« Il est difficile de parler de l’amour lorsque nous voyons la mort des enfants »

Publié le 5 Septembre 2014

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« Le Seigneur nous a commandé de nous aimé les uns les autres et de ne pas haïr » a souligné l’archevêque de Gorlovka et Slaviansk Mitrophane, s’adressant aux fidèles à l’occasion de la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu (fêtée le 28 août selon l’ancien calendrier) en la cathédrale de la Dormition à Konstantinovka.

 


« Il est difficile de parler de l’amour », a souligné l’archevêque, « lorsque nous voyons les églises et les maisons détruites, lorsque nous voyons la mort des enfants, lorsque le degré de haine s’élève chaque jour, parce que la quantité de morts, de l’un et de l’autre côté, se compte en dizaines et en centaines. Les gens ne comprennent même pas pourquoi on leur parle à ce moment du pardon et de l’amour.


On veut se venger, on veut tuer celui que l’on considère comme son ennemi, on veut dire ces paroles qui mettent le cœur en ébullition.

 

Mais est-ce que ces souhaits amènent au bien ? Est-ce que de cela ne ressort pas encore plus de haine et d’hostilité, encore plus d’injustice dans notre monde ? Aussi difficile que cela puisse être, nous devons de toute façon dire à l’autre de bonnes paroles, nous devons penser au pardon et à l’amour, et non à la vengeance, sinon, si la mort survient à ce moment, nous allons ainsi dans l’éternité et nous serons tourmentés dans l’éternité.

 

Lorsque l’on se dispute les uns avec les autres, la voie de la réconciliation commence non par des accusations mutuelles mais par la question à soi-même : en quoi est ma faute ?

 

Peut-être ai-je fait quelque chose comme il ne le fallait pas pour que cela m’arrive à moi et mes proches ? Prenons un simple exemple : le mari et la femme se sont disputés. S’ils ne font que s’accuser, ils divorceront, la famille s’effondrera, mais si quelqu’un se demande : « Peut-être, je suis coupable dans cette dispute ? » – c’est le commencement de la réconciliation.

 

Et quelle que soit la durée de cette voie de la réconciliation, quelle que soit sa difficulté, celle-ci commence par cette pensée « en quoi réside ma faute, en quoi réside ma responsabilité, en quoi je n’ai pas raison, en quoi j’ai péché.

 

Et si nous, chrétiens orthodoxes vivant dans l’ouest, dans l’est, dans le nord et le sud de l’Ukraine commençons à nous poser ces questions, c’est le commencement de la voie, certes difficile mais nécessaire et importante, de la réconciliation et du pardon mutuels. Si nous ne faisons que de pointer du doigt les défauts et les fautes, si nous nous haïssons mutuellement, si nous voulons nous venger, c’est la voie de l’anéantissement mutuel, ce qui se produit actuellement sous nos yeux. Seuls peuvent arrêter cela nos prières et l’aspiration à la paix, qui doivent être dans le cœur de chacun de nous.

 

Et cela est d’autant plus important que nul parmi nous n’est assuré qu’il ne se présentera pas devant Dieu demain ou aujourd’hui, voire dans une heure ».

 


Le 28 août, l’archevêque a célébré la sainte Liturgie, assisté des prêtres du diocèse de Gorlovka et de Slaviansk en la cathédrale de la Dormition à Konstantinovka. Après la Liturgie a eu lieu une procession autour de l’église.

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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