saint Joseph.

Publié le 1 Mars 2010

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misericordias Domini in aeternum cantabo !

 

 

 

 

Jacob engendra Joseph, époux de Marie, de laquelle est né Jésus. (Matt. 1.)

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  0 grand saint Joseph, digne entre tous les Saints d'être vénéré, aimé et invoqué, tant pour l'excellence de vos vertus que pour l'émincnce de votre gloire et la puissance de votre intercession, moi N..., en présence de Jésus qui vous a choisi pour Père, et de Marie qui vous a accepté pour Epoux, je vous prends aujourd'hui pour mon avocat auprès de l'un et de l'autre, pour mon protecteur et mon Père : je me propose fermement de ne vous oublier jamais, et de vous honorer tous les jours de ma vie. Daignez donc,  je vous en conjure, daignez m'accorder votre protection spéciale, et m'admettre au nombre de vos dévoués serviteurs. Assistez-moi dans toutes mes actions, soyez-moi favorable auprès de Jésus et de Marie, et ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort.

Ainsi soit-il.

 

 

Il est, mes frères, dans les fastes sacrés de l'Église, des saints dont les prérogatives sont si sublimes, le mérite si éminent, qu'il n'est pas donné à la parole humaine de pouvoir en expliquer l'excellence et la vertu : « La louange languit auprès des grands noms, » et le silence de l'admiration est la seule ressource de notre faiblesse.

 

Mais, pour suppléer à l'insuffisance d'une langue déchue, le ciel jaloux de proclamer la gloire de ces illustres serviteurs de Dieu, se charge lui-même de relever leur grandeur et de faire leur panégyrique. Ainsi, notre divin Maître a exalté la sainteté de son Précurseur dans des termes magnifiques. Ainsi, l'Esprit-Saint a caractérisé en deux mots les prérogatives incommunicables du glorieux patriarche, dont nous célébrons en ce jour la pieuse mémoire : .Joseph virum Mariae de qua natus est Jesus. Joseph était l'époux de Marie et le père de Jésus !

 

Jésus et Marie sont les deux chefs-d'œuvre de la toute-puissance divine, et Joseph est choisi de Dieu pour être le protecteur et le guide de la Reine du ciel ; le tuteur et le père nourricier du Verbe incarné; le gardien du Créateur des mondes !

 

Quand je médite ces choses, mes frères, quand je pense au bonheur de saint Joseph, je n'ai point de paroles pour exprimer l'étonnernent que me cause la vocation de ce saint patriarche, à qui Dieu lui-même daigne confier les plus précieux trésors du ciel et de la terre.

 

Ne nous plaignons donc plus du silence des évangélistes au sujet de saint Joseph. Ne suffit-il pas qu'ils nous apprennent ce qu'il est à Jésus et à Marie, pour nous donner une idée sublime de ses qualités et de sa gloire ? Heureux serviteur, par votre fidélité à répondre à ces faveurs signalées, vous avez mérité d'avoir Dieu lui-même pour panégyriste et d'être appelé juste par celui qui découvre des taches dans les intelligences des cieux, et à qui seul appartient de juger de la vertu, d'apprécier le mérite !

 

Le Seigneur, dit saint Grégoire de Nazianze, a réuni en Joseph comme dans un soleil tout ce que les autres saints ont ensemble de lumière et de splendeur.

 

 Quand les évangélistes, mes frères, pour satisfaire notre pieuse curiosité, nous auraient fait un ample récit de la vie et des miracles de saint Joseph, que serait-ce en comparaison de ces illustres noms d'époux de Marie et de père de Jésus qu'ils lui donnent : Virum Mariae de qua natus est Jesus, noms qui seuls valent mieux que tous les autres titres, et qui renferment ce qu'on pourrait dire de plus admirable en son honneur?

 

En effet, Joseph est destiné, par l'adorable Trinité au plus sublime ministère qu'un simple mortel puisse jamais exercer. Il est cet homme choisi entre mille qui doit coopérer avec Jésus-Christ au grand œuvre de la rédemption du monde, et conduire heureusement sur la terre les projets éternels formés dans le ciel par la sagesse divine.

 

Car l'Incarnation du Verbe, telle qu'elle avait été conçue dans les conseils du Très-Haut, ne pouvait s'exécuter et s'accomplir pleinement sans le secours et la médiation de Joseph, parce que, selon la remarque des saints Pères. l'honneur de l'auguste Marie et celui de Jésus-Christ, exigeaient que la naissance miraculeuse du Fils de Dieu fût cachée sous le voile sacré d'un mariage ordinaire, jusqu'au moment où ce Fils, né véritablement d'une Vierge, prouvât d'une manière invincible, par la voix des miracles, qu'il était bien le Messie, le Désiré des nations annoncé par tous les prophètes, comme devant naître d'une vierge.

