Je suis chrétien, voilà ma gloire: don du st Esprit .

Publié le 14 Mai 2013

http://www.torontoarmenianchurch.com/dnn/Portals/0/News/Pentecost/Pentecost4.jpg

 

 

Que sont, à côté de cette qualité d'enfants de Dieu et de frères de Jésus-Christ, les titres les plus fastueux dont la vanité humaine aime à se se parer comme d'une auréole?

 

Qu'est-ce qi'un prince de terre, un chef d' Etat, un monarque si puissant qu'on le suppose, à côté d'un héritage de la couronne céleste?  C'est ce qu'avait parfaitement compris notre grand saint Louis; aussi préférait-t-il au nom si justement célèbre de roi de France l'humble dénomination de Louis de Poissy, du lieu où il avait reçu le sacrement de la régénation.

 

Que d'autres se glorifient, s'ils le veulent, de la noblesse de leur origine, de l'étendue et de la profondeur de leur savoir, de l'abondance de leurs richesses, de l'éclat de leurs honneurs: aux yeux de la foi, et par conséquent au jugement de Dieu, rien de tout cela n'est comparable à la dignité d'un chrétien en état de grâce.  Ce juste n'est peut-être qu'un pauvre artisan, vivant péniblement du travail de ses mains, une humble femme sans influence comme sans notoriété, moins encore, un mendiant méconnu et méprisé, possédant à peine quelques baillons  sordides pour couvrir sa nudité .

 

Mais pendant que les heureux de la terre passent à ses côtés sans daigner lui jeter un regard, le ciel entier a les yeux sur lui: Dieu le contemple avec amour, prêt à redire de lui les paroles qu'il laissa tomber un jour de ses lèvres  à la louange du Sauveur Jésus:" Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui  j'ai mis toutes mes complaisances"; les anges l'entourent d'un religieux respect et le couvrent de leur protection, car ils voient en lui un frère et un cohéritieur de la gloire céleste.......

 

Voilà ce qu'il faut enseigner et redire fréquemment aux hommes de la génération contemporaine si froidement indifférents pour les choses du salut, si ingrats envers Dieu, si dédaigneurs des biens de la grâce .

 

A ces baptisés faisant si bon marché de leur titre de chrétiens, quand il ne s'en montrent pas ouvertement humiliés devant les enfants du siècle, il faut rappeler l'éclat de leur naissance spirituelle, la dignité de leur baptême, l'incomparable grandeur de leurs destinées; il faut leur apprendre à ne pas rougir de ce qui fait leur gloire.

 

Est-ce qu'un fils de famille, un jeune homme de noble extraction, rougit du nom de ses ancêtres? Est-ce qu'il cache ou dissimule son blason ? Il fait, au contraire, sonner l'un bien haut, et s'ingénie à mettre l'autre en évidence.

 

 

Eh bien, nous tous qui avons été baptisés, nous sommes de la plus grande race du monde, nous sommes de race divine, nous sommes enfants de Dieu.

 

" Apprenez, disait jadis saint Jérôme à la vierge Eustochium, en l'invitant à ne pas fréquenter les matrones superbes enfées de l'importance de leurs maris apprenez à concevoir ici un saint orgueil; sachez que vous valez mieux qu'elles : Disce sanctam superbiam; scito te illis majorem:'

 

Si l'humilité chrétienne nous sied en tant que créatures, et surtout en tant que pécheurs, il ne nous convient pas d'avoir, touchant les choses de la grâce, des pensées médiocres ou des bas sentiments. Une sainte fierté parait ici tout à fait de mise, celle qui respecte les dons de Dieu et refuse de déroger.

 

Que des hommes étrangers à notre foi réservent leur estime pour les biens et les avantages de l'ordre naturel, qu'ils exaltent plus que de raison les conquêtes de la science, cela se conçoit: car " l'homme animal, suivant l'énergique expression de saint Paul, ne connaît pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu". ; quant au chrétien, s'il ne cède à personne dans l'estime et la culture des sciences naturelles et humaines - car loin d'être une dépression de la nature, la grâce en est, au contraire, la plus spledndide exalatation,  - il fait par ailleurs profession de croire à une science plus haute et plus nécessaire, la science du salut.

 

 

 

" O chrétien , reconnais ta dignité et, devenu participant de la nature divine, ne va pas retourner par une conduite indigne de ta céleste origine à ton ancienne bassesse. "

 

Et pour exciter le chrétien à repousser couragement la tentation, l'illustre évêque de Carthage ne trouve pas de motif plus puissant que celui de sa filiation divine "

 

Lors donc que la chair te sollicite à des plaisirs honteux, réponds: Je suis fils de Dieu, appelé à de trop hautes destinées pour me faire l'esclave de viles passions. Quand le monde te tente, réponds-lui: Je suis fils de Dieu; des richesses célestes me sont réservées, il est indigne de moi que je m'attache à une motte de terre.

 

Quand le démon cherche à t'attaquer et te promets des honneurs, dis-lui: Je suis fils de Dieu, né pour un royaume éternel; retire-toi Satan.

 

- Ne déchois jamais des hautes pensées qui siéent à des enfants de Dieu ....

 

  R.P. Froget O.P.

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article