l'enfant prodigue: la grâce

Publié le 14 Mars 2010

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"Dieu, s'étant fait homme, non-seulement a pris le dessein de rétablir l'homme dans la perfection où il avait d'abord été créé, mais il a voulu se l'unir d'une manière surprenante par la grâce, qui est le noeud de l'amitié qu'il a voulu contracter avec lui.
Il ne lui suffit pas de lui faire l'honneur de le souffrir à son service, honneur préférable à tous les sceptres et  à tous les empires; il lui donne de plus la qualité d'ami, en changeant celle de serviteur: Non dixi vos servos, sed amicos.
Quoi! l'homme, ce rien, et moins que rien par le péché, au lieu des supplices infinis que ses crimes méritaient, est élevé à la qualité  glorieuse d'ami de Dieu!
On ne se peut assez d'étonner d'apprendre, dans l'Ecriture, qu'Abraham, avec tout le mérite de sa personne, ait été appelé l'ami de Dieu, et de ce que, dans l'Exode, Dieu parlait à Moïse comme un homme a coutume de parler à son ami. C'étaient alors des faveurs fort rares, et qui ne s'accordaient qu'à des personnes d'un mérite distingué.

Mais, dans la loi de la grâce où nous vivons, cette qualité glorieuse est offerte et accordée à tous les chrétiens; Dieu même recherche leur amitié; il les sollicite et les presse d'accepter cette faveur, qu'ils devraient acheter au prix de tous les biens imaginables: car c'est à eux que ces paroles s'adressent: Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais je vous appellerai mes amis. (Joan. V)

Heureux le chrétien s'il sait faire un digne usage de ce bienfait; si, étant aimé d'un Dieu, il correspond à son amour, et s'il sait l'aimer en vérité!

"O Dieu, que vos amis me paraissent élevés en gloire, que leur principauté me semble puissamment affermie!" s'écriait le Prohète-Royal, dans la pensée du bonheur dont jouissent les saints dans le ciel. Mais ne devrions-nous pas tenir le même langage à l'égard des saints qui sont sur la terre, puisque, possédant la grâce et l'amitié de Dieu, qui leur donne droit à la gloire et à son royaume, ils sont tirés du rang de serviteurs et élevés à celui d'amis, qui est autant que de commencer à régner avec lui, et établir leur pouvoir auprès de lui...
Nimis honorati sunt amici tui, Deus: nimis confortatus est principatus eorum....

le chrétien inconnu
Boudon.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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