 

Or, mes frères, Joseph est ce serviteur prudent et sage qui sert comme de second au Tout-Puissant, pour conduire heureusement à son terme ce grand œuvre d'où dépend la rédemption du monde.

 

Il est ce nuage mystérieux qui doit envelopper le tabernacle de la nouvelle alliance, et sans lequel la gloire du Seigneur ne serait pas descendue dans le sein immaculé de Marie. Il est cet arbre toujours vert, toujours revêtu d'un épais feuillage, à l'ombre duquel peut croître en assurance le noble rejeton de la tige de Jessé. Joseph est ce juste par excellence qui doit allier dans sa personne là pureté des anges à l'auguste qualité d'époux de Marie, et devenir, par l'éminence de sa vertu, le dépositaire de la chasteté même, le gardien d'une Vierge devenue l'épouse de l'Esprit-Saint.

 

Sublime ministère confié à Joseph par Dieu lui-même, union toute céleste dont la virginité a comme formé le lien sacré entre deux âmes pures et indépendantes des corps d'argile qu'elles habitent. Ainsi une vigne vierge se marie et s'unit à l'ormeau qui la défend de la violence des vents, et la protége contre les trop vives ardeurs du soleil, sans cependant la rendre féconde, ni contribuer aux fruits délicieux qu'elle porte.

 

Céleste union, en vertu de laquelle Joseph devient le chef de la sainte Famille, et en quelque sorte le supérieur de Marie par l'autorité personnelle qu'elle lui confère : Noli timere accipere Mariam conjugem tuam.

 

Puisqu'il est vrai, mes frères, que Joseph est l'époux de Marie, ne devons-nous pas croire qu'il a été prévenu et inondé des plus précieuses bénédictions du ciel? Ce Dieu dont toutes les œuvres tendent à leur fin par des voies aussi remplies de force que de douceur, a dû donner à Marie un époux digne de contracter une si étroite alliance avec celle qui devait être la Mère de son Fils unique.

 

Il me semble voir les trois personnes de l'adorable Trinité tenir conseil, comme lorsqu'il s'agit de créer l'homme, et se dire entre elles : Appliquons-nous à former pour Marie, un aide qui lui soit semblable : Faciamus ei adjutorium simile sibi. Qu'il soit digne de partager l'existence de cette Vierge incomparable dans laquelle vont être opérées de si grandes choses !

 

Quelle source abondante de grâces et d'honneur pour Joseph dans cette ressemblance et cette union avec la plus pure des créatures? Le ciel, qui les avait créés l'un pour l'autre, s'appliqua à les rendre semblables en toutes choses. C'est sur ce principe indubitable que je fonde toutes les grandeurs de saiut Joseph. Car il est certain qu'un Dieu infiniment sage proportionne toujours les moyens à la fin qu'il se propose, et les grâces aux emplois qu'il confie. ISe devons-nous pas en conclure qu'il donna à notre saint patriarche toutes les qualités qui devaient le rendre digne de devenir l'époux de Marie, la plus sainte et la plus parfaite de toutes les créatures ?

 

Jugez-en par vos propres sentiments, mes frères, si Dieu, vous communiquant sa sagesse et ses lumières infinies, vous avait confié le soin de choisir un époux à Marie son auguste Mère, à cette Vierge incomparable dont l'Esprit-Saint s'est fait une colombe fidèle, ne lui eussiez-vous pas donné le plus grand, le plus élevé de tous les saints ?

 

Ainsi l'on peut croire avec le docte et pieux Gerson que la grâce qui prévint et sanctifia Joseph dans le sein de sa mère, éteignit en lui la concupiscence, et lui inspira la pensée de se consacrer a Dieu par le vœu de chasteté.

 

Puisque Joseph avait été choisi par le ciel pour être l'époux de Marie, disons avec saint Bernardin qu'il fallait qu'il fût comme elle doué d'une humilité à toute épreuve, d'une charité ardente et d'une pureté angélique.

 

Quand Jésus-Christ fut sur le point d'expirer sur la croix, il recommanda sa Mère au plus cher et au plus chaste de ses disciples, et il eût cru profaner une Mère Vierge en la confiant à un autre qu'à un homme vierge : Virginem Matrem, dit saint Jérôme, virgini commendavit.

 

Le Père éternel n'a pas traité Marie avec moins de circonspection. Quand il voulut lui donner un aide en ses travaux, un consolateur en ses peines, un appui sur la terre, il choisit un homme vierge, et il confia la plus pure de toutes les femmes au plus chaste de tous les hommes : Virginem Matrem virgini commendavit.

 

Marie peut donc s'écrier avec plus de vérité que l'Épouse des cantiques : Mon bien-aimé est choisi entre mille : Dilectus métis ex millibus electus.

