christianus vigilans. soldats du Christ

Publié le 11 Janvier 2014

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"Sobrii estote, et vigilate :


quia adversarius vester diabolus, tamquam leo rugiens circuit quaerens quem devoret :


cui resistite fortes in fide.

 

 

Etudions donc le christianus vigilans, le chrétien vigilant, sans discrimination du précepte et du don; il remplit un devoir et en même temps il exerce un merveilleux pouvoir de perception.

 

La simple métaphore du chien de garde ne peut pas être prise à la légère, puisque le Saint-Esprit n'a pas hésité a s'en servir dans les Ecritures, bien que dans un sens défavorable.

Le prophète parle avec sarcasme des ministres indignes de la religion:" Les gardiens d'Israël sont tous aveugles, sans intelligence; ce sont tous des chiens muets qui ne savent pas aboyer, qui rêvent couchés, aimant à dormir ."

 

Il y a dans le chrétien fidèle un tempérament qui semble être le résultat de tous les autres raffinements de l'esprit: son âme est sensible et craintive, facilement alarmée et bouleversée.

Ceci est plus que de la prudence, parce qu'on agit si vite et plus par impression que par une lente marche de la pensée.

 

Le chrétien offre le contraire même du caractère si énergiquement décrit dans le texte d'Isaïe que nous venons de citer.

 

Il faut l'admettre sans doute: Dieu a donné au chrétien une sensibilité très spéciale, qui est sa première arme contre les dangers innombrables qui assaillent son salut. La prudence seule serait trop lente.

Le danger est aperçu, non pas par la prudence, mais par l'instinct, et en ceci, le chrétien est radicalement différent du païen dans le sens que le Christ lui donna quand il dit, par exemple:" Et quand vous priez, ne parlez pas beaucoup comme les païens."

 

Le paganisme signifie ici un esprit complètement dénué du sentiment de la crainte, en ce qui regarde le mal moral; il n'y a pas d'alarmes, il n'y a pas de terreurs, il est stupidement ignorant de la présence de forces hostiles.

 

Or le chrétien est l'opposé même, il peut apparaître au païen un homme timide, rempli de frayeurs immaginaires, mais en toute vérité, il n'est pas un lâche, mais un guerrier très éveillé, qui connait la qualité de l'ennemi; par-dessus tout, il est doué d'une extraordinaire promptitude pour démêler les artifices de l'adversaire.

 

C'est en vérité un phénomène facile à observer de nos jours, que le "paganisme", l'attitude négative envers le christiannisme qui est si largement répandue en Europe, a pour conséquence une insensibilité, tout à fait incompréhensible pour un catholique, à l'égard des dangers du monde invisible.

 

Ce manque complet de réceptivité dans le coeur de tant d'hommes ne peut pas être considéré comme de la force d'esprit, même par un violent effort d'immagination; ce n'est rien d'autre évidemment qu'une insensibilité de l'âme et du coeur, une insouciance qui provient d'un total manque de perception.

 

Ces gens-là ne veillent pas, ne prient pas, car il n'y a en eux aucune sensibilité, ils ne sentent ni danger ni besoin, parce qu'ils n'ont absolument aucune vie. 

 

Les doctrines les plus périlleuses qui causeront manifestement la ruine d'entières civilisations ne leur donnent aucune crainte, ils se mettent aussi souvent du côté des puissances de destruction. Ils ne voient dans la mort aucune sorte de gravité ni de terreur.

 

On dit volontiers que cette indifférence provient d'un défaut d'immagination, mais on atténue ainsi sans raison un phénomène lamentable, dont la cause réelle est une totale destitution de vigilance morale et surnaturelle.

 

 

Christianus vigilans, ce terme le classe d'une manière très claire et très définie; il donne à son caractère une précision de contours que les autres dons ne peuvent pas fournir; il fait de lui un homme mûr, expérimenté, prêt dans l'ordre spirituel.

 

C'est la maturité des années dans son âge surnaturel.

 

"Jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur. "

 

 

dom Anschaire Vonier.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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