le bon pasteur:" je connais mes brebis."

Publié le 6 Mai 2014

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Cognoscere. Ce mot signifie plus que son sens littéral; il veut dire comprendre, avoir confiance, aimer, vivre l'un pour l'autre.

 

C'est là la meilleure explication. Le Christ veut dire: Je suis avec les miens dans l'union la plus étroite, je suis un avec les miens. Le modèle de cette union est l'unité de la sainte Trinité. Mais où cette union se réalise-t-elle d'une manière plus profonde et plus intime que dans la "fraction du pain", dans la sainte Eucharistie?

 

Cette pensée est la lumière qui éclaire toute messe. Il nous donne aujourd'hui encore les deux preuves de son amour de pasteur.

 

Il donne sa vie pour nous, car la messe est le renouvellement du sacrifice du Calvaire.

 

Il nous connait et nous devons le connaître dans la sainte communion.

 

 

dom Pius Parsch

 

" Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis, non seulement sur la Croix, mais encore dans l'Eucharistie. Mais la parabole doit surtout être une leçon et un avertissement pour les pasteurs des âmes; elle doit les exhorter à donner leur bien et leur vie pour les brebis qui leur sont confiées. Voici celui qui est bon, non en vertu d'un don accidentel, mais essentiellement, dit : Je suis le Bon Pasteur. Et il ajoute le modèle de cette bonté que nous devons imiter en disant: le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il fit ce qu'il nous demande de faire, il montra ce qu'il nous ordonne. Le Bon Pasteur a donné sa vie pour ses brebis afin de présenter son corps et son sang, sous une forme nouvelle, dans notre sacrement et de rassasier de l'aliment de sa chair les brebis qu'il avait rachetées. Le mépris de la mort nous montre la voie que nous devons suivre; un exemple nous est donné auquel nous devons nous conformer. Notre premier devoir est de nous montrer pleins de miséricorde pour ses brebis; mais nous avons encore le devoir d'offrir, s'il le faut, notre mort pour ces mêmes brebis."

 

St Grégoire.

 

de la foi.

 

 

Les sens sont curieux : la foi ne veut rien connaître, elle…voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle. Les sens aiment la richesse et l’honneur ; la foi les a en horreur… : « Bienheureux les pauvres » (Mt 5,3). Elle adore la pauvreté et l’abjection dont Jésus se couvrit toute sa vie comme d’un vêtement qui fut inséparable de lui… Les sens s’effraient de ce qu’ils appellent les dangers, de ce qui peut amener la douleur ou la mort ; la foi ne s’effraie de rien, elle sait qu’il ne lui arrivera que ce que Dieu voudra — « tous les cheveux de votre tête sont comptés » (Mt 10,30) — et que ce que Dieu voudra sera toujours pour son bien — « Tout ce qui arrive est pour le bien des élus » (Rm 8,28). Ainsi, quoi qu’il puisse arriver, peine ou joie, santé ou maladie, vie ou mort, elle est contente d’avance et n’a peur de rien… Les sens sont inquiets du lendemain, se demandent comment on vivra demain ; la foi est sans nulle inquiétude…

 

La foi éclaire tout d’une lumière nouvelle, autre que la lumière des sens, ou plus brillante ou différente.

 

Ainsi celui qui vit de foi a l’âme pleine de pensées nouvelles, de goûts nouveaux, de jugements nouveaux ; ce sont des horizons nouveaux qui s’ouvrent devant lui, horizons merveilleux qui sont éclairés d’une lumière céleste et beaux de la beauté divine. Enveloppé de ces vérités toutes nouvelles dont le monde ne se doute pas, il commence nécessairement une vie toute nouvelle, opposée au monde à qui ses actes semblent une folie.

 

Le monde est dans les ténèbres, dans une nuit profonde. L’homme de foi est en pleine lumière, le chemin lumineux où il marche n’apparaît pas aux yeux des hommes ; il leur semble vouloir marcher dans le vide comme un fou.

 

Martin GS


 


 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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