Qui nous fera voir le Bonheur ?

Publié le 15 Mars 2011

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C’est, peut-être la question que nous nous posons. C’est une question fondamentale qui existe dans notre vie quotidienne. Question parfois cachée au fond de nous. En entrant dans le carême, les chrétiens peuvent se poser ouvertement cette question. Et j’ose donc la poser, oui : « qui nous fera voir le bonheur ?»

 

Mais le bonheur durable, renouvelable, (pour utiliser des adjectifs modernes) autrement dit le vrai bonheur, celui qui est fait pour l’homme et pour lequel l’homme est fait. Car, effectivement, l’homme est fait pour le bonheur. Il tend au bonheur. Mais qui lui montrera le vrai bonheur ? Profitons alors du carême, c’est le moment favorable de se plonger dans la Bible, une bonne lecture de l’Evangile de saint Matthieu (par exemple) va permettre de répondre à cette question.

 

Car au fond, comme le disait saint Augustin, notre cœur ne peut trouver le bonheur qu’en Dieu : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi ». Notre expérience montre que le vrai bonheur n’est pas dans la vie matérielle, la possession de biens, d’argent, de trésors car tout cela ne fait que passer et ne sont que des bonheurs d’un jour, d’un temps qui peuvent s’en aller si vite ! Et si le carême nous permettait de faire un point sur notre vie, notre soif du bonheur ?

 

Les médias ne parlent guère du carême, ni de son début ni de sa fin, et encore moins de rappeler vraiment ce que c’est. Ils estiment que cela fait partie de notre culture et que tout le monde connaît le carême. La Commission Européenne a déjà dit cela à propos du fameux agenda européen 2011 distribué aux Lycéens dans lequel ne figuraient pas les fêtes chrétiennes. Allons, soyons sérieux et réalistes ! Le carême n’est pas beaucoup connu aujourd’hui si ce n’est par des idées anciennes ou vagues. Pourtant c’est un temps particulièrement important dans la vie chrétienne. Il est bon de le rappeler au moment où nous entrons dans ce temps.

 

 

 

Chaque année, le mercredi des cendres[1] ouvre le temps du carême. Quarante jours où les chrétiens apprennent à changer leur cœur en se préparant aux fêtes pascales[2].

 

Durant ces jours, une place plus grande est accordée à la prière et à la pénitence ainsi qu’aux bonnes actions. Cela ne veut pas dire que tout cela s’arrêtera à la fin du carême. Au contraire ! Ce temps est un entrainement pour mieux vivre en chrétien et donc se rapprocher de Dieu. Il n’est donc pas question d’arrêter nos bonnes actions à la fin du carême. En réalité le carême dure 46 jours mais les temps d’exercice du carême est de 40 jours. En effet, les dimanches ne sont pas comptés car on ne fait pas carême ce jour qui est consacré au Seigneur. La semaine sainte est la dernière semaine de carême, elle commence par le dimanche des rameaux ou l’on béni du buis pour acclamer le Christ comme l’ont fait les foules à Jérusalem. Ce temps s’achève avec la nuit de Pâques. (samedi saint)

 

 

 Prier, jeûner, offrir

 

Le jour des cendres et le vendredi saint l’Eglise nous invite à jeûner, c’est à dire à nous abstenir de manger à l’un ou l’autre repas. Cette invitation est faite à tous (sauf raison de santé) de 14 à 60 ans. Il signifie notre union au Christ mort. Nous demeurons alors dans l’attente de sa résurrection. Nous exprimons par notre jeûne notre désir de conversion. Nous sommes invités à offrir ce que nous aurions mangé à un pauvre. Le jeûne et la privation permettent d’apprendre la maîtrise de soi. Les autres vendredis, on s’abstiendra de manger de la viande. Mais on peut choisir de se priver d’autre chose.

 

Nous nous donnons aussi davantage à la prière car celle-ci nous rapproche de Dieu. C’est le moyen efficace pour nous aider à vivre une véritable conversion. La conversion nous permet d’ouvrir notre cœur à Dieu et à nos frères. Durant ce temps, il nous est profitable aussi de recevoir le sacrement de la Réconciliation (se confesser). C’est utile de se poser, de faire le point sur sa vie et de présenter tout cela à Dieu pour obtenir le pardon. Et nul n’est trop pécheur pour ne pas obtenir le pardon de Dieu.

 

Ce temps du carême est aussi un temps où l’on est plus attentif aux autres en cherchant à aider notre prochain, en développant notre générosité par le partage et le don, en essayant de corriger nos défauts, rappelons nous cette parole « c’est sur l’Amour que nous serons jugés » et gravons en nous cet unique commandement de Dieu « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». (Jn13,34) Notre Dieu n’est qu’Amour et Miséricorde et il veut que nous soyons comme Lui « A ceci tous vous reconnaitront pour mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». (Jn 13,35) En parcourant l’Evangile ne nous trouverons rien d’autre que cet appel à aimer. Dieu nous demande de nous éloigner du mal, de la haine, de la vengeance : « éloignez-vous de moi vous tous qui faites le mal » dira Dieu lors du Jugement dernier. (Mt 25,31)

 

Rendre service, offrir de son temps, aider, … bien des possibilités nous sont offertes pour améliorer nos vies et celles de notre entourage. Le temps du carême est un temps d’entraînement. Nous apprenons à nous discipliner, à modérer nos désirs, nos paroles. Nous prenons le temps de lire l’Evangile et de nous y conformer.

 

 

 

VIVRE LE TEMPS DU CAREME

 

Pour mieux vivre ce temps d’action, de partage… il nous faut prendre des forces spirituelles. Le Christ nous les donne en abondance[3].

 

Ainsi nous pouvons prier, vivre la Messe, recevoir le sacrement de Réconciliation , un vrai régime de carême qui allègera notre âme, notre cœur, notre conscience… et notre corps…

 

 

 

Je vous souhaite un bon carême, ouvert sur Dieu, sur votre prochain, vers ce bonheur promis, durable et profond !

 

 

 

[1] Cette année le 9 mars.

 

[2] Jeudi et vendredi saints ainsi que pâques.

 

[3] Offre non soumise à condition

 

 

père Dominique Nancy.

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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