les limbes.

Publié le 14 Avril 2014

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Les âmes justifiées par l'espérance du Messie attendaient sa venue, dans cette région intermédiaire dont saint Thomas d'Aquin dit équivalemment: " Le nom de limbes convient au lieu et à l'état des saints avant le Christ. Quelquefois, ce lieu et cet état sont appelés le sein d'Abraham, en raison du repos qu'ils indiquent; - quelquefois aussi: le sein de l'enfer, parce qu'ils supposent l'absence de la gloire... Ceux qui habitaient les limbes se sentaient pénétrés d'une grande joie dans l'espérance de la gloire, mais non sans tristesse du retard qui les en séparait. Ils ne souffraient toutefois d'aucune peine sensible pour les péchés qu'ils avaient expiés, soit dans le temps soit dans leur entrée dans l'éternité: car ce lieu et cet état étaient absolument distincts de ceux du purgatoire. "

 

Dans les limbes, par conséquent, les saints de l'Ancien Testament, depuis Adam jusqu'à Jean-Baptiste, toute la suite des patriarches et des prophètes, Abraham, Isaac et Jacob, - Moïse, Josué, David, - Isaïe, Jérémie, Daniel; - toute la série des femmes illustres, Sarah, Lia, Rachel, - Débora, Judith, Esther; - attendaient l'accomplissement de la promesse faite à l'homme, après sa chute au paradis terrestre. Il convenait en effet au premier-né de la génération nouvelle d'ouvrir et de franchir les portes du ciel, à la tête de l'humanité perdue par le premier-né de l'ancienne génération.

 

Saint Pierre, en sa première Epître, et saint Paul en celle qu'il adressait aux Ephésiens nous ont conservé la mémoire de cette descente du Christ dans les limbes.

 

L'Evangile des Nazaréens raconte que deux serviteurs de Dieu, morts environ quarante ans auparavant, se montrèrent dans le Temple, au jour de la Résurrection, et racontèrent de quelle joie les élus avaient tressailli à la vue du Rédempteur, pendant que les démons s'abimaient dans la tristesse. ...

 

Ainsi, même en ces heures funèbres, le Verbe divin ne restait pas inactif: après avoir évangélisé les vivants, il évangélisait les morts, suivant la parole de saint Pierre, et portait aux enfers la bonne nouvelle du règne de Dieu rétabli parmi les hommes.

 

Son sabbat à lui n'est pas l'inertie de la force épuisée: c'est une autre activité, douce, joyeuse, réparatrice, pleine de promesses pour le lendemain, comme elle est pleine des oeuvres accomplies :" S'il dort, son coeur n'en veille pas moins. " et continue de répandre sur tout ceux qu'il peut atteindre la consolation, l'espérance et la paix.

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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