monstra te esse Matrem.

Publié le 5 Février 2010

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Plena gratia, plena Deo, plena gloria, ora pro nobis,

vous nous transportez au ciel et brisez les chaînes de la mort .




"Tout est beau dans la Création, tant que le péché ne l'a pas gâtée, et tout nous parle de Dieu. Mais est-il dans la nature quelque chose qui manifeste mieux la tendresse divine que le coeur d'une mère, d'une mère qui a conscience de sa vocation et qui la remplit, d'une mère vraiment chrétienne? Mais vous, ô Marie, vous êtes Mère parfaite; non seulement vous êtes le modèle des mères chrétiennes, mais vous êtes la mère du Christ.

 

Monstra te esse Matrem.

 

Montrez-vous notre Mère. Faites-nous voir, faites-nous sentir que vous êtes notre Mère, et quelle Mère vous êtes pour nous."

 

Dom Roy

 

Vous êtes, ô Souveraine, la maîtresse de la douceur, le modèle de la bénignité, la régle de la modestie, la forme de la mansuétude. Vous êtes plus élevée que le ciel, plus profonde que l'abîme ; vous avez porté dans votre immaculé sein le Dieu que le monde ne peut contenir. Vous avez réparé les dommages causés par la premiére mère; vous avez trouvé la rédemption pour l'homme perdu. Vous surpassez toute créature en sainteté et en dignité. Par une seule alliance vous unissez le ciel et la terre : Tu caelestia et terrena uno faedere conjungis; vous nous transportez au ciel, et vous brisez les chaînes de la mort.

 

Vous êtes la Vierge royale, ornée des perles des vertus ; vous brillez de la double beauté de l'âme et du corps ; votre splendeur frappe le ciel ; vous attirez tous les regards célestes, tellement que vous captivez le Roi des cieux et le faites descendre sur la terre; vous faites venir le céleste messager jusqu'à vous. Vous concevez en restant sans tâche, vous portez Dieu dans votre sein sans en être chargée, vous enfantez en demeurant vierge ; vous enfantez Dieu en concevant de Dieu ; vous ne connaissez pas l'homme, et vous enfantez le Fils de l'homme; Mère intacte, Mère de celui qui a Dieu pour Père. Le Fils de l'amour paternel est la couronne de votre chasteté; la Sagesse du cœur du Pére éternel est le fruit de votre sein virginal. Vous, Fleur, vous avez produit la Fleur; vous, Vierge, vous avez donné l'Epoux vierge qui est la couronne des vierges. Vous illuminez le monde de l'éclat de vos vertus ; vous éclairez les cœurs de la lumiére de la justice, parce que vous brillez toujours de la splendeur de la grâce et que vous êtes exempte de toute souillure. Vous êtes pleine de grâce, pleine de Dieu, pleine de gloire : Plena gratia, plena Deo, plena gloria. Les lis des vierges vous environnent, les récompenses des vertus vous accompagnent.

 

Reine trés-sereine, Mère sans tache de Dieu, Vierge pure, Vierge sainte, Vierge immaculée, dont nous louons la virginité, admirons l'humilité, nous invoquons votre miséricorde et votre piété; vos parfums sont les dons du Saint-Esprit, qui repose en vous. qui vous éclaire, qui vous embrase de son amour. Votre fruit est éternel, son odeur remplit le monde, sa saveur rassasie les fidéles, sa splendeur éclipse le soleil.

 

Vous êtes brillante en virginité, éclatante en foi et en sainteté, trés resplendissante en céleste fécondité. Vous êtes confirmée dans la foi, enflammée de charité, élevée par l'espérance, sobre et modeste par la tempérance, énergique par la force, trés équitable par la justice, trés discrète par la prudence.

 

Vous êtes le char de Dieu, et vous portez eu votre sainte âme le Dieu tout puissant, et le Seigneur Jésus-Christ dans vos saintes entrailles.

