message de Noël.

Publié le 23 Décembre 2009





A l'approche de Noël, je me tourne vers le monde avec ses inquiétudes et ses épreuves présentes qui peuplent ma prière.

 

Je pense aux quelques 300 familles touchées, dans le bassin de Lacq, par la fermeture de la Célanèse ; je pense aux producteurs de lait dans l'incertitude face à l'avenir, et plus généralement, au monde agricole encore très présent dans notre département, de plus en plus fragilisé, alors qu'il constitue le tissu rural indispensable à l'équilibre humain de notre société.

 

Je pense aux inquiétudes qui agitent nombre de nos concitoyens en cette période de crise économique et sociale.

 

En contemplant le « nouveau-né de la crèche » que nous nous apprêtons à fêter, je pense à la dépréciation alarmante de la vie humaine dont on cherche parfois à se défendre plutôt que de la protéger, en particulier chez les plus petits et les plus faibles : le drame de l'avortement - et pour les innocents ainsi sacrifiés, et pour les femmes ainsi blessées dans leur maternité -, le dépistage systématique des anomalies génétiques, les recherches hasardeuses et inacceptables sur les cellules souches embryonnaires, comme l'ont rappelé les évêques de France dans le débat récent sur la révision des lois de bioéthique.

 

Je pense encore aux nouvelles pauvretés plus existentielles, toutes les formes de sous-développement moral et spirituel, la crise du sens qui affecte en particulier les jeunes et qui donne si souvent une tonalité dépressive à nos sociétés dites riches et provoque tant de ruptures du lien social.

 

En fixant les yeux de la foi sur la sainte famille de Nazareth, je pense très fort à l'éclatement douloureux de la famille, cellule de base et creuset affectif d'une société humaine digne de ce nom.

 

Aux fidèles de l'Eglise catholique, j'adresse donc un encouragement à une solidarité toujours plus active pour soulager les détresses de leurs frères et sœurs en humanité ; je les renvoie au vibrant message des évêques de France aux communautés chrétiennes : « La charité du Christ nous presse ».

Que le pain vivant de l'Eucharistie -Bethléem signifie « maison du pain »- fasse grandir en eux cette volonté d'amour qui les engage toujours plus intensément au service de leurs frères.

 

A tous les hommes et les femmes de bonne volonté, en particulier à ceux qui sont éprouvés, je veux adresser un message d'espérance : « je vous annonce une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple ». « Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 13).

 

C'est la seule « promesse de bonheur » qui soit fiable pour aujourd'hui : Jésus seul peut sauver les hommes de leurs détresses, et Lui seul peut aller jusqu'au fond des problèmes, c'est-à-dire jusqu'à leurs racines cachées dans le cœur de chaque homme. Lui seul par sa Parole et sa présence dans les sacrements de l'Eglise, peut guérir le cœur de l'homme et le remplir d'une volonté d'amour qui soit vraiment efficace et qui puisse faire advenir un monde nouveau où règnent la justice et la paix.

 

« Voici que je me tiens à la porte, dit Jésus, et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et s'il m'ouvre, j'entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi » (Ap 3, 20).

 

† Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.


 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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