délivrance des peines du péché.

Publié le 16 Février 2014

 http://www.davidparcerisapuig.com.ar/wp-content/uploads/2013/06/artepinturaadanyeva01.jpg

 

 

 

  Le péché grave, offense contre la Majesté infinie, demande une peine qui, ne pouvant être infinie en intensité, doit l'être au moins en durée: c'est la mort éternelle. Mais d'autres conséquences nous atteignent dès cette vie.

 

   La grâce de l'état d'innocence assurait l'harmonie complète entre les diverses parties de notre nature, en sorte que le composé humain ne devait être ni dîssous par la mort ni troublé par les infirmités et les autres mots qui sont le triste lot des enfants d'Adam.

 

  Le péché origiinel ayant brisé cette économie de préservation, les suites inévitables ont été les pénalités de la vie présente et la mort corporelle. C'est un point de l'enseignement catholique que la mort est entrée dans le monde par le péché, selon le langage de saint Paul; (Rom. V, 12); que la désobéissance de notre premier père nous a transmis la mort et les autres peines corporelles et le péché, qui est la mort de l'âme ...

 

   Est-il vrai que la Rédemption nous délivre de tout cela?

 

   La mort éternelle, la peine éternelle, effets du péché mortel, ne peuvent subsister que là où subsiste la faute grave. Du moment qu'elle efface le péché, la Passion remet la peine capitale; et c'est pourquoi saint Paul assure qu'elle nous préserve de la colère de Dieu. (Rom V, 9)

 

   Mais, le péché lavé et l'âme purifiée, ne reste-til aucune dette à payer à la justice divine? 

 

La Passion a satisfait surabondamment pour toutes les fautes, payé toutes les dettes, et plus que cela, à l'infini. La somme est versée d'avance; seulement il faut la toucher, nous l'appliquer, la faire nôtre.... Pour cela, nous devons nous rendre semblables à Notre-Seigneur, nous configurer en quelque sorte à sa passion et nous y associer.

 

   L'efficacité rédemptrice ne nous sera appliquée que par notre libre coopération; c'est la loi du salut et qui peut en contester la sagesse?

 

   La manière parfaite de nous ensevelir avec le Christ, c'est le baptême. Voilà pourquoi les baptisés n'ont à offrir aucun autre paiement, délivrés qu'ils sont par la satisfaction de Jésus-Christ.

 

   Le Sauveur n'étant mort qu'une fois pour les péchés, on ne peut s'ensevelir qu'une fois avec lui par le bain sacramentel.

 

Ceux donc qui pèchent ensuite doivent, pour obtenir le pardon, se rendre semblables au Sauveur en participant à ses souffrances. S'ils savent associer entièrement à lui par la douleur et l'amour, c'est-à-dire par la contrition et la charité parfaites, ils s'approprient ses satisfactions et sont exempts de tout autre tribut à la justice divine.

 

   Beaucoup d'hommes, même après la justification au tribunal de la pénitence, n'arrivent pas à se conformer parfaitement à Notre-Seigneur par l'intensité de leurs actes, et c'est pourquoi ils n'obtiennent pas la rémission totale de leur dette; il reste une partie de leur peine, qui doit être payée en ce monde ou en purgatoire.

 

   Mais c'est en vertu de la Passion que cette peine sera un jour remise. Dès que l'âme se sera transfigurée en son Sauveur, ou par les satisfactions volontaires et méritoires de cette vie ou par les purifications du purgatoire, elle recevra les effets pléniers de la Rédemption.

 

Si l'âme refuse d'entrer en union avec le Christ, elle s'exclut d'elle-même de tous ces bénéfices. Il reste toujours vrai, cependant, que le Rédempteur a payé aussi pour elle et qu'il ne tenait qu'à elle de s'appliquer la valeur versée pour son rachat.

 

   Ainsi, pour tous ceux qui se rendront semblables à Jésus-Christ par leur libre coopération, la Rédemption sera une complète délivrance et de la peine éternelle et, tôt ou tard, de la dette contractée par le péché.  

 

 

RP HUGON op

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article