les petits chanteurs à la croix de boix, décision aujourd'hui. udp

Publié le 13 Juin 2014

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Les Petits Chanteurs connaissent leurs heures de gloire de 1924 à 1978, un demi-siècle durant lequel la direction est confiée à deux abbés, Fernand Maillet, puis Roger Delsinne. Monseigneur Maillet élargit le répertoire à des pièces contemporaines et des chansons profanes. Il fait de ses garçons des vedettes qui passent dans les grandes salles et parcourent le monde. Ils apparaissent dans des films comme La Cage aux rossignols (1945), dont Christophe Barratier s'est inspiré pour Les Choristes. Seule ombre au tableau : des rumeurs de pédophilie visant Mgr Maillet, colportées après sa mort par l'écrivain Roger Peyrefitte et jamais totalement démenties.

 

Depuis une quinzaine d'années, les Petits Chanteurs traversent une passe plus délicate, sonnés comme d'autres institutions catholiques par le déclin de la pratique religieuse. Recruter des pensionnaires est devenu difficile. « Les parents ont de plus en plus de mal à lâcher des enfants de 9 ou 10 ans et sont très regardants sur la scolarité », note Pierre Traversac, président depuis 2009 de l'association qui gère la manécanterie, ce choeur de garçons que son père avait déjà présidé. Résultat : « Là où les écoles privées classiques ont pléthore de candidats, nous, nous n'en avons pas assez. On fait avec ce qu'on a. »

 

Le public, lui, vieillit dangereusement. Les séjours en Corée ou en Chine confiés à un tourneur professionnel ont toujours du succès. Mais, en France, la « Mané » peine. Le dernier disque, en 2011, a fait un flop. L'organisation des concerts, la promotion, la vente des billets sont laissées aux paroisses, donc souvent à des curés débordés ou des bénévoles âgés. Pas étonnant que les Petits Chanteurs se retrouvent à chanter devant des retraités, des grands-mères de la France profonde. En moyenne, 250 à 270 entrées par soir. Il en faudrait au moins 300 pour équilibrer les comptes.

 

« Depuis des années, on est sur le fil du rasoir », avoue Pierre Traversac, le président de cette PME atypique. En 2006, l'association vend son château de Glaignes (Oise), incapable de financer sa mise aux normes. Mais, à Paris, où les chanteurs trouvent un point de chute, la greffe ne prend pas. Dès 2011, ils doivent plier bagage. Nouveau déménagement, pour Brienon, cette fois-ci. Problème : l'association n'a pas le premier sou pour acheter ce nouveau château ni pour effectuer les travaux indispensables. Elle s'endette donc auprès de BNP Paribas et traîne depuis un boulet qu'elle ne peut rembourser. En 2012, le déficit atteint 165 000 euros, soit 15 % du chiffre d'affaires.

 

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  aujourd'hui on préfère la soeur Cristina, les goûts et les couleurs !!!! au lieu d'applaudir à des musiques de mort, on ferait mieux de soutenir les chorales ...

 

Nouveau souffle pour les Petits Chanteurs à la croix de bois

 

 

Ni statu quo, ni révolution : les juges ont finalement opté pour une solution intermédiaire, celle présentée par la maîtrise de la cathédrale d'Autun (Saône-et-Loire). Sur place, l'équipe d'Autun dispose déjà d'une structure d'accueil pour les enfants, et pourra donc réaliser des économies d'échelle. Au lieu de devoir donner toujours plus de concerts (environ 130 par an), les Petits chanteurs devraient au contraire réduire le nombre de prestations, et consacrer plus de temps aux répétitions.

 

Le projet prévoit une montée en gamme musicale. Les 73 enfants du chœur pourront notamment monter des œuvres sacrées entières, et non plus seulement de courtes pièces et des chants folkloriques.

Le projet d'Autun était soutenu par le président actuel de l'association des Petits chanteurs, son délégué général et l'équipe musicale. Le reste des salariés, en revanche, y était hostile, dans la mesure où, en pratique, la plupart d'entre eux ne pourront sans doute pas suivre les enfants à Autun.

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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