mise au tombeau.

Publié le 18 Avril 2014

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Combien fut triste cette marche qu'on eût voulu rendre si lente et qu'il fallait précipiter! Mais combien plus encore fut la dernière salutation à Celui que la porte de pierre allait désormais cacher à tous les regards.

 

   Avant de coucher le mort sur le banc funéraire, on le déposait à l'entrée du sépulcre, et les assistants psalmodiaient le psaume quatre-vingt dixième, celui qu'on appelait " le cantique de louange de David" , hymne d'espérance et de confiance en Dieu. Puis on faisait sept fois le tour de la litière où gisait le défunt, en s'adressant mutuellement des paroles de condoléance et de consolation..

 

   Marie conduisit le deuil, appuyée sur les bras du disciple bien-aimé et de Madeleine, suivie des autres femmes, après lesquelles venaient Joseph et Nicodème dont les serviteurs éclairaient avec des flambeaux cette scène indescriptible. Le silence de la nature ajoutait encore à l'effet des lamentations entrecoupées de sanglots, et dans l'obscurité croissante, on eût dit que des ombres mystérieuses se pressaient pour rendre hommage au Fils de l'homme endormi dans la mort.

 

   Autour de la tombe, les anges veillaient invisibles, perdus dans la contemplation du mystère de cette mort, impatients de saluer l'heure où ils rejetteraient au loin la pierre qui fermait le sépulcre.

 

   La haine veillait, inquiète de son triomphe, désireuse de sceller pour toujours la porte qu'elle craignait de voir se rouvrir inopinément. Le lendemain, jour même de la solennité de la Pâque, les Princes des prêtres et les Pharisiens se réunirent au portes de l'Antonia, demandant à voir le procurateur

 

   " Seigneur, lui dirent-ils, nous avons souvenir que ce séducteur a diit, de son vivant: Je ressusciterai après trois jours,. Donnez des ordres pour la garde de son tombeau pendant ces trois jours, de peur que ses disciples ne viennent l'enlever et disent au peuple: Il est ressuscité! D'où résuterait une erreur pire que la première."

 

  Pilate en avait assez d'eux et de leurs machinations. Sa réponse fut dédaigneuse et sèche:

" Vous avez une garde à votre service. Allez vous-mêmes au tombeau et faites-le garder comme il convient. "

 

Il ne plaisait pas au gouverneur de ocmpromettre ses légionnaires dans cette besogne, pour laquelle les soldats du Temple ou les policiers du Sanhédrin suffisaient; mais il rappelait discrètement qu'il voulait voir observés les règlements relatifs à la matière. Le "sicut scitis" est méprisant et menaçant tout à la fois; il les rend responsables de ce qui peut advenir. Une seconde fois Pilate se lave les mains en répétant :" C'est votre affaire! "

 

Ils s'en allèrent donc peu satisfaits, mais d'autant plus décidés à mettre en défaut les prédictions du Prophète. Autour du sépulcre ils établirent une véritable fortification, suivant la parole de l'Evangile: les jointures de la porte furent scellés du cachet officiel et des sentinelles établies aux alentours, dans le ravin et sur la colline, eurent mission d'écarter quiconque essayerait d'approcher.

 

Ces précautions prises, ils eurent aux lèvres un sourire de triomphe " Galliléen, tu peux maintenant dormir en paix! Rien ne viendra troubler ton sommeil, jusqu'à ce troisième jour, après lequel tu seras bien mort dans l'esprit des plus illusionnés. Tu n'as pas su descendre de la croix; tu ne sauras pas sortir de la tombe, dont l'écho ne redira même plus le cri de la croix :" Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné" !

 

S'ils avaient vu dans les Ecritures, ils se fussent rappelé la parole du Psalmiste protestant contre la mort, au nom même du Christ dont il était la figure:

 

" Ma chair reposera dans l'espérance: parce que vous ne laisserez pas, ô mon Dieu, ma vie sous le joug de la mort; vous ne permettrez pas que votre Saint connaisse l'horreur de la corruption" .

 

 

 


Rédigé par r.p. Ollivier OP

Publié dans #spiritualité

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