dons du st Esprit.

Publié le 18 Mai 2013

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"Enfin l’heureux moment arriva, je ne sentis pas un vent impétueux au moment de la descente du Saint-Esprit, mais plutôt cette brise légère dont le prophète Elie entendit le murmure au mont Horeb… En ce jour je reçus la force de souffrir…

 

ste Thérèse de l'enfant jésus

 

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don de Force

 

 

Esprit de Force, soyez toujours plus en nous, et sauvez-nous de la mollesse de ce siècle. A aucune époque l’énergie des âmes n’a été plus affaiblie, l’esprit mondain plus triomphant, le sensualisme plus insolent, l’orgueil et l’indépendance plus prononcés. Savoir être fort contre soi-même, est une rareté qui excite l’étonnement dans ceux qui en sont témoins : tant les maximes de l’Évangile ont perdu de terrain ! Retenez-nous sur cette pente qui nous entraînerait comme tant d’autres, ô divin Esprit ! Souffrez que nous vous adressions en forme de demande les vœux que formait Paul pour les chrétiens d’Éphèse, et que nous osions réclamer de votre largesse « cette armure divine qui nous mettra en état de résister au jour mauvais et de demeurer parfaits en toutes choses. Ceignez nos reins de la vérité, couvrez-nous de la cuirasse de la justice, donnez à nos pieds l’Évangile de paix pour chaussure indestructible ; munissez-nous du bouclier de la foi, contre lequel viennent s’éteindre les traits enflammés de notre cruel ennemi.

 

Placez sur notre tête le casque qui est l’espérance du salut, et dans notre main le glaive spirituel qui est la parole même de Dieu » , et à l’aide duquel, comme le Seigneur dans le désert, nous pouvons venir à bout de tous nos adversaires. Esprit de Force, faites qu’il en soit ainsi.

 

 

 

don de science.

 

 

 


Soyez béni, divin Esprit, pour cette lumière que vous répandez en nous, que vous y maintenez avec une si aimable persévérance. Ne permettez pas que nous en cherchions jamais une autre.

 

Elle seule nous suffit ; hors d’elle il n’y a que ténèbres.

 

Gardez-nous des tristes inconséquences auxquelles plusieurs se laissent aller imprudemment, acceptant un jour votre conduite, et le lendemain se livrant aux préjugés du monde ; menant une double vie qui ne satisfait ni le monde ni vous.

 

Il nous faut donc l’amour de cette Science que vous nous avez donnée pour que nous fussions sauvés ; l’ennemi de nos âmes la jalouse en nous, cette science salutaire ; il voudrait y substituer ses ombres.

 

Ne permettez pas, divin Esprit, qu’il réussisse dans son perfide dessein, et aidez-nous toujours à discerner ce qui est vrai de ce qui est faux, ce qui est juste de ce qui est injuste. Que, selon la parole de Jésus, notre œil soit simple, afin que tout notre corps, c’est-à-dire l’ensemble de nos actes, de nos désirs et de nos pensées, soit dans la lumière  ; et sauvez-nous, divin Esprit, de cet œil que Jésus appelle mauvais, et qui rend ténébreux le corps tout entier.

 

 

don de sagesse

 

 

 

Insistons auprès du divin Esprit, et prions-le de ne pas nous refuser cette précieuse Sagesse qui nous conduira à Jésus, la Sagesse infinie.

 

Un sage de l’ancienne loi aspirait déjà à cette faveur, quand il écrivait ces paroles dont le chrétien seul a l’intelligence parfaite : « J’ai désiré, disait-il, et l’Intelligence m’a été donnée ; j’ai prié, et l’Esprit de Sagesse est venu en moi » .

 

Il faut donc demander ce don avec instance.

 

Dans la nouvelle Alliance, l’Apôtre saint Jacques nous y invite par ses exhortations les plus pressantes. « Si quelqu’un de vous, dit-il, veut avoir la Sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous avec tant de largesse et qui ne reproche pas ses dons ; qu’il demande avec foi, et qu’il n’hésite pas » .

 

Nous osons prendre pour nous cette invitation de l’Apôtre, ô divin Esprit, et nous vous disons : O vous qui procédez de la Puissance et de la Sagesse, donnez-nous la Sagesse.

 

Celui qui est la Sagesse vous a envoyé vers nous pour nous réunir à lui. Enlevez-nous à nous-mêmes, et unissez-nous à celui qui s’est uni à notre faible nature. Moyen sacré de l’unité, soyez le lien qui nous unira pour jamais à Jésus, et celui qui est la Puissance et le Père nous adoptera « pour ses héritiers et pour les cohéritiers de son Fils » .

 

 

 

 


 

dom guéranger.

 

 

Puisque ces dons sont si grands et qu’ils montrent si nettement l’immense bonté de l’Esprit-Saint à notre égard, ils nous obligent à lui témoigner la plus grande piété et soumission.

 

Nous y parviendrons aisément en nous appliquant chaque jour davantage à le connaître, l’aimer, l’invoquer : puisse cette exhortation, sortie de Notre cœur paternel, provoquer cet amour. - Peut-être y a-t-il encore aujourd’hui des chrétiens qui, interrogés comme ceux auxquels l’Apôtre demandait jadis s’ils avaient reçu le Saint-Esprit, répondraient comme eux : Mais nous n’avons même pas entendu dire qu’il y eût un Esprit-Saint .

