la résurrection.

Publié le 7 Avril 2010

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Dans cette résurrection des corps brillent éminemment non seulement la toute puissance de Dieu, mais aussi la bonté et la sagesse de Celui qui daigne honorer si merveilleusement les corps de ses élus.


A cette occasion, saint Cyprien s'écrie:

« Combien admirable est votre science, ô mon Dieu! Elle est infiniment au-dessus de nous, et nous ne pouvons y atteindre.

Quelle est la profondeur de votre sagesse, à vous qui avez tiré le monde, non d'une matière préexistante, mais l'avez fait sortir de votre seule parole. Dans l'échelle des créatures, aux unes vous avez accordé une vie temporelle, une éternelle vie aux autres ; changeant et renouvelant certaines existences par des moyens merveilleux; assignant à la vie des êtres privés de raison, des bornes qu'ils ne peuvent franchir. A l'homme, qui tient du ciel et de la terre, et qui, à l'extérieur, est couvert d'une enveloppe de peau et de chair, vous avez assigné un temps après lequel il rend à la terre ce qu'il a pris à la terre, pendant que l'esprit, dont la nature n'admet pas l'outrage de la dissolution, retourne à sa source immatérielle.

Le corps, la chair, faits pour être la pâture des vers et de la corruption, ne pouvaient, en vertu de leur nature, jouir du privilége de l'immortalité. L'homme ne pouvait exiger du Créateur ce qui n'était pas dû à la nature humaine. Mais vous, Dieu très-bon, voulant spontanément accorder à l'âme des dons gratuits, vous avez décrété dans votre clémence que, des services rendus à l'âme par le corps pendant leur union, celui-ci retirerait un avantage ; qu'ayant été l'instrument, le compagnon des travaux, il serait, pour prix de ses services, réuni à sa bien-aimée compagne, et reviendrait pudique et pacifique, sans rapporter avec lui aucun foyer de rébellion qui pût désormais troubler le repos intérieur.

Par votre ordre donc, la terre devient chair ; expulsée autrefois de la maison, elle est de nouveau mariée à l'homme, mais elle n'est plus esclave, elle est libre *. Les deux natures habitent ensemble en harmonie ; les luttes intestines, que les passions soulevaient, sont assoupies. Mon Seigneur et mon Dieu, qui pourrait assez considérer vos œuvres? Qui peut transformer l'argile en chair? Qui peut former un homme? Qui peut y mettre une âme? Qui peut rendre la vie? Qui peut donner l'éternité? Qui peut y ajouter le bonheur? Vers ce but s'agite et se fatigue la nature humaine ; il a toujours été l'espoir des fidèles.

Vous, Seigneur, vous commandez à la mort, vous anéantissez la corruption, quand le malade se laisse guérir par vous. Vous avez goûté la mort pour les enfants des hommes, afin que ceux qui meurent avec vous, participent à votre vie, et que ceux qui ont connu comme vous la tribulation, soient consolés. »


louis de Grenade .

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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