des quatre temps.

Publié le 23 Février 2010

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"Cela est vrai, Seigneur; mais les petits chiens mangent au moins les miettes qui tombent de la table de leur maître."

Cette mère, qui demande si instamment la guérison de sa fille, est une femme de Chanaan, Syrophxnissa, dit saint Marc, donc de la race des gentils adonnés à l'idolâtrie et ignorant le vrai Dieu. Elle s'adresse néanmoins à Jésus, qu'elle appelle fils de David. Elle implore sa pitié sur sa fille possédée du démon. Elle croit donc à sa puissance, et il y a un commencement de foi dans la seule démarche d'aller implorer son secours. Mais en outre elle y met une insistance opiniâtre, que rien ne décourage. Elle poursuit les disciples de ses cris, au point qu'ils ne songent qu'à s'en débarrasser. Elle se jette aux pieds de Jésus sans se rebuter de son silence d'abord, ni ensuite de son refus exprimé en termes sévères et qui devraient lui paraître durs. Cette païenne enfin mérite que le Sauveur lui dise cette parole remarquable : ô femme, votre foi est grande, assez grande pour obtenir ce que vous désirez; et l'effet salutaire suit la parole de clémence. Sa fille est guérie au moment même.

 

Saint Jérôme dit (Lib. 2, Comment, in cap. 15 Matthaei) que la fille de la Chananéenne représente les âmes qui croient déjà, quoiqu'elles soient tourmentëes par le démon, parce qu'elles ignorent le Créateur et sont encore engagées dans les ténèbres de l'idolâtrie.

En appliquant ce fait et la pensée de saint Jérôme à ce qui se passe trop souvent au milieu de nous, quel encouragement et quelle espérance ne pouvons-nous pas en retirer !

Il peut donc y avoir un commencement de foi, même une foi vive en des âmes qui ignorent Dieu et qui sont abandonnées à toutes les erreurs, à toutes les passions, à tous les désordres que cette ignorance entraine.

Il ne faut donc pas désespérer du salut de ceux que nous aimons, quand ils paraissent le plus éloignés de Dieu, même ses ennemis. Saul, gardant les vêtements de ceux qui lapidaient saint Etienne, et ensuite persécuteur furieux des disciples de Jésus, était déjà marqué comme un vase de miséricorde, et l'instrument le plus efficace de l'établissement de cette Église, qu'il voulait détruire à son origine.

Attendons seulement le moment de la grâce, et que ce cri, Jésus, fils de David, ayez pitié de moi, assistez-moi, ou encore, Seigneur, que voulez-vous que je fasse, soit arraché du cœur bouleversé, et alors les loups deviendront des agneaux, et les ennemis de Jésus-Christ seront ses soldats les plus dévoués.


C'est ce moment que les fidèles, qui ont à cœur le salut d'une personne aimée, doivent'préparer et accélérer par leurs prières.


abbé Louis marie Eugène Bautin.


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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