je vous salue Marie.

Publié le 23 Mars 2010


http://dimeunapalabra.marianistas.org/wp-content/uploads/2007/03/0326.jpg

Je vous salue, dit l'ange à Marie : Ave. Ecoutez, ô trés douce Vierge Marie, dit saint Bonaventure, écoutez des choses nouvelles, écoutez des merveilles.

Ecoutez, ô ma fille, vous dit votre père David, voyez et prêtez une oreille attentive : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam (Psal. 44,10). Ecoutez Gabriel, ce glorieux messager.
Ecoutez la manière miraculeuse de votre fécondité; prêtez votre oreille pour un consentement si avantageux. Ecoutez ce que Dieu le Père va vous révéler d'une manière certaine. Voyez comment le Fils de Dieu s'incarnera en vous. Prêtez l'oreille au Saint-Esprit, qui opérera en vous. Puisque vous avez des oreilles pour entendre, écoutez, et dés le commencement de ce que vous devez entendre, écoutez cette salutation nouvelle : Je vous salue, Marie : Ave, Maria.

Que chacun de nous dise donc, et que tous disent : Je vous salue, Marie : Ave, Maria.

 O salutation vraiment gracieuse et vénérable! ô salutation vraiment glorieuse et admirable ! s'écrie le vénérable Béde , autant elle est nouvelle, autant elle convient à la dignité de Marie. Dans cette trés douce salutation sont renfermées cinq merveilleuses sentences, dans lesquelles sont désignées cinq recommandations ou éloges de la Vierge.

O insinuation vraiment douce! car dans cette salutation on voit combien la bienheureuse Vierge Marie est pure, pleine, assurée, digne, utile : trés pure, dis-je, à cause de l'exemption de la faute ; trés pleine par l'abondance de la grâce ; trés assurée à cause de la présence divine ; trés digne par le respect dû à sa personne ; trés utile par l'excellence de celui qui naîtra d'elle. La trés grande pureté de Marie à cause de l'exemption de la faute est bien insinuée lorsqu'on lui dit : Ave, Je vous salue. Car on dit avec raison : Je vous salue, à celle qui n'a jamais encouru le vae, la malédiction de la faute.

 Cela convenait à la Mère de Dieu, d'aprés le témoignage de saint Anselme qui dit:  Il convenait que la conception de cet homme se fit d'une Mère trés pure; que cette Vierge brillât d'une pureté telle, qu'on ne pût trouver son égale au-dessous de Dieu, puisque Dieu le Père se disposait à lui donner son Fils unique qu'il engendre de son cœur, égal à lui, et de le donner de telle manière, qu'il fût un et même Fils de Dieu et de l'homme :

Decebat ut hominis illius conceptio de Matre purissima fieret, ut ea puritate, qua major sub Deo nequit intelligi, Virgo Ma niteret, cui Deus Pater unicum Filium, quem de corde suo œqualem sibi genuit, ita dare disponebat, ut essetunus atque idem Dei et hominis Filius.

Ce nom de Marie a été ajouté non par Gabriel en cet endroit, mais par la dévotion des fidéles et par l'inspiration du Saint-Esprit.

Ave, Je vous salue. 0 mot bon et suave que cet Ave, qui est le commencement de notre délivrance de l'éternel vae, de l'éternelle malédiction!

Que chacun de nous et que tous disent trés dévotement : Je vous salue, Marie, je vous salue, et encore je vous salue, et mille fois je vous salue ! Ave, Maria, ave et ave, et iterum ave, et millies ave.

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article