 

Du moins beaucoup ne connaissent pas cet Esprit ; Il le nomment souvent dans leurs exercices de piété, mais avec une foi très peu éclairée. En conséquence, que les prédicateurs et tous ceux qui ont charge d’âmes se souviennent qu’il leur incombe le devoir de transmettre avec zèle et en détail tout ce qui concerne le Saint-Esprit, en écartant toutefois les controverses ardues et subtiles, afin d’éviter les vaines témérités de ceux qui voudraient imprudemment scruter tous les mystères divins.

 

Il importe plutôt de rappeler clairement les bienfaits sans nombre qui ne cessent de découler sur nous de cette source divine ; ainsi, ils dissiperont entièrement l’erreur et l’ignorance indignes des fils de lumière.

 

Nous insistons sur ce point, non seulement parce qu’il s’agit d’un mystère qui nous conduit directement à la vie éternelle, et que, par conséquent, nous devons croire fermement, mais encore parce que le bien est d’autant plus aimé qu’il est plus connu.

 

On doit aimer l’Esprit-Saint, - et c’est le second sujet que Nous avions annoncé - parce qu’il est Dieu : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces .

 

On doit aussi l’aimer parce qu’il est l’Amour premier,substantiel, éternel,et rien n’est plus aimable que l’amour ; on doit l’aimer d’autant plus qu’il nous a comblés de plus grands bienfaits qui témoignent de sa munificence et appellent notre gratitude.

 

Cet amour a une double utilité fort appréciable. Il nous excitera à acquérir chaque jour une connaissance plus complète de l’Esprit-Saint : Celui qui aime dit le Docteur Angélique, ne se contente pas d’un aperçu superficiel de l’objet aimé ; mais il s’efforce d’en rechercher tous les détails intimes, et il pénètre tellement dans son intimité, qu’on dit de l’Esprit-Saint, Amour de Dieu, qu’il scrute même les profondeurs divines, et il nous accordera ses dons célestes en abondance, d’autant plus que, si l’ingratitude ferme la main du bienfaiteur, par contre, la reconnaissance la fait rouvrir.

 

Il faut veiller à ce que cet amour ne se borne pas à une aride connaissance ni à hommage purement extérieur ; qu’il soit, au contraire, prompt à agir, et surtout qu’il évite le péché, qui offense particulièrement le Saint-Esprit. En effet, tout ce que nous sommes, nous le sommes par la bonté divine, qui est attribuée spécialement au Saint-Esprit. Il offense donc son Bienfaiteur celui qui pèche et qui, abusant de ses dons et de sa bonté, devient chaque jour plus audacieux.

 

Comme Il est Esprit de vérité, si quelqu’un tombe par faiblesse ou ignorance, il aura peut-être une excuse aux yeux de Dieu, mais celui qui, par malice, combat la vérité et s’en détourne, pèche gravement contre le Saint-Esprit.

 

Cette faute s’est tellement multipliée de nos jours, qu’il semble que nous soyons arrivés à cette époque perverse prédite par saint Paul, où les hommes, aveuglés par un juste jugement de Dieu, regarderont comme vrai ce qui est faux et croiront au Prince de ce monde, qui est menteur et père du mensonge, comme s’il était le docteur de vérité. Dieu leur enverra l’esprit d’erreur, afin qu’ils croient au mensonge  ;

 

dans les derniers jours, certains abandonneront la foi, s’attachant à l’esprit d’erreur et aux doctrines diabolique .

 

Mais puisque l’Esprit-Saint, comme Nous l’avons dit, habite en nous ainsi qu’en un temple, il faut rappeler le précepte de l’Apôtre : Ne contristez pas l’Esprit de Dieu dont vous portez le signe . Il ne suffit pas d’éviter le mal, mais le chrétien doit briller de l’éclat de toutes les vertus, afin de plaire à un hôte si grand et si bienfaisant ; au premier rang, doivent se trouver la pureté et la sainteté, qualités qui conviennent à un temple.

 

C’est pourquoi le même Apôtre dit : Ignorez-vous que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra ; car le temple que vous êtes est saint; menace terrible, il est vrai, mais combien juste ! -

 

Enfin, il faut prier le Saint-Esprit, car il n’est personne qui n’ait le plus grand besoin de son aide et de son secours.

 

Comme nous sommes tous dépourvus de sagesse et de force, accablés par les épreuves, portés au mal, nous devons tous chercher un refuge auprès de celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation, de la sainteté.

 

C’est à lui surtout qu’il faut demander ce bien indispensable aux hommes, la rémission des péchés : le propre de l’Esprit-Saint est d’être le don du Père et du Fils ; la rémission des péchés se fait par l’Esprit-Saint, en tant que don de Dieu .

 

C’est de cet Esprit que la liturgie dit expressément : il est la rémission de tous les péchés

 

. Comment faut-il prier ? L’Eglise nous l’enseigne très clairement, elle qui le supplie et l’adjure par les noms les plus doux :

 

"Venez, Père des pauvres ; venez, distributeur des grâces ; venez, lumière des cœurs ; consolateur excellent, doux hôte de l’âme, agréable rafraîchissement ; elle le conjure de laver, de purifier, de baigner nos esprits et nos cœurs, de donner à ceux qui ont confiance en lui le mérite de la vertu, une heureuse mort et la joie éternelle.

Et l’on ne peut douter qu’il n’écoute ces prières, celui a écrit de lui-même : l’Esprit lui-même supplie pour nous avec des gémissements inénarrables .

 

Enfin, il faut lui demander assidûment et avec confiance de nous éclairer de plus en plus, de nous brûler des feux de son amour, afin qu’appuyés sur la foi et la charité, nous marchions avec ardeur vers les récompenses éternelles, car il est le gage de notre héritage

 

Léon XIII

Divinum Illud Munus

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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