le fils prodigue.

Publié le 4 Mars 2010





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Évangile selon saint Luc, XV, 11.

 

Jésus dit aux pharisiens et aux scribes : Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : Mon père, donnez-moi ce qui doit me revenir de votre bien. Et le père leur fit le partage de son bien. Peu de jours âpre?, le plus jeune ayant ramassé tout ce qu'il avait, s'en alla dans un pays éloigné, où il dissipa tout son bien en débauches. Après qu'il eut tout dépensé, il survint une grande famine dans le pays et il commença à manquer. Il s'en alla donc et s'attacha au service d'un des habitants, qui l'envoya à sa maison des champs pour y garder les pourceaux. Et là, il désirait remplir son ventre des écosses que les pourceaux mangeaient; et personne ne lui en donnait. Alors, étant rentré en lui-même, il dit : Combien de mercenaires dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi je meurs ici de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre vous. Je ne suis plus digne d'être appelé votre fils ; traitez-moi comme l'un de vos serviteurs. Il se leva donc et alla vers son père. Mais, lorsqu'il était encore bien loin, son père l'aperçut, et touché de compassion il accourut, se jeta à son cou et le baisa. Son fils lui dit : Mon Père, j'ai péché contre le ciel et contre vous : je ne suis plus digne d'être appelé votre fils. Alors le père dit à ses serviteurs : Apportez tout de suite la plus belle robe et l'en revêtez, et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers à ses pieds; amenez aussi le veau gras et le tuez, afin que nous mangions et fassions bonne chère ; parce que mon fils que voici était mort et il est ressuscité : il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire festin.

 Cependant son (ils aîné qui était dans les champs revint, et lorsqu'il fut près de la maison il entendit la musique et le bruit de la danse. Il appela donc un des serviteurs et lui demanda ce que c'était. Celui-ci lui dit : C'est que votre frère est revenu ; et votre père a tué le veau gras, parce qu'il le revoit en bonne santé. L'aîné indigné ne voulut point entrer; mais son père étant sorti se mit à l'en prier. Mais il répondit à son père : Voilà tant d'années que je vous sers, sans avoir jamais désobéi à vos ordres, et jamais vous ne m'avez donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais aussitôt que votre autre fils, qui a mangé son bien avec des femmes perdues, est revenu, vous avez tué pour lui le veau gras. Alors le père lui dit : Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi. Mais il fallait faire festin et nous réjouir, parce que ton frère était mort et il est ressuscité : il était perdu et il est retrouvé.

 


  "Dans le départ du fils prodigue se rejoignent  les thèmes de la vie et de la liberté.

Il veut la vie, et c'est pourquoi il veut être totalement libre.

Etre libre signifie, de ce point de vue, pouvoir faire ce que l'on veut ; ne devoir accepter aucun critère en dehors ou au-dessus de soi-même. Suivre seulement son propre désir et sa propre volonté. Celui qui vit ainsi s'opposera très vite à celui qui veut vivre de la même manière. Cette conception égoïste de la liberté conduit nécessairement à la violence, à la destruction réciproque de la liberté et de la vie."


BENOIT XVI


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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