanatiques] et l'on critique le pape, en particulier, de dire que la religion est une limite à la liberté d'expression. Or ce n'est pas du tout la question, et le pape n'a jamais dit cela.

 

La question est celle du respect d'autrui, de sa conscience.

 

Libre à chacun d'être religieux ou non. L'Église catholique, en particulier, a toujours affirmé la liberté de l'acte de foi. Tertullien, dès le 3e siècle, affirmait qu'il « n’appartient à aucune religion de faire violence à une autre ; un culte doit être embrassé par conviction et non par violence ». La laïcité, en tant qu'elle constitue une conviction morale, n'échappe pas à cette loi. Elle devrait même veiller avec le plus grand soin à son respect puisqu'elle prétend être au-dessus des religions sur ce point. Rien n'autorise, en effet, au nom d'une prétendue liberté d'expression, à blesser les personnes dans leurs convictions religieuses, de surcroît volontairement, de manière répétée et dans le registre d'une vulgarité dont l'outrance est telle qu'elle révèle, sans ambiguïté, l'intention de faire mal à ceux qu'elle vise.

 

Pierre Gabarra pour le petit placide.

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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