dimanche: fête des mères

Publié le 28 Mai 2010

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Canción dedicada a las Madres.

 

 

 

Dimanche, ce sera la fête des mères. Pour la majorité des mères, ce sera l’occasion de recevoir des dessins et des poèmes, généralement touchants de naïveté, ainsi qu’un cadeau plus substantiel (généralement financé par le papa).

 

Pour d’autres familles, heureusement bien moins nombreux, la fête sera sans doute plus douloureuse. Ce sera un regard vers la chaise vide de celle qui est partie, ou le berceau devenu vide après quelques mois d’espoir. Il y a toujours une part de tristesse dans une fête collective. Et puis il y a ceux ou celles que la fête des Mères met en fureur, ces quelques féministes qui proclament haut et fort que la maternité est une forme d’asservissement, celles qui rejettent avec horreur l’allaitement au sein (entre autres réalités) et qui, sous prétexte que l’«  on ne naît pas femme, on le devient  » (Simone de Beauvoir), rejettent avec une sorte de courroux pathologique, cette expérience de la maternité qui distingue radicalement la femme de l’homme. Non, la mère n’est pas le père et ne pourra jamais l’être. L’un n’est pas l’autre.

 

Il y a aussi peut-être pire  : cette chose que l’on prétend introduire dans notre droit sous le nom de gestation pour autrui et qui s’appelle ailleurs «  mères porteuses  »  : on paie une femme pour porter un enfant, on loue un ventre. Sous prétexte de soulager la souffrance des couples stériles ou de donner à certains ce que leur refusent la nature et la vie (car la biologie est la science de la vie), on vend le corps d’une femme, on vend l’être humain qu’elle a porté pendant neuf mois pour la satisfaction de clients  ! Il n’y a peut-être pas de plus odieuse régression que cette compassion hypocrite qui profite de la misère des unes pour légaliser le trafic d’êtres humains au profit des autres. L’enfant n’est pas une marchandise. Il y va de la civilisation.

 

La fête des Mères doit nous rappeler que la maternité n’est pas un simple phénomène physiologique. Au-delà des réalités physiologiques, elle fonde la dignité de la femme.

 

Bonne fête, mamans.

 

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Rédigé par Serge Plenier

Publié dans #spiritualité

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