messager de paix

Publié le 4 Décembre 2009

 

Messager de paix

 

L’année liturgique commence au premier dimanche de l’Avent. Au fil des jours, vont se succéder des « temps » d’inégales longueurs. Grâce à eux, nous comprendrons mieux les mystères du Christ.

 

Tout bon pédagogue sait en effet qu’il est nécessaire de distinguer pour mieux comprendre. Ainsi, l’année liturgique développera le mystère du Salut, en présentant successivement les diverses facettes de celui-ci : l’attente, la venue, la préparation spirituelle, la Passion, la Résurrection et le temps de l’Eglise.

 

Cette pédagogie est très utile, elle marque notre mémoire, mais elle ne doit jamais masquer l’unité de toute vie spirituelle. Dans une même journée, j’espère la présence du Seigneur, il vient à moi dans la prière et la rencontre du frère, je tente de réformer ma vie et la certitude de la Résurrection affermit mon pas sur le chemin du quotidien.

 

Pendant les semaines à venir, l’Eglise veut nourrir notre espérance. Elle nous offre des jours d’attente fébrile et heureuse. Par des signes simples et très humains, elle nous parle au coeur. Toutefois, ce chemin de l’Avent a bien souvent été récupéré par les marchands et les falsificateurs du Mystère. C’est pourquoi nous laisserons sur le bord de la route tout à la fois les oripeaux factices d’une fête sans lendemain mais aussi la lassitude qui peut nous saisir, pour marcher résolument à la rencontre de Celui qui nous apporte la paix.

 

L’évangile reprenant les images apocalyptiques déjà entrevues il y a quelques semaines nous parle avec vigueur de bouleversements présents, rencontrés par chacun : la fragilité de la vie, l’instabilité de ce monde, la disparition des êtres aimés. Il évoque toutes ces “fins du monde” personnelles qui nous incitent à chercher notre véritable point d’appui. Puisqu’il ne restera pas “pierre sur pierre” de ce que nous percevons pendant notre pèlerinage terrestre, comment ne pas nous réjouir intensément de la venue du Prince de la Paix ? En partageant nos vies, en connaissant nos joies, nos peines, les fidélités et les trahisons, il devient notre frère. Mais ce frère est plus qu’un accompagnateur. Il désigne l’horizon et donne une perspective à nos vies ; il vient à notre rencontre, nous prend par la main et nous guide jusqu’à une terre nouvelle.

 

Avançons avec confiance : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche ».

 

Alain CASTET,

évêque de Luçon

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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