 

Vous êtes aussi le char d'Israël, et vous supportez avec bonté nos péchés, en nous obtenant l'indulgence et la paix, en nous conduisant dans le chemin du paradis. O ma Souveraine, la consolation de mon cœur, la douceur de mon âme, la révélation de mon esprit, supportez mes vices et mes péchés, mes mœurs dures et mon cœur de fer, dans votre grande miséricorde; que la paix et l'indulgence me soient accordées par vos mérites, que par vous la voie du paradis me soit montrée, et que les portes du paradis me soient ouvertes.

 

St Ildefonse .

 

Sans vous,  ô sainte Princesse, nul n'échappe aux hasards et aux périls de cette vie.

Et qui trouverons-nous qui comme vous protége les pêcheurs et qui tende une main favorable à ceux qui se sont égarés du droit chemin ?

Avec un cœur et un courage maternel, vous avez obtenu le pardon aux pécheurs abandonnés et expédié les affaires de ceux qui semblaient irrémédiablement obligés à la justice de Dieu. Car Il faut de nécessité qu'il consente à tout ce que vous demandez. C'est pour cette raison que l'affligé a son recours à vous plutôt qu'à tout autre, que le malade implore votre assistance, et celui qui est sur le champ de bataille vous oppose à tous ses ennemis. Il n'est rien de si difficile dont vous ne veniez à bout, ni rien de si avancé que vous ne renversiez. Vous cassez les décrets qu'on prétend rendre contre nous; vous arrêtez le courroux de Dieu, les menaces de sa justice et les châtiments qui sont dus à nos péchés ; ...De là vient l'assurance avec laquelle le peuple chrétien recourt à vous en toutes les affaires qui lui surviennent. A cette occasion se multiplient les priéres qui vous sont adressées et les sollicitations qui sans cesse vous sont faites.

Les faveurs que nous avons reçues de vous nous donnent la hardiesse de prétendre toujours à de plus grandes. C'est de quoi les anges s'étonnent, considérant d'une part votre indicible bonté et votre facilité sans pareille, et de l'autre l'inclination du peuple chrétien à recourir à vous en toutes ses nécessités, sans que le respect ou la crainte de votre grandeur puisse diminuer sa confiance. que faire et comment s'empêcher d'aller droit à vous, puisque vous êtes notre espérance immuable, notre meilleur refuge, notre garde toujours veillante, notre sauveur, notre infaillible secours, notre ferme défense, notre mur inexpugnable, notre fort imprenable et notre rempart assuré ; puisque vous êtes la tour et la retraite des assiégés, le port des tourmentés, la bonace de ceux qui ont été battus des vents et des flots, la caution des pêcheurs, l'asile des désespérés, le rappel des exilés, la réconciliation des disgraciés, le rétablissement des condamnés, la bénédiction de ceux que Dieu avait déjà maudits, la rosée de l'esprit languissant et desséché, la Mére à la fois de l'Agneau et du Pasteur, et que vous êtes reconnue publiquement pour celle qui nous procure toutes sortes de biens?


Il est vrai que tout ce qui se retrouve en vous est admirable, tout est plein de droiture et d'équité, et qu'il n'y a rien qui ne soit plus doux et plus agréable que le miel ; mais, au partir de là, votre puissance et vos miséricordes sont incompréhensibles; le ciel et la terre en sont ravis; nul ne les louera jamais selon leurs mérites, elles qui sont plus puissantes pour nous entraîner que le torrent des eaux vives, elles qui sont sans comparaison plus nécessaires à notre salut que l'air ne l'est à notre respiration. Aussi, pour vous dire tout en un mot, si nous vous avions une fois perdue, nous abandonnerions l'espérance du bonheur éternel que la foi nous fait désirer; mais comme ici nous espérons par vous et en vous, de même nous attendons d'en jouir avec vous, et c'est le comble de nos souhaits.

 

 

 

saint Germain, patriarche de Constantinople.

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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