j'ai mal à la France ... ! le pays de la honte ...

Publié le 28 Mai 2013

 

 

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"C’est ainsi que nous nous retrouvons à trois filles, perdues au milieu des français révoltés et des forces de l’ordre, rarement aussi violentes. Les personnes ayant eu la folle idée de jeter des bouteilles sur les CRS se sont rapidement fait attraper et passé à tabac par les civils. A cinq sur un jeune homme âgé d’une vingtaine d’année, ils n’ont pas non plus hésité à dégager un journaliste et sa caméra à coups de pieds, tout en passant à tabac le manifestant : hors de question que cette scène soit dévoilée au grand jour C’est alors que j’ai compris que nous pouvions dire adieu à la Démocratie, adieu à notre si belle Patrie de liberté et de fraternité. Et croyez moi, cela fait froid dans le dos.C’est un mauvais remake des irréductibles gaulois face aux romains de Jules César. Des centaines et des centaines de CRS arrivaient au trot, tout autour de l’esplanade, de manière à boucher toutes les issues possibles et de nous prendre en étaux, en nous poussant au milieu des Invalides.

 

 

 

Le problème de ces situations c’est que plus on est nombreux et proches plus on se sent fort. Les gens étaient tous plus révoltés les uns que les autres, ne se sentant pas en danger, puisque beaucoup trop nombreux et unis. Il a fallu que les policiers en civil viennent trainer sur le pavé de nombreux manifestants pour que notre sang ne fasse qu’un tour. Nous n’étions plus que 3 filles, face à cette violence d’un jeune homme au visage en sang , nous avons couru vers le premier CRS, le suppliant de nous laisser sortir. Pensant qu’il avait lu dans nos yeux la peur de finir comme les plus malchanceux, il nous rassure et nous demande de nous mettre sur le coté, avec d’autres jeunes. C’est par ici que nous serons libérés, mais nous devons patienter et surtout rester calmes. Qu’a cela en tienne, je n’ai jamais été aussi calme extérieurement mais révoltée intérieurement. A cette heure-ci, je sais qu’un seul mot ou geste de travers peut m’envoyer en garde à vue, j’obéis donc aux sommations de silence et de calme. Des rumeurs commencent à circuler : « ils vont nous embraquer ». Toute naïve que je suis je refuse de les croire, j’ai confiance en eux, ils nous ont montré le lieu pour sortir, nous ne craignons rien. Une demie heure, et toutes mes tentatives d’évasion échouées, on nous apprend que nous attendons les camions pour nous embarquer. Toujours aussi confiante je rassure mes amies, leur assurant que nous ne craignons rien, c’est ici qu’ils vont nous libérer et que 3 pauvres nanas ne seront jamais embarquées…

 

 

 

 

J’écope donc d’un rappel à la loi, pour faire clair, carton jaune, le prochain sera rouge !

 

Je suis libre, je n’y croyais plus. Ca fait du bien d’être dehors et de savoir que mes proches m’ont soutenu toute la nuit et toute cette noire journée.

 

 

 

Je me sens misérable, honteuse, salie par cette « expérience ».

 

 

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et pour la bonne cuase on lâche rien ! !

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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