ND de fatima, priez pour nous.

Publié le 12 Octobre 2013

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" la Sagesse... n'est pas maniestée à la multitude, mais dans ceux à qui elle est connue, elle demeure jusqu'au jour de la vision de Dieu."

 

(Eccl. VI,23)

 


 

 

 

 

LE ROSAIRE , une dévotion toute française. 

 

Le Rosaire, en effet, n'est pas seulement une dévotion catholique, c'est une dévotion particulièrement francaise; c'est pour nous une dévotion éminemment nationale.

 

Il a pris naissance en France au XIIIème siècle. Une hérésie formidable, qui attaquait le christiannisme dans ses fondements, niait la divinité du Christ et la maternité divine de Marie, rejetait toute croyance au surnaturel et proclamait comme dogme la doctrine absurde et désolante de la fatalité, le manichéisme, régnait dans tout le midi de la Gaule.

 

Dieu aurait pu nous abandonner à nous-mêmes, nous laisser courir les chances de notre impiété, et nous laisser descendre aux abîmes où conduit infailliblement la perte de la foi; mais il se laissa toucher par les prières de la très-sainte Vierge, et permit à sa Mère de nous sauver. Marie pour accomplir cette oeuvre de salut, suscita saint Dominique. Elle le tira providentiellement de son pays, l'amena à Toulouse, boulevard et capitale du manichéisme, afin de le rendre témoin des désastres causés par l'hérésie; et quand l'apôtre, touché du malheur de tant d'hommes qui vivaient sans Christ et sans Dieu en ce monde, cherchait le moyen de rendre Dieu à ces âmes, la Vierge lui dit:" Va, et prêche mon Rosaire". Prêche mon Rosaire: mets sur les lèvres de ce peuple les trois grandes prières de l'Eglise, celles qui possèdent la plus grande puissance et arrivent le plus directement au coeur de Dieu: le Pater, que mon divin Fils a enseigné aux hommes;

l'Ave Maria, que l'Ange a apporté à la terre; le Gloria Patri, que les élus font entendre éternellement dans la gloire; et mon Fils et les anges, et les bienheureux du ciel reconnaîtront ces prières; ils les rediront avec vous et feront violence au coeur du Dieu riche en miséricorde.

 

Prêche mon Rosaire: apprends au peuple à unir la contemplation à la prière vocale, à arrêter sa pensée sur les grands mystères de l'Evangile, sur mes joies, mes douleurs et mes gloires, afin qu'il sache trouver en Dieu les véritables joies, qu'il regarde désormais le péché comme la cause de toute douleur, et qu'il comprenne qu'on n'arrive à la gloire qu'après les travaux, les combats et les épreuves de la vie.

 

Prêche mon Rosaire: recommande aux chrétiens de ne point se lasser de répéter la même prière, dis-leur que l'amour n'a qu'un mot: en le redisant toujours, il ne le répète jamais. Etends le nombre des Ave Maria au nombre des psaumes de Davide; fractionne ces cent cinquante Ave de mon Psautier en quinze dizaines, et que mes serviteurs récitent ces dix Ave Maria en s'unissant aux dix choeurs d'esprits bienheureux, aux neuf choeurs des anges, et au dixième choeur formé par ceux d'entre les humains qui sont arrivés à la béatitude.

 

Prêche mon Rosaire, et la foi renaîtra dans l'Eglise, et le monde sera sauvé.

 

Tel est, suivant la tradition, le résumé des instructions données à saint Dominique par la Mère de Dieu. Le saint prêcha donc le Rosaire. Il l'établit d'abord dans la petite église de Muret, puis à Toulouse, et dans la plupart des villes du Languedoc. De là cette dévotion rayonna dans toute la France, et en quelques années elle se répandit, portée sur les lèvres de saint Dominique et de ses intrépides Prêcheurs, sur tous les points de notre pays, et conquit partout droit de cité.

 

Voilà l'origine toute française du Rosaire.

 

C'est au Rosaire que nous devons le réveil de la foi en France, l'élan imprimé tout-à-coup au XIIIème siècle à la piété de nos pères, les oeuvres merveilleuses qui s'accomplirent en ce temps-là sous l'inspiration de la religion ces institutions, ces monuments, peut-être même ces cathédrales gothiques, la gloire du moyen âge et l'orgueil de notre pays.

 

Le Rosaire avait donc germé et pris naissance sur notre sol, c'était une oeuvre incontestablement française; mais comme saint Dominique, qui en était l'auteur, était Espagnol, il plut à Marie de donner à cette glorieuse dévotion comme un second baptême, et de la marquer au front une fois de plus du sceau de notre nationalité.

 

Pendant près de deux cents ans, le Rosaire fut en honneur dans l'Eglise; il avait été accueili partout comme l'hôte béni des foyers, et on le regardait comme le palladium des familles. Mais au XIVè et au XVè siècle parurent le grand schisme d'Occident et la peste noire, qui divisèrent l'Eglise, décimèrent l'Europe, dépeuplèrent les cloîtres, et furent sur le point de tarir la race de ces infatigables Prêcheurs, qui avaient porté le Rosaire de Marie jusqu'au bout du monde. Par suite du relâchement universel et du silence de ses apôtres, le Psautier de la Vierge, comme on l'appelait alors cessa d'être le Bréviaire du peuple, et disparut peu à peu de ses mains, de son chevet, de sa mémoire et de son coeur.

 

La Vierge Marie permettait cette lamentable décadence et cet oubli de sa dévotion préférée, pour bien prouver au monde que ce n'était point une institution humaine.

 

Quand elle voulut rendre au Rosaire tout son lustre, tout son éclat et tout son prestige, elle tourna encore ses regards vers la France, chercha parmi les fils de saint Dominique, et suscita du sang et de la race de ce vieux prêcheur un homme qui devait mettre son ardeur de Français et son coeur de Breton à faire revivre la prière aimée de Marie. : il avait nom Alain de la Roche.

 

 

in le Saint Rosaire Père Chéry OP.

 

( post vatican II )


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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