gaudete: je vous annonce une grande joie.

Publié le 11 Décembre 2010

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Je vous le répète: Réjouissez-vous.

 

 

"Dans la bouche de l'Eglise, dit dom Guéranger, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l'ancien peuple: ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils.

Dès l'éternité, les prières de l'ancien peuple et celles de l'Eglise chrétienne unies ensemble ont été présentes à l'oreille de Dieu, et c'est après les avoir entendues et exaucées qu'il a envoyé en son temps sur la terre cette rosée bénie qui a fait germer le Sauveur."

 

Cette pensée, qui exigerait l'éternité de Dieu pour être comprise dans toute son ampleur, n'est qu'une application du grand dogme de la Communion des Saints, qui rattache tous les membres du Christ dans une mutuelle dépendance, se manifeste, s'entretient et se développe par une participation commune aux biens spirituels.

 

... Et elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hotellerie. (Luc II,6,7)


Tel est l'évènement unique qui s'est accompli il y a deux mille ans et dont l'Eglise prépare l'anniversaire.

Cette foi que la liturgie réveille en nous n'est pas le simple assentiment de l'intelligence à une vérité, spécultative: c'est la complète donation de la raison, de la volonté, de tout l'homme à l'Evangile, c'est-à-dire à l'économie du salut dont Dieu est l'auteur et Jésus-Christ qui naît à Bethléem le héraut: foi qui nous conduit à la vie éternelle.

 

Les générations chrétiennes se relaient au pied de la crèche et prolongent l'adoration des bergers, les chants des anges, les offrandes des Mages, quelque chose de l'ineffable contemplation de Notre-Dame; bref tout ce tribut d'adorations, d'actions de grâces et d'amour que Jésus a trouvé à sa naissance et qu'il attend de nous qui sommes sauvés par l'ineffable mystère de son Incarnation.


O Dieu! qui avez illuminé cette très sainte nuit des splendeurs de la vraie lumière.

 

Vivre ce mystère dans la liturgie, c'est s'acquitter parfaitement chaque année de cet hommage que le Maître attend de son peuple,; c'est joindre sa voix à celles de toutes les générations chrétiennes dans ces actions de grâces officielles de l'Epouse du Christ.

 

C'est à nous, au même titre qu'aux bergers, que s'adresse l'invitation de l'ange:"Je vous annonce une grande nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie." (Luc, II,10)

 

Ce troisième dimanche de l'Avent Gaudete avec sa station à saint Pierre, étant le point culminant de cette montée joyeuse vers Bethléem.

 

dom Lambert Beauduin.

O.S.B

 

Nous sommes loin des sermons idéologiques de nos modernos ou progressouillards qui attendent que Christ revienne pour faire de ce monde un monde plus juste et plus humain , en attente encore d'un monde utopique et rêveur, communiste fraternel , où tout le monde se fait des bisous, et pour qui - comme si nous n'avions pas d'âme, de vie surnaturelle, de réalités surnaturelles, se convertir se résumerait seulement à changer notre regard sur l'autre et sur le monde !!! (ça existe encore !!! )

 


La vie chrétienne, ce  n'est pas un monde futuriste, mais la réalité de la grâce vécue  aujourd'hui, dans nos âmes,  à travers les grands évènements liturgiques de la vie de l'Eglise.


 

avec l'Immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut.

 

 


 



Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Pierre 11/12/2010 12:44



bonjour,


un très beau texte, qui rend plus attentif ou grand mystère de Noël.


Cordialement.



philippe 11/12/2010 13:19