le bonheur.

Publié le 26 Janvier 2010

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"Il est un mot qui fait d’immenses révolutions, un mot qui veut dire talisman, lumière, incendie, amour, honneur, gloire, liberté, éternité, immensité : ce mot, c’est Jésus-Christ, Fils de Dieu et Dieu lui-même.

 

 

« Il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas. J’ai connu, j’ai aimé le monde, nul n’y goûte le bonheur. Pour le trouver, j’ai parcouru les villes et les royaumes, j’ai traversé les mers, je l’ai cherché dans les spectacles grandioses de la nature, je l’ai cherché dans les bals, dans les salons, dans les festins somptueux, dans les jouissances que procure l’or, dans une ambition démesurée, dans la foi d’un ami. Enfin, où ne l’ai-je pas cherché ? Je ne l’ai trouvé nulle part. Et vous, l’avez-vous trouvé ce bonheur ? Ne vous manque-t-il pas ? Où es-tu donc, bonheur ? Dis-moi où tu es, je te sacrifierai tout : santé, fortune, jours de ma vie, tout, tout pour toi ! »Comment se fait-il que tous étant nés pour le bonheur, si peu le possèdent ? C’est que nous sommes trompés dans nos recherches par de fausses lueurs… Enfin, je l’ai trouvé, moi ; et depuis cette découverte, je surabonde de joie ; je vous supplie de partager avec moi ce trop-plein qui m’inonde, mais laissez-moi vous dire où je l’ai trouvé… Le bonheur de l’âme (…) c’est l’infini, c’est Dieu. Oui, il faut l’infini à un cœur insatiable ; l’infini qui lui fait goûter des joies plus délicieuses que tous les plaisirs, qui l’élève à des grandeurs surmontant toutes les élévations.

 

« Mais, direz-vous, comment l’étreindre, Dieu ? (…) Pour connaître ce Dieu, il faut remonter de la créature au Créateur. Mais qu’est-ce que Dieu en lui-même ? Ici, la foi s’élève au point culminant où la raison s’arrête et nous révèle la nature de ce Dieu et les rapports de paternité et de filiation qui sont en lui.(…) La foi fait éclater à nos regards les splendeurs d’un Dieu trois fois saint. Il est un mot qui fait d’immenses révolutions, un mot qui veut dire talisman, lumière, incendie, amour, honneur, gloire, liberté, éternité, immensité : ce mot, c’est Jésus-Christ, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Le péché avait émoussé toutes nos facultés : Jésus-Christ est descendu pour nous faire monter : il s’est donné à nous, il habite au milieu de nous. C’est Jésus-Christ que nous pouvons posséder. Il ne tient donc qu’à nous d’être heureux. »La foi nous montre le bonheur en Dieu et en Jésus-Christ, son Fils, c’est un mystère que l’orgueil ne peut saisir ; et ce qui prouve que cette vérité vient de Dieu, c’est que l’homme n’invente pas ce qu’il ne peut pas comprendre. Quand je ne croyais pas en Jésus-Christ, le jour j’étais en proie aux ténèbres de l’erreur, la nuit aux angoisses cruelles ; Jésus-Christ a mis en mon âme la paix et le calme, et la Sagesse s’est élevée à la place de l’erreur à l’horizon de mon entendement. Tout ce qui ne se fait pas dans le monde au nom de Jésus-Christ, ne peut être sage, car il est la source de la Sagesse.

 

« Mais (pour) trouver Jésus-Christ, il faut veiller et prier. Par la prière nous nous humilions, nous comblons l’abîme qui sépare l’homme de Dieu. La prière donne foi. (…) La foi s’acquiert par la prière qui, réunie à la foi, donne à l’âme paix, amour, sagesse, lumière, liberté : toutes choses contenues en Jésus-Christ. On aime le bonheur et Jésus-Christ, seul bonheur possible, n’est pas aimé ! On aime les richesses et Jésus-Christ, surabondance éternelle, n’est pas aimé ! On aime les plaisirs, les grandeurs et Jésus-Christ, plaisir le plus délicieux, Jésus-Christ, splendeur de la gloire éternelle n’est pas aimé !… Jésus n’est pas aimé parce qu’il n’est pas connu ! On étudie, on sait tout, excepté lui… Ce Fils de Dieu, Dieu lui-même, le Père nous l’a donné : c’est ainsi que Dieu a aimé le monde. Et, bien qu’il soit l’ineffable félicité des Anges, il descend du ciel, épris d’amour pour l’humanité, et il se fait homme.. Et Dieu se fait semblable à nous pour se faire aimer de nous. Et c’est pour l’humanité seule qu’il a mené une vie de privations et de souffrances, pour elle seule qu’il a supporté les humiliations, les outrages, les calomnies, qu’il a prêché son évangile, qu’il a enduré les supplices les plus affreux, qu’il est mort dans les tourments les plus infâmes et les plus atroces, qu’enfin il est ressuscité. Il s’est livré lui-même pour nous, dit l’Évangile…. Il est descendu des cieux à cause de son immense charité et pour notre salut. »

 

 

Hermann Cohen

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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