la grande guerre 14-18

Publié le 11 Mai 2014

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LA GRANDE GUERRE

 


 

Pourquoi parler encore de la 1ère guerre mondiale, la Grande guerre ?

Pourquoi commémorer une guerre ? Est-ce une guerre que l’on commémore ?

1914-18 : tout cela s’est passé il y a 100 ans ! L’Europe est en paix maintenant !

A part les historiens qui se peut se sentir concerné ?

Pourquoi l’Eglise s’intéresse-t-elle à la Grande Guerre ?

L’Eglise proclame la paix, pourquoi se soucie-t-elle de la commémoration d’un conflit ?

Voilà des questions qui nous sont fréquemment posées.

L’Etat Français a décidé la commémoration de la 1ère guerre mondiale dans le souci, entre autres, « d’une réflexion historique et de pédagogie civique » ; commémoration qui s’échelonnera de 2014 à 2018. Mais l’Eglise ?

 

L’Eglise est le peuple de Dieu, communauté de fidèles, baptisés en Jésus Christ, qui avec ses pasteurs ne cesse d’annoncer à tous, avec la force de l’Esprit Saint, la Bonne Nouvelle du Salut, la Paix du Christ Jésus.

 

L’Eglise, par ses fidèles, participe à la vie de la nation. De ce fait elle est concernée par la commémoration de la Grande Guerre.

 

Les monuments aux morts de toutes les villes, villages et églises de France, rappellent le sacrifice de nos pères. Les régions et les diocèses du Nord et de l’Est ont été le lieu de combats terribles, en témoignent les cimetières et nécropoles militaires. La Grande Guerre a fait des millions de morts. Les victimes françaises étaient pour la plupart catholiques.

 

Les lois de 1905 ont abouti à la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Lors de la mobilisation de la Grande Guerre la société française a vu revenir les religieux qu’elle avait expulsés du pays se mettre au service des soldats. Elle a vu les prêtres diocésains, mobilisés comme tous les hommes de France, répondre à l’appel, combattre et soutenir les combattants quelle que soit leur appartenance religieuse ou non.

 

En relisant l’histoire de notre Eglise à la lumière du Christ nous voulons nous souvenir et en retenir des enseignements pour aujourd’hui.

 

Se souvenir que l’on a parlé à juste titre de « la fraternité des tranchées ». Dans l’épreuve, des hommes de bords politiques ou religieux différents se sont découverts mutuellement. Ensemble ils ont donné leur vie. Cette fraternité a provoqué une mutation des mentalités dans un respect mutuel. Un rapprochement de l’Eglise et de la Nation a eu lieu. La fidélité des Anciens Combattants à participer à leurs associations est signe de cette fraternité vécue pendant le conflit.

 

Se souvenir que si l’on peut séparer l’Eglise et l’Etat on ne peut séparer la religion du cœur de l’homme. Que, dans le danger, tout homme se pose la question de son existence. Que l’Evangile peut abattre les murs que les hommes mettent entre eux. Qu’en temps de guerre comme en temps de paix l’Espérance chrétienne est une force.

 

Se souvenir que des « étrangers » sont venus en aide à notre pays.

 

Se souvenir qu’au cœur de ces épreuves il y avait des hommes et des femmes de paix qui ont témoigné de leur foi. Qu’ils nous aident aujourd’hui à vivre cette fraternité ! .

 

+ Luc Ravel

Evêque aux armées françaises

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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