de la loi.

Publié le 4 Mai 2010

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"Constitue Domine, legislatorem super eos; ut sciant gentes quoniam homines sunt."

Seigneur, imposez-leur un maître, afin que les peuples sachent qu'ils sont des hommes.

ps.9 mardi à prime

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Dans la sphère morale la loi se manifeste à la conscience, et quoique dans cette sphère la liberté s'exerce le plus largement, et que là plus qu'ailleurs l'homme soit le maître d'accepter ou de refuser la loi, il ne peut cependant en étouffer la voix impérative dans son cœur; il ne peut se soustraire entièrement à son autorité, tellement qu'il lui obéit souvent malgré lui.

 

Quand il lui résiste ou agit contre elle, il abuse de sa liberté et il en portera les conséquences.

Son sens moral s'affaiblit, son intelligence s'obscurcit; les idées du bien et du mal se confondent en lui, et s'il persiste dans cette opposition, il se pervertit et se dégrade.

La puissance supérieure, dont l'homme dépend et qui agit mystérieusement sur sa volonté, se fait sentir et reconnaître dans ce qu'on appelle les dictées de la conscience.

Il y a en effet dans la voix de la conscience quelque chose d'impératif et de catégorique qui indique une autorité naturelle, s'imposant avec droit à la volonté humaine.

Ce n'est ni l'impulsion de l'instinct, ni l'entraînement du désir, ni le conseil de la prudence.

Il ne s'agit point du bien être physique, d'un plaisir ni d'une chose utile ; il s'agit de faire moralement bien ou moralement mal; il s'agit d'un devoir à remplir, et il faut le remplir avec ou sans plaisir, malgré l'instinct, la passion, et même les calculs de la raison.

Quand l'enfant entend cette voix et l'écoute, la vie morale commence pour lui; il prend possession d'une nouvelle existence. C'est quelque chose de vivifiant, qui ouvre son âme, l'élève et la met en rapport avec une sphère supérieure. Ce quelque chose se fait surtout sentir négativement, quand après avoir entendu la voix de sa conscience et reconnu son autorité, l'homme ne répondant pas à ses inspirations, et négligeant d'exécuter ce qu'elle impose, se détourne de la loi morale ou la viole ouvertement.

Alors s'opère en lui une scission, et une lutte s'engage, qui, comme toute lutte indique un désordre et produit des douleurs.

 

La loi, dont le droit est imprescriptible, réclame son application ; elle sollicite, presse, et la volonté tergiverse ou refuse.

Dans ce cas et par son opposition elle se met elle-même hors la loi, et ainsi hors de la vie morale, que la loi donne et conserve.

D'autres fois la volonté lui obéit malgré elle, par la crainte de la punition ou parce qu'elle n'ose braver ouvertement l'autorité; mais elle obéit en frémissant, n'aimant pas le bien qu'elle fait, et désirant le mal qu'elle a peur de faire : d'où ressort davantage le caractère obligatoire de la loi.

 

Dans tous les cas la liberté subsiste, et le sort de l'homme est entre ses mains.

 

S'il accomplit la loi, il aura les bénéfices de la loi, il vivra d'elle et par elle il jouira du bien et des biens qu'elle apporte. S'il lui résiste ou l'enfreint, il pose une série d'actes dont sa volonté est le principe et qui lui reviendront un jour avec leurs résultats. Il assume ainsi une responsabilité qui entraîne une expiation, une réparation ; car tout ce qui n'est pas dans le plan providentiel ou dans l'ordre de la loi est illégitime, et disparaîtra avec les actes propres qui l'ont produit.

 

Ainsi, avec la loi, la vie et le bien-être partout : le bien-être physique ou la santé, par l'accomplissement de la loi physique; le bien-être logique ou le développement régulier de la raison, par l'observation de la loi logique; le bien-être moral, ou l'exercice bien ordonné de la volonté, par l'exécution de la loi morale; et au contraire sans la loi, hors la loi, partout le mal et la mort, du corps par la maladie, de l'esprit par l'absurdité, de l'âme par la perversion.

 

 

 

L'homme, malgré sa liberté, est donc dominé par la loi de sa nature, et ainsi, dès qu'il existe, il a des obligations naturelles à remplir.

Sa vie, son bien-être, sa dignité et sa conservation en dépendent. En aucun cas il ne peut se soustraire entièrement à la loi physique, à la loi logique, à la loi morale, ni refuser impunément ce qu'elles lui imposent.

Comme toute créature, il a reçu sa loi avec l'existence, il a reçu avec la vie le devoir, le droit, et le pouvoir de vivre.

C'est pourquoi l'auteur de son être est aussi son unique législateur; car si Dieu donne la vie, lui seul peut imposer la loi de la vie.

La puissance législatrice est identique à la puissance créatrice

Toutes les lois naturelles, ou qui obligent par elles-mêmes, sont donc divines dans leur principe, parce qu'elles sont les expressions vivantes et permanentes de la volonté souveraine.

 

mr l'abbé Bautin.

 


 


 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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N


élémentaire mon cher Watson.



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