Mater dolorosa.

Publié le 8 Avril 2011

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Sainte et divine Vierge, très incomparable et très auguste Mère tout ensemble, Jésus n'est point votre fils auparavant qu'il soit l'enfant de douleurs!

 

Il est votre Benjamin et votre Benoni. Il est Fils de l'homme, et il est homme tout d'angoisses et tout de peines.

 

La délicatesse, la riche complexion, l'agréable habitude du corps que vous lui donnez n'amoindrissent point vos afflictions, elles les accroissent au contraire, puisque toutes ces heureuses qualités font l'ajustement du corps dont il parle à son Père, propre pour s'offrir en sacrifice à sa gloire parmi les plus sensibles douleurs, au-dessus de toutes celles que l'on peut penser.

 

J'admire vos extases, j'honore les transports et les ravissements de votre esprit, je révère cette éminente abstraction où vous avez vu, d'une vue sortable à la condition de cette vie, l'épanchement du sein du Père vivant dedans le vôtre pour concevoir le Fils auquel il veut donner une nouvelle naissance par l'opération du Saint-Esprit et par le moyen de votre ministère.

 

Mais quoi! la grâce privilégiée qu'il vous fait contient autant de rigueur comme elle comprend autant de grandeur.


Vous êtes sa Mère, mais aussi vous êtes sa croix; et dedans l'honneur qu'il vous fait d'être la plus heureuse entre toutes les créatures, vous y prenez les motifs très puissants d'être la plus misérable dans leur ordre.

Vous pouvez dire hardiment avec le Prophète:'Voyez Seigneur, comme je suis oppressée; mon ventre est troublé, mon coeur a été renversé au dedans de moi-même."

 

...

 

Les tristes désolations de votre coeur se mesurent à la grandeur excessive de vos grâces.


 

Louis Chardon


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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