oraison à la ste Tunique.

Publié le 6 Mars 2010

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Mon Seigneur et mon Dieu! ô vous dont la vertu s'est déployée dans la guérison des malades, vous qui avez redressé les boîteux, rendu la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds et la parole aux muets; vous qui avez guéri les infirmités les plus affligeantes par le seul attouchement de votre Tunique; persuadé de votre éternel pouvoir sur la vie et sur la mort, humblement prosterné devant cette Tunique sacrée qui couvrit autrefois votre humanité sainte; pénétré de la foi la plus vive,, de la confiance la plus entière et de l'amour le plus tendre, j'ose vous adresser la prière des soeurs de Lazare, justement alarmées de l'état de leur frère: Seigneur, vous dirai-je avec elles, celui que vous aimez est malade.
Ayez pitié de moi, ô Jésus! selon votre grande miséricorde. Jetez un regard paternel sur votre enfant: si vous voulez vous pouvez me guérir.
Exaucez mes voeux et faites que j'éprouve l'heureux effet de votre toute-puissance.
O  souverain Maître de la nature, dites-moi comme au lépreux: je le veux, soyez guéri.

Mais, Seigneur, je sais que toutes les infirmités humaines ont leur source dans le péché. Puis-je donc vous demander la guérison de mon corps, sans vous supplier de m'accorder aussi la guérison des maladies de mon âme?

O Jésus! fils de David faites que je voie.. mes péchés et votre bonté, mes ingratitudes et votre amour, votre justice et votre miséricorde.
O charitable Mèdecin! guérissez ma surdité: faites que je vous entende et que j'écoute avec docilité les leçons de votre Evangile; ne permettez plus que je sois sourd à vos divines inspirations, ni aux remords de ma conscience.

O mon Créateur! déliez ma langue, depuis si longtemps muette; faites qu'elle chante désormais vos loouanges: que ma voix défende votre Loi sainte, méconnue et violée; que je parle distinctement, pour confondre les projets désastreux de l'impiété et de l'irréligion.

O mon Rédempteur! vous avez redressé une femme, qui, depuis dix-huit ans, était courbée vers  la terre. Comme elle, hélas! je suis fatigué de mon état. Toujours courbé vers la terre, je ne vois que les avantages et les richesses de la terre, je ne poursuis que les plaisirs et les voluptés de la terre. O vous qui êtes le bon Pasteur! éclairez mon esprit, touchez mon coeur; faites que mes soupirs s'élèvent désormais jusqu'à vous; accordez-moi de contempler le céleste héritage de vos élus, et de découvrir de loin cette éternelle patrie dont je veux faire à tout prix la conquête.

O mon tendre Père! secondez mes faibles efforts; aidez-moi à marcher et à parvenir enfin jusqu'à vous; distinguez-moi de la foule qui vous environne, et si vous daignez guérir les infirmités de ce corps, qui bientôt ne sera plus que cendre et que poussière, ah! je vous en conjure, à ce premier miracle ajoutez-en un second plus excellent encore: guérissez, ô mon Dieu! toutes les plaies de mon âme, par la grâce d'un sincère repentir; convertissez mes yeux en sources de larmes, et donnez-moi les dispositions de ce paralytique de l'Evangile, à qui vous fites entendre autrefois ces paroles consolantes: Mon fils, ayez confiance, vos péchés sont remis.

Ainsi soit-il.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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