de la consécration.

Publié le 29 Janvier 2014

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   Au moment de la consécration, dans la paix du sanctuaire, il y a comme un grand élan d'adoration qui monte vers Dieu. Le prélude en est le Gloria et le Sanctus, dont la beauté est soulignée certains jours par le chant grégorien, le plus élevé, le plus simple et le plus pur de tous les chants religieux, ou parfois par des magnificences de la musique polyphonique; mais lorsque arrive le moment de la double consécration, tout se tait: le silence exprime à sa manière ce que le chant ne peut plus dire.

 

   Ce silence est l'image de celui qui, selon l'Apocalypse se produisit au ciel, quand l'Agneau eut ouvert le livre fermé de sept sceaux, le livre des décrets de Dieu relatifs à son royaume.

 

Que ce silence de la consécration soit notre repos et notre force.

 

   N'oublions pas que la fin la plus haute du saint Sacrifice est la Gloire de Dieu, la manifestation de sa Bonté, qui est la fin même de l'univers. Ainsi, par une messe, c'est en quelque sorte toute la création qui, dans une prière d'adoration réparatrice et d'action de grâces, remonte vers son Créateur...

 

   Aux périodes les plus troublées la Providence envoie des pléiades de saints, il faut demander au Seigneur d'envoyer au monde des saints qui aient la foi et la confiance des Apôtres, comme aux premiers jours de l'Eglise.

 

Recueillons-nous sous la grande prière du Christ, pour qu'il présente les nôtres à son Père, pour qu'il augmente ainsi la valeur de nos adorations, de nos supplications, de notre réparation, de notre action de grâces.

 

Pensons que le Christ, en s'offrant par toutes les messes, offre aussi tout son corps mystique, symbolisé par la goutte d'eau versée dans le calice au début de la Messe, pour être convertie avec le vin au précieux sang.

 

   Plus conscients de la misère humaine que nous constatons tous les jours en nous et autour de nous, demandons au Christ Jésus, Prêtre pour l'éternité, de nous sauver, d'avoir pitié de tant d'égarés, victimes de l'éducation qu'ils ont reçue; prions le Sauveur de garder dans sa main tant de petits enfants qu'on cherche à l'heure actuelle à lui arracher.

 

   Et si le mal est grand, ne le constatons pas aavec un regard pessimiste et découragé, mais en pensant que le Sauveur est plus fort que tous ses ennemis réunis, et que son acte d'amour plaît plus à Dieu que tous les péchés ne lui déplaisent.

 

   Forts de cette conviction, rappelons-nous la parole de saint Paul :" Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort, ... je puis tout en celui qui me fortifie: Omnia possum in eo qui me confortat." .

 

   En tout temps, particulièrement aux heures de tristesse et de tentation, appuyons-nous sur les mérites infinis du Christ, comme le fait l'Eglise en terminant toutes ses oraisons par ces mots: per Christum Dominum nostrum. Comme l'enfant prodigue, comme le bon larron repentant, les âmes les plus égarées doivent penser à s'appuyer sur les mérites du Christ.

   Tel ce pénitent qui, ne s'étant pas confessé depuis quarante ans, après l'aveu de ses fautes entendit le prêtre lui dire:" Mais alors quel bien avez-vous fait? " Il répondit: " J'ai gardé la foi en la valeur infinie des mérites du Christ, et c'est pourquoi je suis venu me confesser. " Cet homme avait par la foi au Christ touché les profondeurs de Dieu..

 


 

rp Garrigou Lagrange.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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philippe 29/01/2014 17:04


quand on n'a pas de messe et de prêtre on sait ce que tout cela peut représenter....

philippe 29/01/2014 17:04



et de tout ça on en n'a jamais autant souffert  qu'ici ..ça .  jamais on pleure beaucoup ici! il n'y a
rien ici ..