Manif pour tous : clémence pour les huit accusés

Publié le 11 Juillet 2013

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Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 11/07/2013 à 06h11

 

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé deux relaxes et six peines d'amende à l'encontre de jeunes gens accusés de violence en marge de la manifestation du 26 mai contre le mariage pour tous.

 

Le procureur avait ainsi requis des peines d'emprisonnement pour les huit prévenus, avec de la prison ferme pour sept d'entre eux (2 mois pour 6 et 4 mois pour un). Mais les trois juges se sont situés en-deçà des réquisitions du ministère public avec de simples amendes et relaxes.

 

 

"Il n'y a pas de volonté de voir ces personnes incarcérées. Il y a la volonté de délivrer un message", avait expliqué, lors de ses réquisitions, le vice-procureur de la République, Abdel Mahi. Six des huit prévenus ont été condamnés chacun à une amende de 300 euros au terme d'une audience marathon de onze heures.

 

Ce jugement intervenait au lendemain de la décision rendue en appel pour Nicolas Buss. Condamné à de la prison ferme et placé sous mandat de dépôt au terme du procès en première instance, le jeune homme n'a été condamné qu'à une amende par la cour d'appel et a été libéré mardi 9 juillet.

Ces huit personnes étaient jugées pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, toutes sauf une ayant, jeté une ou plusieurs bouteilles en direction des forces de l'ordre.

Toutes ont nié avoir eu un comportement violent à l'égard des policiers présents ce jour-là. Plusieurs ont également soutenu avoir été victimes de mauvais traitements ou d'insultes de la part de membres des forces de l'ordre.

 

 

"Il n'y a plus de doute sur ce qui se passait" au moment de l'interpellation des huit prévenus. "On était loin du pique-nique des veilleurs. On était dans des scènes de violence", a dit la présidente, Isabelle Pulver.


Un dossier politique

 

Pour expliquer leur présence sur les lieux bien après la fin officielle de la manifestation, à 18h00, les manifestants ont invoqué plusieurs raisons : l'impossibilité de quitter les lieux du fait de l'omniprésence policière, la curiosité, la volonté de "montrer qu'on ne lâchait pas".

Leurs avocats ont souvent fait valoir que hormis des témoignages de policiers, il n'existait pas de preuve de violences à l'égard des forces de l'ordre. "Il n'y a pas de victime, il n'y a pas de dommage", a souligné Me David Dassa, avocat de l'un des prévenus.

 

Plusieurs films ont été projetés à l'audience, sans qu'aucun d'entre eux ne fasse apparaître d'élément concluant quant aux faits imputés.

"Vous avez aujourd'hui à juger, non pas des manifestants qui venaient pour manifester", mais "ceux qui ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre", a dit le procureur lors de son réquisitoire.

 

 

"Nous sommes dans un dossier qui est non pas de droit commun, mais un dossier politique", a lancé Me Frédéric Pichon, avocat d'un jeune militaire en permission. "Je ne dis pas que les torts sont du côté de la police. Je dis qu'il y a eu des instructions" en matière d'interpellations et de gardes à vue, a abondé Me Stéphane Maitre, émanant, selon lui, du "gouvernement".

 

"Il faut faire peur et ça marche. Ça a pris une résonance supplémentaire depuis qu'il y en a un qui y est allé" (en prison), a dit Me Maitre en référence à Nicolas Buss. "On a tous ça a l'esprit. Ils ont la trouille", selon lui.

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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