Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle?

Publié le 4 Septembre 2011

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TU AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON COEUR, alleluia !

 

XIIème après la Pentecôte. 

 

à mon bon Samaritain. merci ! RolandChayerCryingSmiley02

 

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TEMOIN DE NOTRE TEMPS:

 

  MICHAEL LONDASLE

 

"Il est recommandé au pèlerin de s’asseoir en silence, de respirer profondément, et de commencer à dire, tout doucement : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de dieu, prends pitié de moi...”, et de le dire sans cesse. Alors évidemment, c’est un abandon total au Christ, un combat difficile au début, parce que le pèlerin s’endort, est distrait... Mais, peu à peu, cet homme devient totalement pacifié. Je pense qu’il est bon de faire connaître cette pacification grâce à laquelle on n’est plus tourmenté, on n’est plus soumis à tous les ballotages et chaos de notre vie moderne !"

 

 

"la prière est tellement nécessaire dans le monde ! C’est une des armes que nous avons à notre disposition immédiatement, parce que ce n’est pas en allant se bagarrer à coups de poings qu’on va changer quoi que ce soit."

 

 

 

"Auparavant, c’est vrai, j’avais déjà choisi d’être baptisé catholique, quand j’avais vingt-deux ans, mais je vivais la foi de loin, les préoccupations du moi l’ayant d’abord emporté.

 

J’étais comme l’herbe dans la parabole, “l’herbe qui est tombée, a poussé dans une mauvaise terre, une terre pas assez nourrissante...” Je vivais très content de moi, finalement, avec beaucoup de jugement sur les gens - c’est une chose que j’apprends à évacuer tout doucement ; je portais des jugements très sévères sur tout le monde -, j’étais dans un milieu très artiste, très intellectuel, j’idolâtrais le cinéma, littéralement !

 

Aujourd’hui je me comprends, je sais ce que c’est que mettre Dieu en premier. C’est, comme Il dit, “Tu laisseras tout”, des phrases qui me choquaient beaucoup, “Tu abandonneras tes parents, ta femme, tes enfants, tes frères tes sœurs”... Bon, en effet, les parents sont partis, les frères et les sœurs, je les vois autrement aujourd’hui. Peu à peu, j’ai l’impression de reconstituer quelque chose qui avait été abandonné, qui n’avait pas été mis en valeur, exploité. Ma vie s’est éclairée autrement. Je ne suis plus du tout pareil.

 

 

N. C. : Comment vous est venue cette réponse dont vous dites “qu’elle n’a pas tardé” ?

 

M. L. : Par mon parrain qui, un soir, m’a emmené dans un groupe de prière charismatique à saint François Xavier.


( tiens, tiens.. ! étrange..ça me dit quelque chose!)

 

Tout à coup, ça a été l’éblouissement ; j’ai vu des gens en train de prier, des gens ouverts, accueillants... Et puis toutes sortes de signes sont arrivés : pour je ne sais plus quelle fondation, quel prix, je recevais toutes sortes de cassettes vidéo, dix de chaque catégorie, car j’étais membre de jury, des dramatiques et des reportages. J’en ai pris une au hasard, l’ai enclenchée dans le magnétoscope et suis tombé sur une émission qui parlait d’un groupe charismatique, celui des Béatitudes.

 

Et vous savez, comme quand on reconnaît un pays, tout à coup, en voyant ces gens agir, et vivre, et prier, je me suis dit : “Voilà la réponse !” Cette réponse est venue deux jours après mon appel...

 

N. C. : Comment s’incarne cette foi aujourd’hui ?

 

M. L. : Ma vie peu à peu se restructure et s’organise autrement ; j’agis selon une pratique ouverte, heureuse, pas du tout selon des obligations du type : “Il faut aller à la messe”, “Est-ce que tu t’es confessé ?”, etc. Non ! Tout ce qui est obligation, pour moi, n’est pas de la part de Dieu.

 

Dieu, c’est un appel d’amour extraordinairement fort ; Dieu est généreux et pas du tout un surveillant général qui serait là pour vérifier si vous avez bien fait vos devoirs ; toutes ces conceptions sont tombées, j’avais gardé une certaine idée venant de l’Eglise, plutôt formelle.