 

Mais si Joseph possédait tant de vertus éminentes quand il fut uni à Marie par une si sainte alliance, combien durent-elles s'accroître dans la société de cette auguste Vierge qui devait achever de sanctifier son époux et le rendre le plus illustre saint de l'Église ! Car, si la seule vue d'une image de Marie suffit pour inspirer l'amour de la pureté, si la présence de cette auguste Vierge opéra tant de prodiges dans la maison de Zacharie, si par sa parole elle donna la grâce à saint Jean, lui avança l'usage de la raison et lui communiqua l'esprit de prophétie avec tant d'abondance qu'il passa jusqu'à la personne de sa Mère, quelles salutaires impressions ne dut pas faire la conversation de Marie dans l'âme de saint Joseph, pendant qu'elle portait le salut du monde dans son chaste sein ! quelles vives lumières ne répandit-elle pas dans l'esprit de son époux ! quelles saintes ardeurs dans sa volonté ! Plus heureux que les autres hommes, saint Joseph s'unissait à Dieu par Marie, et en aimant son Épouse il aimait la Mère de son Dieu. Tout en elle lui inspirait des sentiments de piété. Ses paroles l'élevaient à Dieu, ses regards le sanctifiaient, sa modestie réglait toutes ses actions, sa beauté angélique embaumait son cœur des plus chastes affections.

 

Le buisson ardent qui brûlait sans se consumer et qui faisait dire à Moïse : J'irai et je verrai ce grand prodige, figurait le miracle de vertu opéré dans l'union de Marie et de Joseph prédite par le législateur des Hébreux, d'après l'interprétation des docteurs de l'Église : Benedictio illius qui apparuit in rubo veniat super caput Joseph.

 

Joseph a donc mérité de devenir l'époux de Marie, et, par une conséquence nécessaire, il est donc vrai, qu'il est le père de Jésus. Cette seconde prérogative, toute grande qu'elle est, n'est cependant qu'une suite de la première.

 

Joseph est le père du Sauveur du monde parce qu'il est le maître de la divine Mère qui l'a enfanté ; et de même que les fleurs et les fruits que le soleil produirait sur une terre vierge appartiendraient à celui qui en serait le propriétaire, ainsi le divin Enfant conçu dans le chaste sein de Marie par la seule opération du Saint-Esprit appartient à Joseph, qui est le maître de ce jardin fermé dans lequel a germé la Fleur des champs et le Lys des vallées.

 

Les docteurs de l'Église n'ont point fait difficulté de donner à saint Joseph le titre de père de Jésus-Christ, après lui avoir donné celui d'époux de Marie. Et saint Augustin, reconnaissant que les alliances de l'esprit sont plus solides que celles du corps, pense avoir suffisamment conservé à saint Joseph la qualité de père de JésusChrist, quand il a montré qu'il la possède au même titre que celle d'époux de Marie.

 

Mais pourquoi, mes frères, recourir à la raison et à l'autorité des docteurs pour établir une vérité que nous trouvons clairement exprimée dans l'Écriture ? ne voyons-nous pas en effet dans les saintes lettres, Marie dire à Jésus, en parlant de Joseph : Votre père et moi, nous vous cherchions avec empressement? quelle bouche plus pure l'Esprit-Saint pouvait-il choisir pour nous expliquer ce mystère ?

 

Confessons donc, mes frères, que, comme Marie demeurant vierge est épouse de Joseph et mère de Jésus, Joseph aussi, sans blesser la pureté de Marie et l'honneur de Jésus, est l'époux de l'une et le père de l'autre.

 

Que toute grandeur créée s'efface et disparaisse devant le titre ineffable de père de Jésus !

 

Rois, prophètes, patriarches, apôtres, quelque grands que vous paraissiez à nos yeux, il y a néanmoins autant de différence entre vous et le père de l'Homme-Dieu, qu'il y eu a entre le soleil et ces faibles étoiles dont Ja lumière vacillante arrive à peine jusqu'à nous.

 

Grâce à la miséricorde du Seigneur, les martyrs, les vierges, les confesseurs se comptent par milliers dans le ciel de l'Église, tandis qu'il n'y a, dit saint Basile, que l'auguste titre de père de Jésus que Joseph ne partage ni avec les anges, ni avec les saints. Ici, mes frères, l'imagination se perd, l'esprit se confond à la vue de tant de grandeur. Saint Joseph partage l'éminente qualité de père de Jésus avec Dieu lui-même, et, sans cesser d'être vierge, il a le bonheur d'être père de Celui que le Père céleste engendre de toute éternité dans les splendeurs des cieux.

 

Père Huguet

 

Mariste.

 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Olivier 02/03/2010 00:09


Pourquoi tant de merci? on peut en savoir la raison?


philippe 02/03/2010 00:12


on peut dire merci pour toutes occasions, une guérison intérieure, ou extérieure..un bienfait obtenu: on a gagné au
loto !
 on peut dire merci toujours pour tout, des retrouvailles, être sûr d'avoir eu une grâce spéciale par exemple les choix ne manquent pas ou pas obligatoirement pour soi pour quelqu'un qu'on
aime!