19 Juin :béatification bienheureuse Marguerite Rutan - Dax -

Publié le 14 Juin 2011

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Marguerite Rutan naquit à Metz le 23 avril 1736, dans une famille modeste. Elle était la huitième d’une famille de quinze enfants. Elle fit son postulat à l’hôpital de Metz. Entrée à 21 ans chez les Filles de la Charité (Sœurs de Saint Vincent de Paul), elle est envoyée dans diverses communautés avant de devenir la supérieure de l’hôpital de Dax en 1779, à 43 ans.

 

Au moment de la Révolution, sous la Terreur, les nouvelles lois exigent des religieux un serment de fidélité à la Constitution, de nature politique, et interdit par le Pape. Ceux qui refusent sont appelés « réfractaires ». Malgré la loi du 18 août 1792 qui supprime les Sœurs de la Charité, Marguerite Rutan reste à l’hôpital au service des malades.

 

Le 3 octobre 1793, les religieuses ont à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées. Toutes refusèrent de jurer. Marguerite Rutan est arrêtée à la Noël 1793, les autres Sœurs de l’hôpital la rejoignent le 1 er mars 1794. Les révolutionnaires les accusent de ne pas prendre soin des soldats hospitalisés à Dax. Selon l’arrêté, « elles manifestent l’aristocratie la plus puante, le fanatisme le plus dangereux, la superstition la plus honteuse. »

Pas de motif politique

 

Le 9 avril 1794, Marguerite Rutan passe en jugement. Elle est accusée de saper les convictions révolutionnaires des troupes hospitalisées ainsi que d’une correspondance avec un prince de Lorraine. « Il n’y eut pas la moindre enquête auprès des malades de l’hôpital pour étayer la première accusation. Quant au prince, du nom de Louis-Géris, l’histoire montre qu’il n’a jamais existé. La mort de Sœur Rutan n’a donc aucun motif politique mais repose entièrement sur la question religieuse », écrit l’abbé Dominique Bop dans le journal Clarté, une publication du diocèse d’Aire et de Dax.

 

Elle est condamnée à mort et guillotinée le 9 avril 1794 avec l’abbé Lannelongue, curé réfractaire. Certains textes affirment qu’elle chantait le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud. D’autres que lorsque le bourreau voulut lui arracher le mouchoir qui lui couvrait le cou, elle l’arrêta et lui lança : « Laissez, Monsieur, la main d’un homme ne m’a jamais touchée ».

 

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Benoît XVI a officiellement reconnu son martyre le 1er juillet dernier. Programmée à 15 heures dans les arènes de la ville, la célébration sera présidée par l'envoyé spécial du Pape, le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des Saints. Seront aussi présents le cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican, Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, et plusieurs évêques français.

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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