nos rois et le saint Rosaire. (2)

Publié le 6 Octobre 2013

 

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Grâce aux prédications du bienheureux Alain et des Dominicains français, la dévotion du Rosaire s'enracina si profondément dans notre pays, pénétra si bien au coeur de nos pères et devint si populaire, qu'après trois siècles elle est encore debout et a résisté à une longue époque d'incrédulité et de haine, et aux désastrers d'une révolution qui a changé la face de la terre.

 

Elle est toujours française, plus française que jamais; les confréries érigées en son honneur sont de beaucoup les plus nombreuses, ...

 

Ce qui a préparé ce mouvement et jeté le germe de cette piété dont nous recueillons les fruits, c'est la Sorbonne. La Sorbonne a eu ses heures de surprises et ses jours d'illusion; mais elle n'en a pas moins mérité d'être l'oralcle de la science théologique en notre pays.

 

Or la Sorbonne a fait pour le Rosaire ce qu'elle n'a fait pour aucune autre confrérie; elle lui a délivré des lettres patentes, l'a pris sous sa protection, et en a recommandé la pratique à tous les fidèles de France. Nous avons eu même en France, dans les murs de Paris, un spectacle qui ne s'est pas rencontré ailleurs; c'est un ordre religieux se vouant exclusivement à la dévotion du Rosaire, et consacrant le jour et la nuit à sa récitation. Cet ordre, fondé en 1645 par Anne d'Autriche, portait le nom d'Ordre du collier céleste du Rosaire.

 

Ce qui explique mieux que tout le reste comment l'oeuvre de saint Dominique est devenue une oevre toute française et comment elle a jeté de si profondes racines au coeur de notre pays, c'est qu'elle y a toujours trouvé d'augustes patronages, et qu'elle a été accueillie avec honneur par nos princes et nos évêques.

 

Blanche de Castille fut initiée à la dévotion du Rosaire par saint Dominique lui-même.

 

Elle était stérile, et après douze ans de mariage elle n'avait pas encore de fils. Le saint lui conseilla de recourir à Notre-Dame du Rosaire, et la Vierge Marie, touchée par les prières de la pieuse reine, lui accorda dans saint Louis un fils qui fut l'honneur de la France, le modèle des rois, le type le plus admirable de la chevalerie, le plus grand politique et un des plus grands capitaines du moyen âge. Ce prince eut toute sa vie une tendre dévotion pour le Rosaire, et il y resta fidèle jusqu'au milieu des soucis du gouvernement et des fatigues de la guerre<.

 

Charles VII marcha sur ses traces; il avait continuellement l'Ave Maria sur les lèvres.

 

Louis XI est resté célèbre par sa grande dévotion à Marie; il portait ostensiblement le chapelet à son cou ou à son chapeau, et, en signe de son amour pour la Reine du très saint Rosaire, il lui légua son coeur et ses biens.

 

Louis XIV fut, comme Louis IX, l'enfant du miracle; il vint au monde au jour et à l'heure où l'on faisait la procession du Rosaire, pour obtenir l'heureuse naissance d'un prince. Il garda une profonde reconnaissance, et il ne passait pas un seul jour sans égrener le chapelet qu'il tenait de sa mère.

 

En ce temps-là, il y avait au palais de nos rois une bien touchante coutune: lorsqu'un enfant de France venait au monde, on mandait au Louvre le Père directeur de la confrérie du Rosaire pour inscrire sur les registres le nom du jeune prince, et un religieux dominicain était chargé de réciter tous les jours le chapelet, jusqu'à ce que l'enfant fût en âge de le réciter lui-même.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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