In memoriam : la protection de l’embryon

Publié le 16 Juillet 2013

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La législation relative à la recherche sur l’embryon est à bien des égards la preuve de la faiblesse de la pensée juridique contemporaine qui n’a pas su résister au scientisme victorieux de ces dernières décennies. Lors de l’adoption de la loi de bioéthique de 2011, la question du renversement du principe d’interdiction a été abordée. Si le principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon a été réaffirmé, la possibilité de dérogations sous conditions a également été maintenue. Le caractère subsidiaire de la recherche sur l’embryon a été nettement réaffirmé. Le sort étonnant fait à la proposition de loi du groupe radical du Sénat est une malheureuse illustration de la volonté de réduire l’embryon humain à une simple matière objet d’expérience. Comment peut-on penser qu’il est nécessaire de faire adopter une telle proposition de loi ? Pourquoi recourir à des expédients procéduraux pour limiter le débat et accroitre les chances de faire adopter rapidement le texte ? Pourquoi mépriser le principe de la consultation préalable imposée par la loi de bioéthique de 2011 (C. santé pub., art. L. 1412-1-1) ? Sans doute parce que juridiquement et symboliquement, le législateur s’apprête à porter une atteinte fondamentale à l’être humain au tout de début de la vie.

 

 

link Thomas More

 

R.I.P.

 

 

Le Parlement français a adopté aujourd'hui une proposition de loi qui autorise sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, malgré la vive opposition de la droite et des associations religieuses. La loi de 2011 prévoit une interdiction de la recherche sur les embryons mais assortie de dérogations accordées par l'Agence de biomédecine. La proposition de loi présentée par les radicaux de gauche prévoit de passer d'un régime "d'interdiction assorti de dérogations" à un régime "d'autorisation encadrée" de la recherche sur l'embryon.

 

L'Assemblée a adopté aujourd'hui dans les mêmes termes par 314 voix contre 223 le texte que le Sénat avait voté le 5 décembre dernier et qui est donc définitivement adopté.

 

 

link LE FIGARO

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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Siloe 16/07/2013 21:27


Les EVEQUES de France sont donc en vacances, cela tombe mal .... ou à pic !!!!  


Triste très triste.

philippe 17/07/2013 08:40