du sacrifice.

Publié le 14 Février 2014

   http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/Francisco_de_Zurbar%C3%A1n_-_Christ_on_the_Cross_-_WGA26051.jpg

 

Le sacrifice désigne un acte extérieur de religion par lequel la créature reconnait le souverain domaine de Dieu. Telle est l'idée primordiale, la notion fondamentale, qui doit se vérifier dans tous les états de la vie humaine.

 

   Même supposée innocente et ornée de la grâce sanctifiante, l'humanité dépend essentiellement de Dieu, dont elle reçoit comme une faveur absolument gratuite tout ce qu'elle a de facultés, de vie, de mouvement et d'être. La conservation, même pour un seul instant, parce qu'elle est la création continuée, suppose de la part de Dieu un amour infini qui tient à sa disposition une puissance infinie, capable de combler cet abîme infini qui sépare le néant de l'être.

 

   La créature raisonnable, convaincue que son existence est une aumône, doit remercier le Créateur; et, comme elle voit avec une entière évidence qu'elle dépend essentiellement de Dieu, elle doit affirmer pratiquement sa sujétion et confesser par un acte extérieur et sensible que Dieu a sur elle un droit total de vie et de mort.. Or, la manière la plus expressive de reconnaître ce droit, c'est d'offrir ou, mieux de détruire en l'honneur de Dieu une chose que nous substituons à notre place et qui est notre vicaire, surtout les choses extérieures et visibles qui servent davantage au soutien de notre existence.

 

   D'où il suit que la matière du sacrifice doit être sensible, afin que le souverain domaine du Créateur soit affirmé extérieurement devant les hommes, pour qui rites et signes sont nécessairement extérieurs. Le sacrifice sera donc lui aussi une offrande sensible, pour être l'acte fondamental de la religion parmi les hommes, laquelle doit être sensible comme la nature humaine et soumettre à Dieu à la fois âmes et corps.

 

   Ce qui est fondamental dans le sacrifice c'est de reconnaître le souverain domaine de Dieu et d'apaiser sa justice par une immolation et une totale destruction.

 

   Le sacrifice est signe de la sujetion de l'homme à Dieu, du pardon qu'il lui demande, de la réparation qu'il lui offre pour l'apaiser. Le sacrement a pour fin la sanctification de l'homme, le sacrifice, le culte divin. Le sacrement produit la grâce par l'efficacité même du rite, ex opere operato,; le sacrifice n'est pas, de sa nature, une cause immédiate de sainteté, mais, comme il est une interpellation officielle adressée au ciel, il incline Dieu à nous donner lui même sa grâce, et il obtient que les mérites et les satisfactions de Jésus-Christ nous soient appliqués. Le sacrement ne profite qu'à celui qui le reçoit; le sacrifIce est utile à la multitude immense pour laquelle il est offert. Le sacrement, plus efficace comme signe pratique et cause de la grâce, n'a point cependant les quatre grandes fins du sacrifice:

 

  Celui-ci est d'abord l'adoration expressive qui proclame très haut les droits de Dieu et son souverain domaine, on l'appelle latreutique;

 

solennelle action de grâces pour les bienfaits reçus, il devient eucharistique;

 

il attire de nouvelles faveurs sur l'humanité toujours pauvre et qui n'a d'elle que le néant, il est impétratoire.

 

enfin, dnas l'hypothèse de la chute, il offre une réparation pour nos fautes et nous rendre favorable le Dieu justement irrité, il devient ainsi expiatoire, safisfactoire, propitiatoire.

 

 

rp Hugon. op.


 


 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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