Fête du Christ-Roi

Publié le 20 Novembre 2009



Le Christ triomphant déploie
Son glorieux étendard;
Nations, venez, suppliantes,
Applaudissez au Roi des rois.

Il n'a pas soumis les royaumes
par force, combats, ou par crainte.
Elevé sur son haut gibet,
Il a tout attiré par l'amour.


(1ères Vèpres)

"Ne rien préférer à l'amour du Christ"
Prefer Nothing to the Love of Christ'
Nothing Can Separate Us from the Love of Christ.





Dignus est Agnus qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinen, et honórem. Ipsi glória et impériun in sæcula sæculórum.


La liturgie  met en relief l’histoire, la nature et l’extension de la dignité royale du Christ. Le roi messianique est considéré dans la perspective prophétique de l’exercice de ses fonctions, l’étendue et l’affirmation de ses prérogatives royales jusqu’à la fin des temps.


Sur le plan divin, le Christ est le point de convergence de toute l’histoire du salut qui est programmée et gouvernée de sorte que les innombrables courants qui la traversent, mettent en évidence qu’il est le Messie. En lui nous trouvons la raison ultime de notre devenir. " Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant " (Apoc.). Voilà le point central de notre foi et de notre espérance Selon l’enseignement de saint Paul, le Christ récapitule toutes choses (Ep 1, 10) : les réalités célestes, terrestres - humaine et infra-humaine - " Car c’est en lui que toutes choses ont été créées ; tout a été créé par lui et pour lui " (Col 1, 16). L’idée que le Christ est le but final des temps et des cycles historiques est bien exprimée par la célébration festive de sa suprématie, au terme de l’année liturgique. En commémorant les mystères salvifiques du Christ, elle a comme couronnement le triomphe final de l’Homme-Dieu, sans négliger pour autant le point culminant qui est Pâques.

 

Aussi, c’est sur la triple acclamation en l’honneur du Christ, dans la deuxième lecture, tirée de l’Apocalypse, que nous nous arrêterons aujourd’hui pour comprendre l’enseignement présenté par la liturgie de ce dimanche. Le premier titre de Jésus est " le Témoin fidèle ". En Is 55, 4, le mot ’témoin’ désigne le Messie. En Ps 89, 38, le Messie est comparé à un " témoin fidèle dans le ciel ". C’est dans sa mort que Jésus s’est manifesté " témoin fidèle ". La croix révèle Jésus comme témoin fidèle, il nous a libérés du péché par son sang. Par sa résurrection, Jésus est devenu " le premier-né d’entre les morts ". Par sa glorification, Jésus est devenu " le souverain des rois de la terre ", il est donc " le seul Seigneur ". Cette acclamation en l’honneur du Christ est suivie d’une célébration de son oeuvre où sa royauté n’a pas de limite. " Il nous aime " ; il n’y a pas d’expression semblable dans tout le Nouveau Testament. Saint Paul dit bien : " Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé ! " (Ga 2, 20) ou encore : " Suivez la voie de l’amour, à l’exemple du Christ qui nous a aimés et s’est livré pour nous " (Ep. 3, 2) ; nulle part ailleurs, il n’ y a le présent. Ce présent nous montre que le Christ nous aime aujourd’hui. " Il nous a délivrés de nos péchés par son sang, et il a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu et de la terre. ". C’est évidemment une allusion à la sortie d’Egypte du peuple élu doté de la dignité royale sacerdotale. Lors de cette première Rédemption pascale, le sang de l’agneau était le signe de la libération qui faisait des Hébreux le peuple de Dieu (Ex. 19, 6). Ainsi les chrétiens sont le véritable peuple de Dieu, associés en cette histoire prophétique, à la royauté et au sacerdoce du Christ. Le peuple de Dieu de l’Ancien Testament était un royaume par son appartenance au Roi de l’univers. Il était un royaume de prêtres, car il devait servir d’intermédiaire entre Dieu et les nations. Baptisés dans le Christ, nous sommes un royaume parce que le Christ règne sur nous et surtout parce que nous participons à sa royauté. Nous participons à sa fonction sacerdotale si nous acceptons de donner, de sacrifier notre vie avec le Christ pour n’adorer que le Père.

 

 

Réjouissons nous, soyons donc dans la joie et l’action de grâce, célébrons la fête du Christ Roi, le crucifié, l’agneau immolé, celui qui nous aime, qui reviendra dans la gloire. oeuvrons à l’avènement de son règne " sur la terre comme au ciel ". La question qui se pose c’est de se demander " quand ?" Nous n’en savons rien. Jésus nous dit que c’est le secret du Père. Frères et soeurs, en vérité le Seigneur est déjà là : " Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. " (Ap 3, 20). Ouvrons notre coeur à l’amour généreux de Dieu afin d’être assez vigilants pour l’entendre frapper à notre porte, aujourd’hui et chaque jour de notre vie par sa Parole, par ses sacrements, et par sa grâce.

 

 

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  all my Friendship benedictine to Petar . Viva el Cristo Rey!

 

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Commenter cet article

Pierre 21/11/2009 19:45


Bonne et sainte fête =