 

N. C. : Mais vous dites : “De toute façon, on n’a pas besoin d’aller à l’Eglise pour prier”...

 

M. L. : Je dirais que c’est bien d’aller avec les autres pour prier. Il y a d’une part la prière personnelle - le Christ dit : “Allez dans votre chambre pour prier”, ça aussi ça m’énervait ; je disais : “Et celui qui n’a pas de chambre ?!” Depuis, j’ai compris qu’il s’agit de la chambre intérieure, d’aller dans un endroit où personne ne vous voit et prier votre Dieu. En même temps, je me suis aperçu que le Notre Père est une prière au pluriel : c’est notre père. C’est nous. C’est une prière conçue pour la collectivité. Nous prions toujours au nom de plusieurs, c’est ce que j’aime dans ces groupes charismatiques. On a formé ainsi un petit groupe consacré aux artistes, Magnificat, et nous chantons ensemble.

 

...

 

A force d’avoir prié avec eux, j’ai ainsi trouvé la force de pouvoir prier tout seul, pas à un moment défini, mais dans le métro, en marchant.

 

N. C. : Cette prière perpétuelle a quelque chose de commun avec la répétition de mantras que pratiquent les bouddhistes ou les hindouistes, par exemple. Quelle réponse trouvez-vous plus particulièrement dans la foi catholique ?

 

M. L. : C’est de l’ordre du partage et de l’amour du prochain, base de la chrétienté.

 

La foi, en Inde, en Orient, est très forte et vivante. J’ai moi-même beaucoup connu les swamis de l’ordre de Ramakrishna, des gens d’une grande spiritualité.

 

Mais dans ces régions du monde, beaucoup de religieux ne feront rien pour les pauvres, parce qu’ils pensent qu’il est écrit de mourir, Dieu est grand et tout le reste n’a pas d’importance...

 

En Orient ou au Japon, on cherche le vide : ne plus rien vouloir, ne plus rien ressentir. Et à partir de ce vide, on arrive sans doute à un plein extraordinaire.

 

Mais ce que j’aime dans le programme du Christ, c’est la notion de fraternité entre les hommes.

 

Le devoir de soulager la souffrance humaine est au cœur de la chrétienté, et moi, je ne peux supporter toute forme de détresse en gardant les bras croisés...C’est ce qui me touche le plus, me remue profondément dans la parole du Christ.

 

Les spiritualités, si elles se vivent en profondeur, se rejoignent quoi qu’il en soit au sommet, au-delà de toute appartenance, mais c’est alors un état de grâce, de mystique. Gandhi était un saint, c’est évident. Il a émancipé son pays sans avoir recours à la guerre, dans la pauvreté, lui aussi comme saint François. On l’a assassiné comme tous les saints car les hommes de paix sont gênants.

 

Je crois beaucoup à la dualité entre le Bien et le mauvais, c’est une lutte à mort qui continue dans le cosmos.

 

Les forces du mal ne sont pas au chomâge ces temps-ci... C’est toujours un combat entre les forces du mal et les forces d’amour, positives, de Dieu. Ça se bagarre, dans le monde, mais aussi à l’intérieur de nous.

 

la vraie conversion


 

N. C. : Qu’est-ce qui a le plus changé en vous depuis votre conversion plus radicale ?

 

M. L. : J’ai aujourd’hui l’envie d’être le plus possible en Dieu. Que ce soit par la prière, par la pensée, ou en action. Mon centre d’intérêt, avant, qui était uniquement le spectacle, l’art et mon expression là-dedans, s’estompe. Je ne pensais qu’à ça, j’allais voir des pièces, je rencontrais des gens, je me disais : “Il y a peut-être un rôle à trouver ici”, c’était tout à mon service, pour moi même !

 

 

"Diverte a malo et fac bonum, inquire pacem et sequere eam."

 


 

Maintenant, le centre de préoccupation n’est plus moi. Il faut évacuer soi-même.

 

C’est vrai qu’il est encombrant, ce soi, on s’aime beaucoup ou alors on ne se supporte pas... Il faut faire la paix en soi.

 

Le Christ ne cesse de le répéter dans les Evangiles : “Je vous apporte ma paix”, “Paix, mes agneaux...”

 

Il dit aussi : “Je suis venu apporter l’épée”. Et bien, cette épée, c’est celle dont nous avons besoin pour trancher, et enlever ce qui n’est plus nécessaire dans notre vie...

 

C’est ce que j’essaie de faire.

 

 

MICHAEL LONDASLE .

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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D
<br /> <br /> de passage .....<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />